Ce bon vieux
Jules, dont je me sers allègrement pour mes thèmes de billets, a bien
raison. Les auteurs sont tous des menteurs ! Cependant il ne dit pas le
plus jouissif de l’affaire. Au milieu de cet océan de mensonges, qu’est un
roman, c’est d’y placer une île de vérité, ou plutôt un îlot, voir un simple récif. Bien sûr, cela passera inaperçu aux yeux de la majorité des lecteurs,
mais quelques initiés souriront. Soit l’auteur leur est si familier qu’ils le reconnaissent,
soit le lecteur en est lui-même l’île. De plus, tout bon menteur sait qu’il
faut toujours appuyer un mensonge sur une assise de vérité. Les auteurs de
polars ne sont pas tous des tueurs psychopathes et alcooliques ou de supers
policiers à l’intelligence einsteinienne. C’est l’imagination qui les guide et
l’imagination est déjà un mensonge en soi, mensonge que l’on se fait à soi-même.
Comme les enfants, l’auteur dit : « On dirait que je serais un tueur de vieilles dames » et hop il
étrangle sa belle-mère, pardon Simone mais c’est trop bon ! Toutefois il faut toujours garder un voile de
mystère entre mensonge et réalité, entre le créateur et sa création…
Pourquoi ce blog ?
Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...
lundi 25 novembre 2013
mardi 19 novembre 2013
Le must...
Le "Nirvana" pour un auteur est de voir son livre pris comme sujet pour un téléfilm
ou un film de cinéma. C’est alors le "jack pot", ou presque…
Outre la manne financière que cela représente et que l’on partage 50/50 avec
l’éditeur, c’est aussi le moyen formidable de se voir propulsé sur le devant de
la scène. Pour cela, en marge du salon du livre de Paris, la S.C.E.L.F.
(Société Civile des Editeurs de Langue Française) publie, chaque année un catalogue
d’environ 600 romans, répertoire dans lequel viennent puiser les réalisateurs
et producteurs. Bien-sûr ils préféreront toujours un huis clos à deux personnages
se déroulant en 2013 à une reconstitution de la bataille de Waterloo. Le
moindre changement d’époque, ne fusse que pour l’année 2000, entraîne des
surcoûts de production. Malheureusement pour moi, mon prochain polar se déroule
entre le 18e et le 21e siècle, rassurez-vous, il ne fera
que ~400 pages et, pour l’instant, il mijote chez mon éditeur. Cela dit, j’en
ai deux autres contemporains Affaires étranges ou Sans Tête et 17 nouvelles étranges ici à produire, avis aux
amateurs …
mardi 12 novembre 2013
Re Grrrreu !
Comme Shrek, je
fais mon "grrreu", la saison des prix littéraires se termine enfin avec celui du Quai des Orfèvres. Vous
allez encore me dire que je suis jaloux ? Eh bien OUI je suis jaloux
na ! Je suis jaloux,
non pas du prix, mais des ventes, ça oui ! Le 1/10 000e
suffirait à mon bonheur. En cette saison, on n’achète pas un titre, ni un
auteur, mais un bandeau rouge ou bleu. Quitte à ne pas le lire, où à l’offrir
pour Noël faute d’imagination : « Un
Goncourt, ça fait toujours plaisir ! » Tu parles ! Offrir un
livre c’est faire l’effort de choisir en fonction du goût de l’autre, offrir un
livre c’est être sûr qu’il sera lu avec plaisir. Si c’est pour se débarrasser
d’une corvée-cadeaux, achetez des chocolats ! Mais voilà la littérature
est l’otage de monstres griffus qui se partagent le gros de la carcasse. Les
miettes sont laissées aux indépendants. Alors pourquoi ne pas faire chacun son
prix ? Puisque les gogos n’achètent que les bandeaux, allons-y ! Mettons
tous des bandes rouges sur nos livres avec : « Prix Duglandard du
meilleur polar » et hop c’est toujours ça de vendu !
