Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

samedi 12 avril 2014

Enfin en librairie…ou presque !

Depuis ce matin 12 avril, il est enfin livrable dans toutes les bonnes et même les mauvaises librairies de France et de Belgique. Vous pourrez même le commander directement ICI.
Son titre ? LA PIERRE DE SANG. Chez Corsaire éditions dans sa collection "Pavillon noir" qui publie également les deux précédents : Affaires étranges au quai des Orfèvres et Sans Tête
C'est aussi un polar ésotérique qui débute dans un petit musée parisien que je connais très bien ! Puis il vous propulsera dans l’espace-temps sur la route de Paris à Nantes en 1792.

Vous y croiserez même quelques personnages historiques qui ne le sont pas encore. Le chemin vers la Vérité sera long et semé d’embûches et de fil en aiguille il se terminera là où il avait commencé, de nos jours avec l’éradication d’une secte satanique, élimination définitive ? C’est Fabienne Quinot mon héroïne préférée qui mène une fois de plus l’enquête. 

vendredi 4 avril 2014

Premier parti de France

« Désormais nous sommes le premier parti de France » entends-je dire par certains triomphalistes à la mauvaise foi étincelante. Je crois qu’ils oublient l’autre parti, le plus important, celui qui en réalité remporte les élections,  celui des abstentionnistes (36.3%). C’est lui le premier parti de France et tous les ans il gagne des non-voix ! Depuis mes 21 ans je vote (oui je sais ça donne mon âge) et je n’ai loupé aucune élection qu’elle soit municipale, législative ou présidentielle. Même si l’on a la conscience politique d’une moule cuite, on vote ! Au premier râleur politique que j’entends, je lui demanderai :
-           Au fait, pour qui as-tu voté ?
-          
-           Ah tu n’as pas voté ! cela te retire le droit à la récrimination, tu as simplement le droit de subir en te taisant, comme en Corée du Nord. Voilà un pays où l’on n’est pas emmerdé par les "votations" ou la pléthore de candidats !
Quand je pense que nous avons fait quatre révolutions (1789-1830-1848-1871) pour ce droit et que bon nombre de Français ont donné leur vie pour ça, j’ai honte !
Que l’on vote blanc pour dire que l’on ne trouve pas son bonheur parmi les candidats, je le comprendrais, mais là je suis triste de cet affligeant record…


lundi 31 mars 2014

L'écriture est comme la marche à pied: moins on y pense, meilleur c'est ! (Madeleine Chapsal)

Pour faire du pain, il faut pétrir la pâte longtemps, très longtemps, puis la laisser reposer pour qu’elle finisse par lèver. L’écriture, pour ma pomme, ressemble au pain. J’admire les écrivains qui vous disent : « Moi je m’oblige à écrire au moins un chapitre par jour de cinq heures du matin à dix heures. Puis je déjeune et m’en vais me promener ». Houah c’est peut-être ça le talent ! Mais pour moi ça ne marche pas comme ça du tout. Pour commencer, tant que je n’ai pas accouché, autrement dit, tant que le précédent livre n’est pas dans les librairies, je ne peux pas remettre "la petite graine dans mon gros ventre".  Mais il est vrai que je suis un "jeune" auteur encore peu expérimenté, enfin disons plutôt débutant, car jeune... L’écriture me vient par jets saccadés, comme un vieux monsieur dont la prostate lui joue des tours. Puis au final après un an ou plus cela commence à ressembler à un livre. Au milieu de mon "Décidément je n’y arriverai jamais" je me dis qu’après en avoir publié quatre, j’arriverai bien à en écrire encore un…

mardi 25 mars 2014

Salon du livre de Paris

Heureusement que l’on ne va pas au salon du livre que pour vendre sa production. Malgré une foule compacte qui vient regarder in vivo les vedettes de la littérature ou les peoples qui publient leurs mémoires, le résultat est décevant. En sortant vers 18 heures je ne voyais pas beaucoup de livres dans les sacs, crise ou manque d’intérêt pour la lecture ? Alors que viennent-ils tous faire au salon ? Se promener au chaud ? Toutefois la partie la plus intéressante se trouve dans les rencontres avec les collègues, les éditeurs et prendre les grandes tendances du marché du livre. Bien-sûr il ne faut pas tenir compte des chiffres annoncés par les "chers collègues" ou alors en retirer 30 %. Les écrivains sont un peu comme les pêcheurs, ils embellissent les prises. Si j’additionne tous les chiffres entendus samedi dernier, ce sont des millions de livres vendus toutes les semaines, mais après tout cela ne fait de mal à personne…


