De temps en
temps, bien sûr sans se consulter, les auteurs écrivent en même temps sur des
sujets identiques ou très proches. Si l’on est fait des autres, l’actualité
nous influence et nous donne l’argile de nos histoires. Alors, tels les potiers,
nous tournons nos vases, chaque vase sera différent, même si la matière en est commune, d'où l’importance de suivre le travail des collègues pour s'informer des grandes tendances. Nous nous rencontrons souvent dans les
salons, certains sont si déserts que nous avons aussi le temps d’échanger. Cela
dit nous échangeons beaucoup sur les difficultés du "métier", rarement sur nos méthodes, cela reste du domaine du secret de
fabrication. Si vous voulez connaître l’argile de mon nouveau polar il est ICI
Pourquoi ce blog ?
Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...
vendredi 27 juin 2014
vendredi 20 juin 2014
Question de philo.
En ces
jours de commémoration de la seconde guerre mondiale et de passage du bac, nous
sommes nombreux à nous poser la même
question : « Et moi, dans
de telles circonstances, qu’aurais-je fait ? » Aurais-je été
comme 10% des Français dans la Résistance en parfaite connaissance des risques
encourus ? Me serais-je engagé dans la collaboration, comme dix autres pour-cent par veulerie ou opportunisme, ou alors, comme la majorité, serais-je resté sur
une prudente expectative ? Les Parisiens qui acclamaient le maréchal
Pétain le 6 avril 1944 sur la place de l’hôtel
de ville, étaient-ils différents
de ceux qui faisaient un triomphe à De Gaulle cinq mois plus tard au même
endroit ? S’il est évident aujourd’hui d’identifier parfaitement le noir et le blanc, dans ces années de
grisaille il en allait tout autrement. Certains se sont aventurés en toute
bonne foi dans ce qui nous apparait maintenant comme la mauvaise voie. En
revanche d’autres savaient que c’était la route du crime et de la trahison mais
s’y sont engagés par intérêt en suivant leurs instincts les plus bas. De
l’autre côté, ceux de la résistance, ne savaient pas toujours que le "jeu" les conduirait dans des souffrances indicibles,
torturés par les premiers. Certes à la libération,
il était plus facile de tondre de pauvres filles séduites par l’occupant que
d’aller faire le coup de feu contre une armée Allemande encore très agressive.
La question reste donc posée : « Moralement,
vaut-il mieux s’engager pour de bonnes raisons dans le mauvais camp ou de se
précipiter pour de mauvaises raisons dans le bon ? » Voilà une
question pour l’épreuve de philo de l’année prochaine. Moi je cherche toujours...
vendredi 13 juin 2014
Panem et circences
Du pain et des jeux, anesthésiques parfaits des irritations populaires, les empereurs
Romains avaient déjà découvert ce qui calmait les foules exaspérées. Cependant
la proposition est double : des jeux, certes, mais surtout du pain et le
gouvernement du Brésil, pour le moment, semble ne se focaliser que sur les
jeux.
Ceux qui
n’aiment pas le foot s’apprêtent à souffrir dans les prochains jours ! La
marche du monde s’arrête, plus rien n’a d’importance, seule LA coupe du monde est au centre des préoccupations internationales. Les
JT commencent par la coupe et se terminent par elle. Les Irakiens, les Syriens,
les Afghans peuvent s’égorger en toute quiétude, seul un entrefilet en fin de
journal et avant la page la plus importante, celle des sports, nous informera
que tout n’est pas rose là-bas. Les voix Brésiliennes qui s’élèvent contre ce qui est réservé à une
élite, ne sont plus écoutées ; les pauvres eux n’ont que la télé pour
s’enthousiasmer. Pour s’approcher à moins d’un kilomètre des stades, il faut
montrer patte blanche, sous la forme d’un billet hors de prix pour un pauvre.
Et Platini qui en rajoute une couche en osant dire avec tout le sérieux du
monde : « J’espère que les manifestants
attendront la fin de la coupe pour proclamer leur mécontentement » ah
le mauvais con ! La FIFA est un organisme génétiquement modifié et cultivé
hors sol, dire qu’ils sont sensibles à la corruption est un péché mortel. Finalement
si Lénine revenait c’est le foot qu’il qualifierait d’opium du peuple…
vendredi 6 juin 2014
Le jour le plus con !