En attendant
vous pouvez lire mes livres :
samedi 9 novembre 2013
jeudi 31 octobre 2013
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne. (Colette)
C’est toute la
difficulté de l’exercice ! La langue française comprend entre 140 000 et, si
l’on inclue les langues régionales, 270 000 mots. Le choix des
permutations possibles est donc infini pour décrire une idée, un personnage ou
une situation. Chaque auteur, si l’on exclut les odieux plagiaires (non je ne
donnerai pas de noms !), doit faire en sorte d’organiser tout cela pour
que le lecteur y trouve un intérêt et ait envie de continuer, puis d’y revenir.
Mais l’essentiel est de rester cohérent et surtout crédible. J’avais bien pensé
au scénario d’une mère élevant une enfant cachée dans le coffre de sa
voiture ; mais finalement j’ai abandonné cette idée, la jugeant peu vraisemblable.
J’avais même imaginé un personnage petit, assez vilain, végétarien, ne buvant
jamais d’alcool, impuissant, affublé d’une moustache et d’une mèche ridicules
qui, voulant dominer le monde, l’embrasait dans une guerre sanguinaire faisant
près de cent millions de morts ; mais je l’ai abandonné, pas assez réaliste !
Plus
sérieusement, la réalité dépasse toujours les imaginations les plus fertiles.
Les turpitudes humaines sont hélas sans limite et souvent les mots manquent
pour exprimer l’horreur…
Mes petites
histoires :
lundi 28 octobre 2013
Oui je sais pour une fois aucun rapport avec la littérature ou l'écriture. Cette photo est prise hier soir, là où je me baignais l'après-midi même ! (St Cyr sur mer). Le retour à Paris est pour le moins venté. Dans l'attente de vous écrire un article un peu plus recherché, regardez le "Bec de l'aigle" qui se trouve à La Ciotat...
lundi 14 octobre 2013
Écrire c'est faire parler sa main.
Que
comprendra celui qui lira les lignes que j’écris ? Cette question doit
être au cœur de la préoccupation de l’auteur pendant toute l’écriture d’un
livre. Si ce n’est pas le cas le livre sera stérile. Si nous écrivons, c’est
pour être lu, autrement cela s’appelle un journal intime. Écrire c’est avoir
envie de raconter une histoire que l’on aurait aimé lire, toutefois cette
histoire doit être comprise. Pour cela il faut, après chaque phrase, se poser
la question de la bonne réception du message que l’on souhaite faire passer,
non seulement sur la forme mais aussi le fond. Dans le langage parlé, nous
constatons quelques fois que le mot choisi est mal compris ou mal interprété,
nous reprenons alors sous un angle différent notre discours. Pour l’écrit il en
va différemment, l’auteur a tout le temps de sélectionner le mot approprié, une
fois publié impossible de revenir en arrière, il faut assumer. C'est pour cette raison que l'écriture d'un livre peut prendre plusieurs années...
Ma production :
lundi 7 octobre 2013
Ce que la loi "anti-Amazon" va changer
Haro
sur le "dumping". Jeudi, députés de gauche comme de droite se sont
unis à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour insérer dans la loi
Lang de 1981 sur le prix unique du livre un alinéa stipulant que, dans le cas
d'un livre expédié à l'acheteur, le vendeur ne peut cumuler à la fois le rabais
autorisé de 5% et la gratuité des frais de port.
Dans
leur viseur: le géant américain Amazon, qui détient aujourd’hui 70% du marché de la vente en ligne en
France, mais aussi Fnac.com. Les deux opérateurs sont en effet les seuls
aujourd’hui à cumuler les deux avantages tarifaires, jugés comme de la
concurrence déloyale par les librairies traditionnelles, souvent en proie à
d’importantes difficultés financières.
Hausses
de prix en vue
Dans
le détail, le texte adopté ce jeudi prévoit ainsi que le vendeur en ligne ne
pourra plus désormais déduire ce rabais de 5% du prix du livre que sur "le
tarif du service de livraison", sous-entendant donc que ces frais de
livraisons doivent être au minimum égaux à 5% du prix du livre.
"Il
y a deux hypothèses: soit les opérateurs vont garder le rabais de 5% et supprimer les frais
de port gratuits, soit ils conserveront la gratuité mais renonceront à
appliquer le rabais de 5%. Dans les deux cas, cela va augmenter le coût
pour le consommateur d’environ 5% et cela fera entrer plus d’argent dans les
caisses des opérateurs et surtout celles d’Amazon", analyse Mathieu
Perona, coauteur de Le prix unique du livre à l’heure du numérique (Editions
Rue d’Ulm, 2010).