mercredi 19 mars 2014

Après les 3 vagues de corrections, les demandes de modification de la 1e de couverture, puis de la 4e, mon quatrième livre va paraître début avril. La publication d’un roman, fût-il policier, est une aventure. Écrire pour être lu est d’une grande vanité. Comment pourrait-il en être autrement ? Le simple fait de penser que ce que l’on écrit puisse intéresser autrui est présomptueux, mais tant-pis j’assume ! Un livre est comme un enfant qui vient au monde, ses parents se demandent toujours quelle sera sa vie, longue ou courte, riche ou misérable. Même si la plupart du temps le livre est monoparental, son "père-mère" se pose aussi les mêmes questions et c’est vous, lecteurs, qui avez les réponses…
Je serai au salon du livre de Paris sur le stand de mon éditeur "Corsaire éditions"  (A 43) samedi 22 de 14 à 19 h

Si vous voulez vous faire une idée de mes bébés :

samedi 15 mars 2014

France terre de paradoxes...

Si, en Europe, nous sommes le pays le plus révolutionnaire, en réalité nous sommes des "révolutionnaires-conservateurs". C’est une race très spéciale et probablement unique au monde. Quand nous nous faisons peur avec 1789, nous nous précipitons dans les bras d’un empereur en 1804, puis de nouveau dans ceux de deux autres rois. Marre du roi ? Qu’à cela ne tienne, nous refaisons une révolution pour réinstaurer la République qui se transforme, quatre ans plus tard, en nouvel empire…  Aujourd’hui avons-nous vraiment changé ? Après avoir élu un roi-président de gauche, nous faisons tout pour faire revenir le petit roi de droite proscrit. "Reviens chéri tout est pardonné, je te re-aime" enfin presque… Les apôtres de l’ex roi, eux ne sont pas tous du même avis. N’oublions pas que les amis de l’ex roi voudraient bien être roi à la place de l’ex roi ! Alors on déterre une Affaire, toutefois à suivre l’Affaire, puis l’Affaire dans l’Affaire, puis l’Affaire dans l’affaire de l’Affaire qui est dans l’Affaire, Montesquieu en perdrait son persan (pas le chat, non sa langue)! Cependant, souvenons-nous que la démocratie est le pire des régimes politiques…à l’exception de tous les autres !

samedi 8 mars 2014

Père gardez-vous à droite !

Si nous avons la gauche la plus décevante du monde, nous continuons à avoir la droite la plus bête !

Espionner ses propres amis politiques est, depuis Staline, une pratique assez courante. En revanche se faire prendre la main dans le pot de confiote est à mourir de rire. De quoi faire manger son chapeau à l’avocat chargé du rétropédalage.  Le pire dans cette vaudevillesque affaire est la posture du "Buisson ardent". Non seulement il se comporte comme un félon d’opérette, mais de plus il avoue son forfait en portant plainte pour vol de l’objet même de son forfait, ahurissant, non ? Et dire que Vatel s’est passé une épée au travers du corps pour un poisson en retard à la table de Louis XIV ! Ah si le ridicule pouvait tuer, nous serions débarrassés régulièrement d’une partie de la classe politique. Toutefois posons-nous la question : « À qui profite le crime ?... »

dimanche 2 mars 2014

Éloge de l'ennui

Le temps passe trop vite, la vie est trop courte, quoi il est déjà dix heures ?, etc. Que n’ai-je, comme vous toutes et tous, entendu ces phrases. La raison en est que nous vivons trop vite et que chaque instant de notre vie doit être comblé par une activité quelconque. Je vais vous expliquer comment rallonger vos vacances, sans pour autant que votre patron en fasse un caca nerveux.
Posez-vous la question suivante : « Qu’est ce qui passe le plus vite, une heure à faire l’amour ou une heure chez le dentiste ? » Partant du principe qu’en dehors des masochistes, tous opteront pour le temps le plus long est chez le dentiste. Pour vos prochaines vacances, voici la solution.
1)        Choisissez un endroit en France où il ne se passe jamais rien, où la météo est toujours exécrable et le paysage sans intérêt
2)         Installez-vous dans l’hôtel le plus minable de la ville, celui qui est dans la zone industrielle, près de l’incinérateur d’ordures.
3)        Prenez une chambre sans télévision, n’apportez ni radio, ni livre, ni montre.
Au bout de deux jours posez-vous la question de l’heure, vous verrez que la réponse est bien au-delà de la réalité.  Après quinze jours vous vous direz : « Nous devons être samedi ». La réponse du journal, que vous aurez eu gratuitement, sera certainement : « Mercredi ». Ainsi vous avez gagné deux jours de vacances gratos !