"Devoir
payer des frais de port pour un livre sera, il est vrai, un peu dur pour le
consommateur mais c’est vrai aussi pour tous les autres produits vendus en
ligne, y compris les CD ou les DVD vendus par Amazon. Les facturer aussi
pour les livres n’est donc pas injuste, mais juste", réagit le président
du Syndicat de la librairie française (SLF) Matthieu de Montchalin, qui
rappelle qu’Amazon facture également les frais de port des livres dans d’autres
pays qui n’ont pas de prix unique.
Armes
égales
Côté
"diversité culturelle", le SLF estime aussi que cette nouvelle réglementation
va permettre de "rétablir une équité sur le marché", et éviter par là
même "des destructions d’emplois, la disparition de libraires et de
maisons d’édition".
dimanche 29 septembre 2013
Salon du livre
Je serai à ce salon du livre le samedi 05 toute la journée pour vous rencontrer et bavarder avec vous autour de mes deux livres : Affaires étranges au quai des Orfèvres et Sans Tête
Venez nombreux si vous habitez la région...
Venez nombreux si vous habitez la région...
jeudi 19 septembre 2013
En forme de réponse collective à Frieda
Les personnages
romanesques sont bien les créatures d’un dieu qu’est l’auteur, toutefois pas
seulement. Si l’auteur imagine le caractère, la vie, la généalogie et le
physique d’un personnage, le lecteur, de son côté, lui donne un visage
différent. Si la description est bien faite, il y aura peu de différence, quoi
que… Le phénomène d’appropriation par le lecteur va même plus loin. Arrivé à
une certaine popularité le héros échappe complètement à son dieu créateur. Preuve
en est, Maurice Leblanc et Arthure Conan-Doyle ont eu, à un moment donné, une
grande lassitude envers Arsène Lupin et Sherlock Holmes, ils ont donc pris la
décision de les tuer. C’était sans compter sur les lecteurs qui ne l’entendirent
pas de cette oreille. Les montagnes de courrier reçus par leurs éditeurs
respectifs les persuadèrent de ressusciter leurs héros. Les personnages avaient
alors échappé définitivement à leurs créateurs. Je pense donc que ma Fabienne
Quinot, commissaire à la brigade criminelle de Paris vous appartient aussi un
peu…
Retrouvez-la
sur :
dimanche 8 septembre 2013
Quel plan ?
« Écrire serait si triste si l'on
ne déviait jamais de son plan. » Disait Giorgio Agamben, né en 1942 à Rome.
Avant de débuter
un livre, je commence par élaborer un plan très précis. pendant des semaines et des mois je prends des notes dans un
petit carnet et enfin j’écris le premier chapitre. Puis rapidement je m’écarte
du chemin que je me suis tracé. C’est la différence entre la stratégie et la tactique,
je m’adapte à la situation. Il faut se laisser entraîner par sa propre histoire
quitte à changer de monture de temps en temps. Si le caractère des personnages
est suffisamment précis et original, ce sont eux qui prendront la main de
l’auteur pour le guider dans son récit. « Arrête de suivre ton plan, tu nous soûles avec ça ! »,
semble me dire mon héroïne. Alors, malgré mon âge, ma barbe de trois jours, mon
mètre quatre-vingt et mes quatre-vingt-dix kilos (je sais
il y en a 10 de trop), j’ai 30 ans, je suis blonde et commissaire de
police, mon nom est Fabienne et gare à la pègre !
Les cours d’écriture,
les logiciels (oui ça existe !), les conseils littéraires, ne servent à
RIEN, mais lisez, lisez, lisez, relisez. Si vous voulez vous lancer, n’écoutez
personne et jetez-vous dans le grand bain, c’est là que l’on apprend le mieux à
nager !
vendredi 30 août 2013
C'est la rentrée !!!
Ah ! On le
saura. Quelle imagination dans les média depuis 15 jours ! Long travelling
sur des rayons de cartables, cahiers, crayons, interviews de mères éplorées par
le coût des fournitures, gros plan sur l’écran de caisse indiquant le lourd tribut
des familles. (Oui, c’est une phrase sans verbe, et alors ?)
De plus cela
passe en ouverture de JT ! La semaine prochaine, nous verrons les larmes
de bambins tirant la main de leur mère dans le sens opposé de celui de l’école.
Nous les comprenons, car si nous avions l’un des meilleurs systèmes éducatifs
au monde, de réformes en réformettes, la France est tombée bien bas ! Le
pire étant la motivation des enseignants, ballottés, déconsidérés, insultés par
les parents à la sortie. Vouloir enseigner est devenu simplement un refuge
contre le chômage, mais à quel prix !
Une fois la
rentrée scolaire effectuée tant bien que mal, ce sera la rentrée littéraire
avec son cortège de "nouveaux
auteurs" Nathalie Nothomb,
Marc Lévy, Musso, et Jean Passe ! J’entends les mauvaises langues qui me
disent « Mais
tu es jaloux ! » OUI, je suis jaloux, na ! Tout va
toujours aux mêmes pendant que les soutiers de la littérature transpirent à
fond de cale, de salons en librairies pour essayer de se faire connaître…
Encore GRRRR
jeudi 22 août 2013
Fotes, houps ! Pardon, fautes...
Les grands écrivains
n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la
leur.
Alors si c’est Paul Claudel qui le dit !…
Lire un livre c’est
passionnant, écrire un livre c’est prenant, corriger son livres c’est ch**t.
Rien de plus fastidieux
que de relire environ 20 fois son propre manuscrit pour arriver à éliminer les incohérences,
fautes de ponctuation, accords du participe passé aléatoires, encore heureusement que l'on est aidé. La volonté de
tout éditeur qui se respecte, le mien en premier, est de publier, par respect
pour le lecteur, un produit sans coquille. Pour être certain (à 99 %) qu’il ne
reste aucune faute, il faut que 4 correcteurs (trices) différents relisent 4
fois le même manuscrit et, malgré tout,
il en restera toujours trois ou quatre. Travail de fourmi, fastidieux, souvent
oublié du grand public. Je tiens à leur rendre hommage ici et avec moi, elles
ont du boulot ! Pour avoir rencontré deux de chez Corsaire éditions, elles font un
travail difficile et toujours en accord avec l’auteur. « Ne pensez-vous pas que cette tournure de
phrase est un peu lourde ? Vous
pourriez peut-être écrire…» Elles ont presque toujours raison ! Ce sont
des pros de notre langue que j’admire. En lisant un livre, pensez à elles (eux)…
lundi 12 août 2013
Grrrrrr
On récompense
des écrivains parfois pour leur œuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais??
Citation de
Jules Romains
Quand
j’apprends par Dédé que Madame « Allô, quoi, allô » publie un livre
et qu’elle risque d’en vendre par centaines de mille, cela me donne des
boutons. D’une part les dits boutons me défigurent, mais surtout cette (choisir le qualificatif vous-même...) va se
retrouver en tête de gondole dans toutes les épiceries, pardon, supermarchés. Il y a quelque chose de déglingué dans notre société, non ?
Penser que Claude Lévy-Strauss, n’avait pas de
quoi se payer une secrétaire pour taper à la machine ses livres et que
quelques admirateurs furent obligés de mettre la main à la poche pour que ce
génie soit publié. Qu’un Éditeur publie cette bimbo siliconée me donne envie de
« balancer des mandales dans la
tronche à tout c’qui remue » selon l’expression de Jean Yanne. Bonne fin de vacances quand même !
jeudi 1 août 2013
Livre ou télé ??
Dans l’un des commentaires de l’article précédent, Hélène nous dit :
« Je lis environ 3 livres par
semaine, en occultant purement et simplement la télévision... » Bien-sûr
que la téloche est tellement plus facile à avaler qu’un livre, même bon !