La morale de cette histoire : Gardez-vous toujours des moments sans rien faire et contraignez-vous à vous ennuyer, vous verrez comme c’est bon, créatif et comme le temps "ralenti son vol"…   

samedi 1 mars 2014

Vous avez dit vertige ?

Regardez les deux personnages, le premier tout en haut et l'autre sur la flèche, brrrr...

vendredi 21 février 2014

Grrrreu, Zeux jolimpiques poutiniens

Les journalistes sportifs me donnent "envie de balancer des mandales dans la tronche à tout c’qui r’mue" comme le disait ce cher Jean Yanne dans "le permis de conduire". Le pompon en revient à Nelson Montfort que talonnent de près Gérard Holtz et Philippe Candeloro. Nullité abyssale des commentaires, vulgarité du propos, français approximatif, tout y était pour ces J.O. poutinesques. Même si quelques épreuves attiraient ma curiosité, je coupais le son pour éviter les tonnes de platitudes et d’imbécilités débitées par ces nullités patentées. Et puis la semaine dernière, comme nous étions encore dans les tréfonds du classement, ce qui personnellement ne me faisait ni chaud ni froid, tout à coup, MIRACLE ! V’la t’y pas que l’on décroche la timbale mondiale du saut à la perche. Rien à voir avec la poutinerie de Sotchi, mais là les journaleux tenaient enfin du sérieux à commenter, du lourd, du record, du vrai, du mondial en or. Alors fini Sotchi, Renaud Lavillenie remplaçait avantageusement les : « pourtant-il-s’était-bien-entraîné-depuis-quatre-ans-mais-la-neige-n’était-pas-bonne ! ». Même Boubka n’en revenait pas, enfin un Français avait sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue ! Il aurait dû sauter à Sotchi ce garçon ! Et maintenant voilà que BHL s’emmêle, oups pardon, s’en mêle. manque de chance on a raflé plein de médailles depuis, cela fait oublier la pauvre Ukraine mortellement empoutinée…

Pour vous mettre l’eau à la bouche, mon prochain livre La Pierre de Sang sortie prévue fin mars.

dimanche 16 février 2014

Il y a des chefs-d'œuvre si fastidieux qu'on admire qu'il se soit trouvé quelqu'un pour les écrire. Jean Rostand

Cela me fait penser à tout ce que nous avons dû ingurgiter dans notre jeunesse comme littérature rasoir. Heureusement les goûts finissent par changer et progressivement ce que nous trouvions prodigieusement chiant, nous apparaît un beau jour comme un chef-d’œuvre. Inversement je me souviens avoir dévoré, à 25 ans, les  sept piliers de la sagesse  de T. E. Lawrence, le fameux "Lawrence d'Arabie", j’ai voulu remettre le nez dedans il y a quelques années, impossible ! Là aussi mes goûts avaient changé. Ce que j’avais trouvé passionnant était devenu long, long et sans intérêt. Il en va des livres comme des humains, on accroche à un livre comme on accroche en amitié ou en amour, sans raison objective. De plus l’humeur du moment peut faire changer l’envie de lire, hier Proust, aujourd’hui Stieg Larsson  . Bonne lecture à vous…

vendredi 7 février 2014

PROMOTION...

Le mois dernier j’ai perçu mes droits d’auteur pour «Étranges nouvelles » mon premier livre, réédité en ligne chez Le Gaulois nomade. En un an j’ai vendu 21 unités pour un résultat net de 9.06 €, la fortune ! Alors quand on me dit que l’édition en ligne se porte bien (oups !?). À cela une seule raison : Pas de promotion. Il ne suffit pas de mettre en ligne un livre, comme un fil de pêche dans le courant de la rivière, encore faut-il le promouvoir. Ce que je fais avec Corsaire éditions, mon autre éditeur, pour mes livres papier "Affaires étranges" ou "Sans Tête" et prochainement "La Pierre de Sang" à savoir : tournées de libraires, séances de dédicaces, salons du livre, etc. Toutes ces actions finissent à la longue par me maintenir dans la moyenne des ventes françaises (entre 500 et 800/an). Cependant, je ne peux le faire avec des "e-books". De plus les éditeurs en ligne manquent d’imagination. Ils pensent qu’il suffit d’avoir un "e-catalogue" et que les ventes se feront automatiquement. ILS SE TROMPENT ! Le livre papier a donc encore de beaux jours devant lui, il manque pour les livres électroniques une vraie post-production.  Cependant il ne suffit pas d’avoir un nom pour vendre du papier, exemples de gamelles pour l’année 2011 :
-          Noël Mamère, La Malédiction des justes, 362 ventes.
-          Christine Boutin & René Frydman, Les Nouvelles Familles , 261 ventes.