Oui la lecture demande un investissement personnel, un effort intellectuel,
mais au bout du compte la mémoire est plus riche de nos lectures que des minauderies
imbéciles des « Non mais allô, quoi allô ! ». Comment faire comprendre à nos chères têtes blondes que
la vie ce n’est pas cela ? Ces programmes amènent les ados à penser que la finalité est d’être
célèbre et pour le devenir, il est suffisant de passer à la télé, "c’est cool" ! J’enrage parfois d’entendre
commenter ces programmes imbéciles qui ne promeuvent aucun talent artistique,
si ce n’est une plastique irréprochable de préférence tatouée et refaite. Cerise
sur le gâteau, ce dont parle le mieux la télé, c’est de la télé, alors on fait
des programmes à bas coût en recyclant de vieilles émissions débiles comme des chefs-d’œuvre d'antan…
samedi 27 juillet 2013
Lire à la plage ?
Mon ″chez-moi-d’été″ est à St Cyr-sur-mer, jolie petite station varoise entre La Ciotat et
Bandol. Ses 3kms de plage attirent tous les étés des touristes du monde entier.
L’année dernière j’ai compté le nombre de livres ouverts après le 14 Juillet,
vers 16h sur ces 3 Kms, le nombre est ahurissant : quatre ! Soit un peu plus d’un
livre par kilomètre, lectorat exclusivement féminin ! La plage était
pourtant bondée, vous me direz que pour un statisticien ces occurrences n’ont
de valeur qu’en observations instantanées. Peut-être qu’une heure plus
tard ?... Cela dit, on lit de moins en moins de livres. Cependant, au fil
de mes promenades bloggeuses, je constate qu’une minorité d’irréductibles
lectrices dévorent 4 à 5 livres par semaine ! Heureusement qu’elles existent !
Toutefois quand dorment-elles ? Quand mangent-elles ? Quand câlinent-elles leurs Chéris ?
En attendant
2014, année de la parution de mon prochain bébé, vous pouvez toujours
lire sur vos tablettes : Étranges Nouvelles pour 1.6 €
mercredi 17 juillet 2013
L’obscénité est sans frontière…
Le Maroc a
aussi son émission « Star académy »,
comme chez-nous les candidats à une gloire éphémère ne manquent pas. Cependant les producteurs marocains ont ajouté
une dimension cynique et d’une absolue cruauté. Ils sélectionnent dans un
premier "abattage" (selon l’expression des producteurs eux-mêmes),
pour le premier tour 40 candidats sur plus de 1000 prétendants ; jusque-là
rien d’anormal c’est aussi débile que chez nous ! Là où les choses diffèrent,
c’est que sur les 40 premiers sélectionnés, 10 d’entre eux, les plus ringards, sont choisis secrètement pour le bêtisier,
diffusé après l’émission. Bien sûr ils n’avertissent pas les malheureux élus !
Finalement les pauvres gamins ne se rendant compte de rien, pensent avoir
décroché le gros lot et sont en fait la risée de tout le pays, qui en
redemande. C’est le dîner de cons, made in Maroc. Ne nous en moquons pas, nous
n’en sommes pas loin. Les bimbos siliconées, choisies pour leur QI de moule
cuite, ne sont pas autre chose et finiront de dépressions en tentatives de
suicide, par écrire, faire écrire un livre, puis retourneront aussi
cruellement au néant médiatique…
Vous pouvez me retrouver sur Face book
Vous pouvez me retrouver sur Face book
lundi 8 juillet 2013
« Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu... »
… comme le
disait ce bon vieux Jules Renard, sauf peut-être par le manque
d’inspiration. La difficulté de parler seul étant de rester cohérent avec sa
propre pensée, mais surtout avec l’action que l’on relate. Écrire des polars,
c’est vouloir raconter des histoires à des adultes, moins naïfs que nos chères
têtes blondes, en apparence. Il faut donc être précis. Si l’on décrit un lieu,
mieux vaut le connaître ! Dans le
roman "blanc" il est toujours possible de faire passer
certaines imprécisions sur le compte de la "licence poétique ou littéraire". En revanche le "noir"
laisse beaucoup moins de liberté, même si la quasi-totalité des lecteurs n’iront
pas vérifier si la pharmacie de la rue de la-poupée-qui-tousse à
Guili-sur-le-Bidon est bien en face du numéro trente-trois. Ceux qui lisent le
livre et habitent le quartier, se disent : « Il se paye notre tête ! », si ce n’est pas vrai. Il en va
de même avec l’Histoire et les anachronismes. Alors si l’on n’est jamais
interrompu en écrivant, mieux vaut dire la vérité et la vérifier, puisque
chacun sait que le diable se cache dans les détails...
En attendant, lisez vos polars de l’été : Sans Tête ou : Affaires étranges... ou encore : Étranges nouvelles
vendredi 28 juin 2013
L'écriture une évasion?
L’écriture procède
du même processus d’évasion du quotidien que la lecture. Si l’auteur entraîne avec lui tous ses lecteurs, c’est donc une évasion collective comme dans le
film de John Sturges, n’est-ce pas un
peu étrange ? Le choix d’un livre dans une librairie résulte souvent du conseil
avisé du libraire ; mais peut également être le fruit du hasard. Alors le
lecteur entre dans le rêve et l’imaginaire de l’auteur, qui de son côté cherche
à savoir si sa vision est partagée de la même façon. Pourtant jamais nous ne
voyons les mêmes images fictives. En revanche le cinéma, lui, laisse beaucoup
moins de place à la vision mentale. Cependant certains personnages, paysages ou
situations sont tellement bien décrits par l’auteur que le cinéma traduit facilement
l’évocation qu’en a le lecteur. Je pense à la série Millenium où
je voyais, en lisant les 3 livres, Lisbeth
Salender exactement telle que le film l’a montré.
J’attends avec
impatience le verdict de mon éditeur pour le prochain polar qui, je l’espère,
vous entraînera aussi dans mes divagations, comme pour : SANS TÊTE ou : Affaires étranges...
samedi 15 juin 2013
Le polar un genre mineur ?
Par le passé on a beaucoup méprisé le
roman policier. « C’est un genre
facile ! » me disait-on, ben voyons ! Mais facile pour qui ?
Si c’est facile à lire tant mieux ! Moi je ne cherche pas à déplaire à ceux
qui achètent mes livres, bien au contraire. Vous avez même été 469 sur les 8 derniers
mois de 2012 à lire «SANS TÊTE». Facile à
écrire ? Que ceux qui méprisent le genre essayent ! J’avais cette
opinion à 16 ans, depuis que je m’y suis essayé, j’ai bien changé d’avis. Mon
prochain livre qui est à la lecture chez mon éditeur "Corsaire Éditions"
m’a demandé 2 ans d’encre, de doutes et de sueurs, parfois froides. Il est vrai
que ce n’est pas mon unique métier.
Dans le roman policier ou le thriller,
la mort est un ressort dramatique omniprésent, c’est parfois ce qui gêne certains
lecteurs. Je pense que le talent de certains auteurs de romans "noirs"
(Simenon pour ne pas le nommer) égale largement beaucoup de "blancs".
Et tant mieux si c’est le genre qui se vend, c’est aussi la raison pour
laquelle ceux qui n’ont jamais réussis à placer un "blanc" chez un
éditeur, se lancent dans le "noir"…
mercredi 12 juin 2013
Mourir pour des idées...
… oui, mais de
mort lente, disait Tonton Georges. Les idées violentes doivent-elles être
combattues avec la même violence ? Nous
revoilà devant ce fameux dilemme philosophique ! Nous savons bien que la
démocratie porte en elle sa propre eschatologie. Hitler est arrivé
démocratiquement au pouvoir. Si tous les Européens et particulièrement les Français
de 1935 avaient lu son livre, ils auraient vite compris qui était ce gnome à la
moustache ridicule ! Moi je l’ai lu, enfin pas entièrement car c’est très ch…, j’ai
sauté quelques pages, mais suffisamment pour comprendre son effroyable projet. Il
y décrit en détail la stratégie qu’il compte mettre en place une fois au pouvoir.