Je sais que ce n’est pas gentil de se moquer de ses petits camarades, mais ça fait un bien fou, niark, niark !...

lundi 3 février 2014

On n’y peut rien c’est l’Europe !

C’est un peu comme dans l’administration où pour une demande de renseignements ou de modifications d’un dossier, la réponse de la préposée est invariablement la même : «  Ah mais monsieur je n’y peux rien, maintenant tout passe par l’informatique, il faut attendre un mois ! ». L’outil a dévoré son créateur. Nous subissons l’Europe plus que nous la vivons. Pourtant cela semblait, sur le papier, un projet magnifiquement romantique. Au bout du compte nous nous retrouvons avec une association de comptables qui alignent par le bas les règlements les plus stupides. De la taille des bananes aux rejets des gaz d’échappement tout passe par l’Europe et ses scribouillards bornés QUE PERSONNE N’A ÉLU ! Mettez un fonctionnaire seul au milieu du Sahara, deux mois plus tard il importe du sable. Bien-sûr les droits d’auteurs ne concernent que très peu de monde en France, mais ne nous y trompons pas, progressivement le monstre réglementariste dévore tout sur son passage. La seule chose que sait faire l’Union, c’est l’Europe des ronds-de-cuir qui s’autoalimentent en normes, règles et codes. Mais à quand l’Europe des femmes, des hommes et des nations ?

samedi 1 février 2014

Appel à la mobilisation pour défendre le droit d’auteur au niveau européen

Le droit d’auteur est menacé au niveau européen. La Commission Européenne a lancé le 4 décembre une large consultation sur le droit d’auteur dont les propositions reviennent à affaiblir ce principe à travers : de nouvelles exceptions, la possibilité de revendre les œuvres numériques, le « fair use » ou encore une durée réduite de la protection. Les opposants au droit d’auteur ont déjà envoyé 2000 réponses allant dans le sens de cette remise en question.


Fin mars, le Collège des Commissaires Européens tiendra un débat afin de décider si le droit d’auteur doit faire l’objet d’une révision ou non. En mai, juste avant les élections européennes, se tiendra un Conseil Compétitivité qui devrait être décisif sur ce dossier.

Le SNE et la FEE vont bien entendu envoyer leur contribution, y compris en se coordonnant avec les autres industries culturelles. Face aux enjeux majeurs de remise en question du modèle économique de l’édition et à la mobilisation massive des opposants au droit d’auteur, il est important et urgent que vous répondiez personnellement à cette consultation ouverte jusqu’au 5 février.
Nous vous invitons à compléter le premier paragraphe de ce courrier-type (en anglais pour faciliter la prise en compte de nos positions lors du dépouillement du questionnaire) afin de vous identifier et de souligner le poids économique de votre maison et à le renvoyer à la Commission Européenne (sous format Word, odf ou pdf) à l’adresse markt-copyright-consultation@ec.europa.eu.
Chaque réponse étant comptabilisée individuellement, nous appelons non seulement chaque groupe et chaque maison, mais aussi chaque responsable de département ou de collection au sein d’une même maison à répondre et à faire suivre autour de vous cet appel à la mobilisation.


Enfin, nous vous encourageons à vous joindre à la signature de la pétition de défense du droit d’auteur lancée par les compositeurs à l’adresse : http://www.creatorsforeurope.eu/en/

Les résultats de cette consultation compléteront les résultats de la plateforme Licences pour l’Europe, à laquelle ont participé le SNE et la FEE et les études commanditées par la Commission et qui commencent àêtre publiées.
Michel Barnier, commissaire européen en charge du droit d'auteur, sera l’invité exceptionnel du Salon du livre le lundi 24 mars à 14h30.

mardi 28 janvier 2014

Lit de roses

Le passage obligé par un établissement hospitalier est un grand moment de bonheur ! Accortes infirmières, médecins expliquant avec forces détails clairs ce que vous avez, vous n'avez plus qu'à vous laisser glisser en vous adonnant à des mains expertes.
Puis vient le moment du réveil. Vous êtes arrivé sur vos deux jambes en pleine sante et deux jours plus tard vous déplacez avec le déambulateur que vous n'attendiez que pour votre 90e anniversaire
Si j'étais une outre avec tous les trous que l'on me pratique tous les jours je ressemblera à un arrosoir
Et comme dit mon petit fils : "Tu vas marcher avec ça ? ,

samedi 18 janvier 2014

Chirurgien affûte ton bistouri !