Il n’y a pas une page sans vomissure sur le juifs, les Français, les
ploutocrates Anglais, etc. Mais les Français ne lisaient pas plus hier qu'aujourd’hui ! L’écrit était et restera longtemps le moyen de faire
passer des idées, même dans les polars !mardi 4 juin 2013
Les mauvaises odeurs reviennent
La crise
exacerbe les haines, les rancœurs, les jalousies et les intolérances. Je commence à recevoir des commentaires insultants
sur ce blog. Je n’y cache ni mes engagements, ni mes opinions, encore moins mes
appartenances. Or cela ne convient pas à tout le monde. La liberté de parole est
remise en question par une minorité se référant aux idéaux des années 30. Les
partisans de la "vraie France" qui, depuis 1945 essayaient de se faire oublier,
relèvent la tête. Mais qu’ils sachent qu’en informatique tout est possible et qu’il
est facile de les tracer. J’ai donc déposé une main courante au commissariat
de mon quartier contre un certain "M", qui se reconnaîtra. En effet ceux qui jouent à
ce petit jeu tombent sous le coup de l’article 225-1 et s. et 432-7 du code pénal. Alors si vous n’êtes pas en accord
avec ce que j’écris, passez votre chemin, votre odeur nauséabonde importune les
amis qui me font l’honneur de déposer des commentaires aimables.
mardi 28 mai 2013
Disparition des éditeurs…
La
disparition des points de vente de second niveau, celle des diffuseurs
régionaux, la politique discriminatoire de la Fnac de ne plus vouloir
travailler qu’avec des fournisseurs pouvant établir des factures EDI, c’est à
dire dématérialisée font que le chiffre d’affaires a chuté en 2012 de 25 % pour
certains petits éditeurs. Ils devront faire face à la disparition des libraires
de quartier ou de chef-lieu de canton et même de certaines grandes librairies.
Les impayés se multiplient. Certains éditeurs, comme le mien, n’ont plus que
des bénévoles pour continuer, vaille que vaille, à publier des auteurs inconnus
du grand public. Mais me direz-vous Amazon commence à éditer. Da Vinci code
n’aura aucun problème pour trouver à se faire publier par les ″amazoniens″.
Qui osera publier un inconnu demain ? L’un de vos commentaires
disait : « De plus en plus de gens écrivent, de moins en moins de
gens lisent » alors à quoi bon continuer ?
vendredi 10 mai 2013
Vous disiez 300 pages ?
« Le talent, ce n'est pas d'écrire une page,
c'est d'en écrire trois cents ». Jules Renard
Il avait tout compris le père Jules ! Là réside toute la difficulté, même pour trois cents
mauvaises pages !
Combien de personnes me
disent :
- Moi aussi j’ai commencé un livre, il faudrait que je m’y remette.
- Moi aussi j’ai commencé un livre, il faudrait que je m’y remette.
- Et tu as commencé
quand ?
- Il y a dix ans.
- Tu as écrit combien de
pages ?
- Oh,
au moins une bonne cinquantaine…
Le
vrai plaisir de l’auteur, après plus d’un an de labeur, de doutes et ces p***
de b*** de trois cents pages de m***, c’est d'écrire le mot "FIN".
Comme pour le vélo, c’est au moment où l’on sort de la douche que c’est bon ! Mais
après il faut vendre, non pas pour gagner de l’argent, mais pour espérer que
l’éditeur n’en perde pas…
vendredi 3 mai 2013
Non je ne crache pas dans la soupe !...
Les auteurs
n’ont pas le choix des réseaux de distribution de leur travail (moi le premier).
La vente des livres numériques n’est pas en question, là les libraires sont
encore démunis. En revanche, le comportement des cybermarchands comme Amazon,
champion mondial du cynisme fiscal, ravage les libraires, les diffuseurs, les
distributeurs, et pourquoi pas demain les éditeurs ? Non seulement ils
vendent des livres numériques mais surtout des livres papier. Ils sont favorisés
par les collectivités locales qui voient d’un œil bienveillant leur implantation
sur leurs territoires. Ces mêmes collectivités locales ne s’imaginent pas les dégâts
que fera ce géant mondial dans des secteurs déjà très précarisés. La création
d’emplois si elle est au prix de la destruction d’autres ne présente aucun
intérêt. Pourquoi mes livres vendus en librairies 14 €, sont-ils proposés chez
eux à 13.30 € ?...
Mes livres papier : Sans Tête Affaires étranges...
Mon livre numérique : Étranches Nouvelles
vendredi 26 avril 2013
Écrivain un métier ?