Collection personnelle 
J’espère que le chirurgien (à gauche) et l’anesthésiste (à droite) qui vont s’occuper de moi le 21 janvier seront aussi efficaces que les deux de cette photo. Ma tête de fémur arrivant à son maximum d’usure, il m’a fallu songer à son remplacement par un joli morceau de titane.  Je serai donc absent pendant quelque temps. Cependant mes doigts n’étant pas concernés j’essaierai de valider vos commentaires et d’avancer mon 5e livre qui sera également un polar, comme les deux actuellement en vente: Affaires étranges et Sans Tête ou les 17 nouvelles de : Étranges nouvelles. Le troisième polar arrivera à maturité chez vos libraires au mois de Mars .  À bien vite de vos nouvelles...
PS: les pubs qui apparaissent ici sont des spams que je dénonce fermement.

dimanche 12 janvier 2014

Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !

C’est ce que dit Le Clézio et voilà exactement ce que je pense. Comment arriver à décrire une idée, un paysage, une action dans une phrase ou deux ? Sans pour autant faire lâcher prise au lecteur. La réalisation est toujours imparfaite. On a beau reprendre la phrase, en changer les mots, le temps des verbes, ce n’est jamais exactement ce que l’on pense. Il faut en prendre son parti et poursuivre. Comme déjà dit dans un article précédent, le lecteur fera sa propre image avec les mots proposés. Cette image sera différente d’un lecteur à l’autre, c’est comme ça, tant-pis ! D’où, pour les auteurs classiques, dans les collèges et lycées des exégèses sans fin sur ce que cachent leurs mots. Si Hugo, Proust ou Mallarmé avaient pensé aux tortures mentales qu’ils infligeraient à nous chères têtes blondes…

samedi 4 janvier 2014

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ?

Demande récurrente des lecteurs qui viennent solliciter une dédicace. Pour faire court, je leur explique que c’est un fait divers qui me met sur une piste afin de trouver l’assassin à ma façon. Et c’est la vérité pour mon 3e livre SANS TÊTE. En fait, pour les autres je n’en sais rien ! Mais il faut bien donner une réponse qui soit un peu originale. La réalité est moins évidente. Un après-midi d’été, lassé de la plage, je me suis installé sur ma terrasse et j’ai tapé sur ma "boite-à-écrire" une phrase que j’avais en tête, une autre s’est enchaînée, puis un scénario m’est venu seulement après avoir commencé. C’est seulement au quatrième paragraphe que je me suis dit : « Il faudrait bien faire un plan ! ». Alors, Je me suis aperçu que la vraie difficulté d’écrire n’était pas de commencer un livre, mais de le terminer. Entre les deux, c’est relativement facile, on se laisse porter par l’histoire et les personnages. Bien qu’en théorie les nouvelles soient plus difficiles à construire en raison de leurs brièvetés, ainsi sont nées mes ÉTRANGES NOUVELLES sans grande idée de méthode. La seule vertu des salons, outre le fait de rencontrer quelques lecteurs, est de confronter, entre collègues, nos méthodes d’écriture. Bien-sûr chacun a la sienne, cependant avec le temps ma propre méthode change, s’affine et surtout après quatre ouvrages l’angoisse de me dire : « Je n’y arriverai jamais » s’estompe.

Comme c’est la saison BONNE ET HEUREUSE ANNÉE à toutes et tous…
Boycottez...

samedi 28 décembre 2013

Une bonne année 2014 ???

Bientôt le début d’une nouvelle année. De gauche, comme de droite, voir des deux extrêmes, les discours sont à peu près les mêmes : « Il faut changer pour retrouver notre place dans le concert des nations ». Pas un seul gouvernant ou candidat, que ce soit : la Walkyrie blonde, Narcozy-le-retour, le "Valseur" ou "L’autre pays du fromage", n’oserait avoir le discours de W. Churchill, pourtant conservateur et réactionnaire : « Je vous promets du sang et des larmes, mais je vous promets la victoire ». Quelle femme ou homme politique pourrait se faire élire en disant : « Nous ne retrouverons jamais les 30 glorieuses, le monde a changé malgré nous, il nous faut nous préparer à régresser, organisons-nous pour le faire dans la solidarité et la fraternité ». Pas politiquement correcte ! Pourtant seul discours à ne pas utiliser la langue en chêne massif. À votre avis combien de fortunes faut-il pour égaler les 500 premières ? Ne cherchez pas, il en faut simplement 4 milliards, dont la 501e et la vôtre ! Triste réalité, le déséquilibre riches-pauvres s’accentue tous les jours. Pendant ce temps la télé-bidet, propose à des jeunes un peu perdus, des modèles improbables. Gourdasses décervelées qui bâtissent des fortunes sur une plastique siliconée en prononçant des paroles devenues sacrées « à l’eau, quoi… à l’eau ! ».
Écrire des polars c’est aussi, pour moi, une façon de dénoncer les dysfonctionnements d’une société livrée sans retenue aux marchands et aux gourous.

Souhaitons-nous donc une année 2014 un peu moins débile que les précédentes, tout simplement…

dimanche 22 décembre 2013

Petite digression sur l’utopie.

Sans utopie le monde serait bien triste, entends-je souvent dire. Méfions-nous toutefois de l’utopie, cette quête d’une société idéale provoqua dans le passé quelques monstrueuses catastrophes. Le nazisme fût originellement une utopie et si l’humanisme ne vient pas sous-tendre l’utopie cette dernière dérive fatalement vers des rivages inattendus. Certes les utopistes du 19e siècle conduisirent au progrès social, en revanche ils apportèrent indirectement l’édification des goulags. Par exemple Charles Fourrier inspira Marx puis, de fils en aiguilles, c’est Staline qui enferma cette belle idée de l'école sociétaire dans les geôles du Kremlin. Les dérives se produisent souvent lors de la prise du pouvoir par les théoriciens. Les peuples opprimés ou désabusés ont tendance, par désespoir ou lassitude, à se jeter dans les bras de ceux qui leur parlent de matins qui chantent et d’Homme nouveau. Même si leurs intentions sont nobles, par inexpérience du pouvoir, l’utopie se transforme vite en idéologie, puis en dictature afin de garder "pure" cette idée d’une herbe plus verte. Depuis quelques temps des odeurs nauséabondes, aux relents d’anciennes idéologies utopiques remontent des égouts de l’Histoire. De plus en plus la parole se libère et ce qu’on lit sur la toile est souvent immonde. Que les Maurras, Brasillach, Drieu-La-Rochelle ne reviennent jamais… Joyeux Noël quand-même !

samedi 14 décembre 2013

« Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens. » Fernand Ouellette

J’en suis là ! Mon prochain bébé doit "sortir" au mois de Mars. Tout est terminé, relectures, corrections, modifications et approbation de la couverture. Le thème général du suivant est encore très flou dans ma tête et je recule le moment où je dois jeter la première phrase sur le papier. Procrastination, paresse ou peur de me jeter dans l’eau froide ? Probablement un peu tout cela en même temps. Pourtant une fois démarrée une histoire est comme une voiture, il suffit que le réservoir d’imaginaire soit bien rempli pour qu’elle me conduise. Là s’arrête la comparaison car souvent ce véhicule, un peu spécial, ne me conduit pas à la destination prévue. De chemins de traverse en routes secondaires, je me retrouve où je n’étais pas sensé aller. C’est de cette façon qu’à la moitié du livre en me relisant je pulvérise cinq ou six chapitres. Avec toutes ces lignes tuées dans l’œuf, il y aurait de quoi écrire au moins deux livres. Écouter son imagination c’est bien, suivre un itinéraire c’est mieux, toutefois encore faut-il lancer le moteur…
Je serai en dédicaces samedi 21 12 chez CULTURA Gennevilliers de 10 h à 19 h

vendredi 6 décembre 2013

L'auteur et son œuvre

Oui c'est moi avec mon auteure
Je vais avoir la fatuité de me citer moi-même ! Dans mon précédent billet je finissais par : « Toutefois il faut toujours garder un voile de mystère entre mensonge et réalité, entre le créateur et sa création » Louis Ferdinand Céline était un parfait salaud raciste et antisémite, pourtant il est l’auteur du "voyage au bout de la nuit", l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française. Karl Orff, compositeur préféré de tonton Adolphe a composé "Carmina Burana". Salvador Dali, peintre de génie était un admirateur de Franco et l’on pourrait aller encore plus loin. Certes si Hitler avait eu du talent, il aurait été admis aux beaux-arts de Vienne, malheureusement pour l’Humanité il était un peintre médiocre, mais un excellent dictateur. Si Napoléon avait été meilleur en cosmologie, il aurait été reçu au concours de sélection pour la croisière de La Pérouse sur L’Astrolabe. Ainsi aurait-il été dévoré par des sauvages, comme le chef de son expédition. De cette façon le massacre de la moitié de l’Europe aurait été évité. Mais voilà ni Hitler, ni Napoléon ne furent des artistes ou plutôt furent-ils les tristes artisans de massacres de masse. Cela dit, on peut être un homme d’honneur, un humaniste et aussi un écrivain de talent. Cependant, même pour les auteurs les plus connus et pour des raisons de marketing, l’auteur doit fusionner son image avec celle de sa création au moment de la promotion de son livre, nécessité fait loi !...