Certes mais un
petit métier… « Si j'avais dit à mon
père, sévère ingénieur, que je voulais écrire, il m'aurait demandé : à qui ? »
Je pourrais reprendre
exactement à mon compte cette citation de Maurice Donnay mort 8 jours avant ma
naissance. S’il y a bien un métier qui n’en n’est pas un, c’est bien
celui-là ! Cependant il faut le faire comme si notre avenir en dépendait,
faute de quoi on est vite écarté du circuit. Écrire est donc pour 99% des
auteurs un jeu qui devient progressivement un besoin et finalement un métier, cependant beaucoup moins rémunéré qu’une "technicienne de surface". Il y en a même qui payent des indélicats pour être publié…
Mes bébés : SANS TÊTE AFFAIRES ÉTRANGES... ÉTRANGES NOUVELLES
dimanche 14 avril 2013
Mystères de l’écriture...
Pour l'inspiration chacun
son truc ! Je pense qu’il n’y a pas deux auteurs qui ont les mêmes
recettes pour s’ouvrir l’imaginaire. Ne le répétez pas mais moi c’est
Mozart ! C’est sur ses musiques que les idées me viennent, sa musique met
en pulsation les quelques neurones qui me restent. Si certains considèrent que
le silence est fécond, Mozart pour moi m’aide à trouver le mot juste, la
tournure de phrase plus précise, plus légère. J’en arrive même à devenir jaloux
de MON Mozart, je devrais être le seul à l’écouter ! Il y a d’autres bons
compositeurs, mais moi je préfère la Musique Ma production : LÀ ou encore Là aussi
vendredi 5 avril 2013
Salon du livre de Paris, le mois dernier
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| Je suis assis fatigué de dédicacer (LOL) |
J’étais chez
mon éditeur ″corsaire éditions″ le
dimanche 24 Mars après-midi au salon du livre de Paris. Beaucoup plus de monde
que l’année dernière, beaucoup moins d’acheteurs. Les gens passent voient les
livres sans les regarder. Ceux qui s’arrêtent et prennent un livre en main sont
rares. La crise serait-elle aussi passé par là ? La grande discussion avec
les professionnels porte sur le livre électronique. Quel système de
lecture ? Quel support, sachant que la technique change tous les 6
mois ? Tous pensent que le papier a encore de beaux jours…
Vous pouvez lire une interview à propos de mon premier livre ICI et les autres LÀ
Vous pouvez lire une interview à propos de mon premier livre ICI et les autres LÀ
J'ai enfin terminé le prochain, mais chut ! c'est une surprise...
vendredi 22 mars 2013
TOUTE PREMIÈRE FOIS...
Les premiers
livres "distrayants" que j’ai lus sont les aventures de Bob Morane.
J’avais 12 ans et j’étais en pension. La discipline y était en acier trempé. En
dehors de versions latines, les loisirs étaient inexistants. Le soir, sous les
couvertures, avec une petite lampe de poche, je m’évadais à l’autre bout du
monde avec ces petits livres d’aventures. Nous nous les repassions entre nous
avec gourmandise. J’ai découvert à ce moment-là la lecture-passion et je n’ai
jamais plus arrêté depuis. Sauf quand je suis dans une phase d’écriture, comme
en ce moment. Lire et écrire pour moi sont deux activités incompatibles. Je
termine mon 4e livre et toutes mes pensées lui sont consacrées. Comme je
partage mon temps avec deux autres activités professionnelles, ma P.A.L. (Pile
À Lire) augmente !
Bel article sur : Face book
Mes livres : SANS TÊTE AFFAIRES ÉTRANGES... ÉTRANGES NOUVELLES
mardi 12 mars 2013
Sexe et violence ?
Sexe et
violence ingrédients de certains polars, sont-ils nécessaires et
suffisants ? Un spécialiste du genre, vendu dans les gares, allèche le
passant avec une pulpeuse créature siliconée en première de couverture au
travers de 3 lettres, ne semble être fait que de ça ! Ses 100 millions d'exemplaires
vendus dans le monde auraient tendance à prouver que c’est nécessaire. Pour
Agata Christie, en revanche jamais de sexe et très peu de violence. Longtemps
après sa mort ses romans sont toujours dans les librairies, ses adaptations
ciné ou théâtre sont innombrables. Je me pose donc la question et vous votre avis ?
Je serai au salon du livre de Paris (stand H2 Corsaire éditions) dimanche 24 de 14 à 18h
Mes livres : Sans Tête Affaires étranges... Étranges nouvelles
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