lundi 25 novembre 2013

Écrire c’est presque toujours mentir (Jules Renard)

Ce bon vieux Jules, dont je me sers allègrement pour mes thèmes de billets, a bien raison. Les auteurs sont tous des menteurs ! Cependant il ne dit pas le plus jouissif de l’affaire. Au milieu de cet océan de mensonges, qu’est un roman, c’est d’y placer une île de vérité, ou plutôt un îlot, voir un simple récif. Bien sûr, cela passera inaperçu aux yeux de la majorité des lecteurs, mais quelques initiés souriront. Soit l’auteur leur est si familier qu’ils le reconnaissent, soit le lecteur en est lui-même l’île. De plus, tout bon menteur sait qu’il faut toujours appuyer un mensonge sur une assise de vérité. Les auteurs de polars ne sont pas tous des tueurs psychopathes et alcooliques ou de supers policiers à l’intelligence einsteinienne. C’est l’imagination qui les guide et l’imagination est déjà un mensonge en soi, mensonge que l’on se fait à soi-même. Comme les enfants, l’auteur dit : « On dirait que je serais un tueur de vieilles dames » et hop il étrangle sa belle-mère, pardon Simone mais c’est trop bon !  Toutefois il faut toujours garder un voile de mystère entre mensonge et réalité, entre le créateur et sa création…

mardi 19 novembre 2013

Le must...

Le "Nirvana" pour un auteur est de voir son livre pris comme sujet pour un téléfilm ou un film de cinéma. C’est alors le  "jack pot", ou presque… Outre la manne financière que cela représente et que l’on partage 50/50 avec l’éditeur, c’est aussi le moyen formidable de se voir propulsé sur le devant de la scène. Pour cela, en marge du salon du livre de Paris, la S.C.E.L.F. (Société Civile des Editeurs de Langue Française) publie, chaque année un catalogue d’environ 600 romans, répertoire dans lequel viennent puiser les réalisateurs et producteurs. Bien-sûr ils préféreront toujours un huis clos à deux personnages se déroulant en 2013 à une reconstitution de la bataille de Waterloo. Le moindre changement d’époque, ne fusse que pour l’année 2000, entraîne des surcoûts de production. Malheureusement pour moi, mon prochain polar se déroule entre le 18e et le 21e siècle, rassurez-vous, il ne fera que ~400 pages et, pour l’instant, il mijote chez mon éditeur. Cela dit, j’en ai deux autres contemporains Affaires étranges  ou Sans Tête  et 17 nouvelles étranges ici à produire, avis aux amateurs … 

mardi 12 novembre 2013

Re Grrrreu !

Comme Shrek, je fais mon "grrreu", la saison des prix littéraires  se termine enfin avec celui du Quai des Orfèvres. Vous allez encore me dire que je suis jaloux ? Eh bien OUI je suis jaloux  na ! Je suis jaloux, non pas du prix, mais des ventes, ça oui ! Le 1/10 000e suffirait à mon bonheur. En cette saison, on n’achète pas un titre, ni un auteur, mais un bandeau rouge ou bleu. Quitte à ne pas le lire, où à l’offrir pour Noël faute d’imagination : « Un Goncourt, ça fait toujours plaisir ! » Tu parles ! Offrir un livre c’est faire l’effort de choisir en fonction du goût de l’autre, offrir un livre c’est être sûr qu’il sera lu avec plaisir. Si c’est pour se débarrasser d’une corvée-cadeaux, achetez des chocolats ! Mais voilà la littérature est l’otage de monstres griffus qui se partagent le gros de la carcasse. Les miettes sont laissées aux indépendants. Alors pourquoi ne pas faire chacun son prix ? Puisque les gogos n’achètent que les bandeaux, allons-y ! Mettons tous des bandes rouges sur nos livres avec : « Prix Duglandard du meilleur polar » et hop c’est toujours ça de vendu !


En attendant vous pouvez lire mes livres :

jeudi 31 octobre 2013

Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne. (Colette)

C’est toute la difficulté de l’exercice ! La langue française comprend entre 140 000 et, si l’on inclue les langues régionales, 270 000 mots. Le choix des permutations possibles est donc infini pour décrire une idée, un personnage ou une situation. Chaque auteur, si l’on exclut les odieux plagiaires (non je ne donnerai pas de noms !), doit faire en sorte d’organiser tout cela pour que le lecteur y trouve un intérêt et ait envie de continuer, puis d’y revenir. Mais l’essentiel est de rester cohérent et surtout crédible. J’avais bien pensé au scénario d’une mère élevant une enfant cachée dans le coffre de sa voiture ; mais finalement j’ai abandonné cette idée, la jugeant peu vraisemblable. J’avais même imaginé un personnage petit, assez vilain, végétarien, ne buvant jamais d’alcool, impuissant, affublé d’une moustache et d’une mèche ridicules qui, voulant dominer le monde, l’embrasait dans une guerre sanguinaire faisant près de cent millions de morts ; mais je l’ai abandonné, pas assez réaliste !
Plus sérieusement, la réalité dépasse toujours les imaginations les plus fertiles. Les turpitudes humaines sont hélas sans limite et souvent les mots manquent pour exprimer l’horreur…


Mes petites histoires :

lundi 28 octobre 2013

Oui je sais pour une fois aucun rapport avec la littérature ou l'écriture. Cette photo est prise hier soir, là où je me baignais l'après-midi même ! (St Cyr sur mer). Le retour à Paris est pour le moins venté. Dans l'attente de vous écrire un article un peu plus recherché, regardez le "Bec de l'aigle" qui se trouve à La Ciotat...

lundi 14 octobre 2013

Écrire c'est faire parler sa main.

Que comprendra celui qui lira les lignes que j’écris ? Cette question doit être au cœur de la préoccupation de l’auteur pendant toute l’écriture d’un livre. Si ce n’est pas le cas le livre sera stérile. Si nous écrivons, c’est pour être lu, autrement cela s’appelle un journal intime. Écrire c’est avoir envie de raconter une histoire que l’on aurait aimé lire, toutefois cette histoire doit être comprise. Pour cela il faut, après chaque phrase, se poser la question de la bonne réception du message que l’on souhaite faire passer, non seulement sur la forme mais aussi le fond. Dans le langage parlé, nous constatons quelques fois que le mot choisi est mal compris ou mal interprété, nous reprenons alors sous un angle différent notre discours. Pour l’écrit il en va différemment, l’auteur a tout le temps de sélectionner le mot approprié, une fois publié impossible de revenir en arrière, il faut assumer. C'est pour cette raison que l'écriture d'un livre peut prendre plusieurs années... 
Ma production :

lundi 7 octobre 2013

Ce que la loi "anti-Amazon" va changer

Bien seul le Jeanmi à ce salon du livre !
Les députés ont adopté ce jeudi à l'unanimité une proposition de loi interdisant aux opérateurs en ligne de cumuler la gratuité des frais de port du livre avec la remise autorisée de 5%.

    Haro sur le "dumping". Jeudi, députés de gauche comme de droite se sont unis à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour insérer dans la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre un alinéa stipulant que, dans le cas d'un livre expédié à l'acheteur, le vendeur ne peut cumuler à la fois le rabais autorisé de 5% et la gratuité des frais de port. 

    Dans leur viseur: le géant américain Amazon, qui détient aujourd’hui 70% du  marché de la vente en ligne en France, mais aussi Fnac.com. Les deux opérateurs sont en effet les seuls aujourd’hui à cumuler les deux avantages tarifaires, jugés comme de la concurrence déloyale par les librairies traditionnelles, souvent en proie à d’importantes difficultés financières.

Hausses de prix en vue

    Dans le détail, le texte adopté ce jeudi prévoit ainsi que le vendeur en ligne ne pourra plus désormais déduire ce rabais de 5% du prix du livre que sur "le tarif du service de livraison", sous-entendant donc que ces frais de livraisons doivent être au minimum égaux à 5% du prix du livre.

    "Il y a deux hypothèses: soit les opérateurs vont garder le rabais  de 5% et supprimer les frais de port gratuits, soit ils conserveront la gratuité mais renonceront à appliquer le rabais de 5%. Dans les deux cas, cela va augmenter le coût pour le consommateur d’environ 5% et cela fera entrer plus d’argent dans les caisses des opérateurs et surtout celles d’Amazon", analyse Mathieu Perona, coauteur de Le prix unique du livre à l’heure du numérique (Editions Rue d’Ulm, 2010).

    "Devoir payer des frais de port pour un livre sera, il est vrai, un peu dur pour le consommateur mais c’est vrai aussi pour tous les autres produits vendus en ligne,  y compris les CD ou les DVD vendus par Amazon. Les facturer aussi pour les livres n’est donc pas injuste, mais juste", réagit le président du Syndicat de la librairie française (SLF) Matthieu de Montchalin, qui rappelle qu’Amazon facture également les frais de port des livres dans d’autres pays qui n’ont pas de prix unique.

Armes égales

    Côté "diversité culturelle", le SLF estime aussi que cette nouvelle réglementation va permettre de "rétablir une équité sur le marché", et éviter par là même "des destructions d’emplois, la disparition de libraires et de maisons d’édition".