Des nigauds habillés
en G.I. qui rejouent le débarquement, des véhicules bichonnés par des amoureux
de la chose militaire, la Normandie commence à en voir débarquer comme en 44. Ceux
qui furent les vrais acteurs de cette immense tragédie, n’imaginaient
certainement pas que cela deviendrait un jeu de plein air pour cinquantenaires
bedonnants, avides de sensations guerrières. Ils jouent à la guéguerre sous le
prétexte fallacieux d’hommage aux morts, tu parles ! Si, nous les hommes
et quel que soit notre âge, nous sommes pour beaucoup restés des vieux petits
garçons, cela n’empêche pas le bon goût. Rejouer Austerlitz, le chemin des
dames ou Omaha Beach procède d’un manque de considération pour ceux qui se sont
fait trouer la peau "pour-de-vrai" et pour qui c’était loin d’être une distraction
champêtre. La débilité du propos m’effare ! Oui aux commémorations, aux recueillements,
aux hommages, mais évitons de tourner en ridicule la page la plus sanglante de
notre histoire. Jouer à la guerre, pour le plus jeune de mes petits fils (il a
9 ans) est déjà limite, alors pour un gros blaireau de 50 ans ! Moi qui ai
porté un uniforme pendant 16 mois en Allemagne, je n’ai plus envie de jouer au
troufion, j’ai eu ma dose de kaki et d’imbécilités galonnées, alors je me
contente de raconter des histoires dans mes livres…
vendredi 30 mai 2014
République bananière…
Après les 30
glorieuses, nous eûmes les 30 piteuses, depuis nous sommes dans les 10
merdeuses. Bon je sais, ce n’est pas bien de tirer sur les ambulances. Je ne
dis pas que moralement ce soit irréprochable, mais ça soulage ! Que les
quais des gares soient trop étroits pour les nouveaux trains, nous passons pour
des rigolos aux yeux du monde, pas très grave, nous en avons l’habitude. Mais
que nos dirigeants pratiquent la prévarication et l’arnaque pour s’accrocher à
un pouvoir qui leur échappe, on en constate le résultat ! Ah nous les
voyons tous sur les marchés à la veille d’élections, mais après pfuittt, plus
personne, envolés nos chers élus. Alors se lèvent les improbables, les "purs-et-sans-tâche", les "vrais-Français", les "ceux-qu’on-a-jamais-essayé" et les politologues du café
du commerce se disent qu’ils ont
raison de vouloir redonner le travail des étrangers aux Français. Pensent-ils
donner un bon coup de balai en votant pour l’aventure ? C’est pourtant une
chanson que nous devrions connaitre, c’est celle des années trente. Terrible
retour en arrière qui déboucha sur la plus épouvantable catastrophe que notre
planète ait connue. Nous le savons mais pourquoi y aller quand-même ?…
vendredi 23 mai 2014
Les marchands de doute
Si le doute est
une bonne attitude dans la vie et en particulier dans le domaine scientifique,
il en va tout autrement depuis quelques années. Les "vendeurs de doute" ont une vision très mercantile de cette attitude intellectuelle.
Certains "conseillers" se sont fait une spécialité en disant : « Notre produit, c’est le doute. » Les lobbys
industriels (industrie du tabac, de l’énergie, du pétrole, OGM…) ont, à coup de
milliards de dollars, élaboré une stratégie destinée à éviter toute
réglementation de santé publique ou environnementale pouvant nuire à leurs
intérêts économiques. Du coup cette remise en cause systématique des vérités
acquises, indispensable à l’évolution de la science et au progrès de l’Humanité
est détournée, corrompue, déformée,
vidée de son sens. C’est une stratégie toute simple, qui consiste à nier en
bloc les preuves scientifiques de la dangerosité du tabac, du diesel, du DDT,
de la réalité du trou de la couche d’ozone, des atteintes environnementales des
pluies acides etc. Par exemple, le Canada, producteur d’amiante continue à
vanter ce produit comme inoffensif en arguant que les preuves de sa dangerosité ne sont pas
certaines, malgré les preuves évidentes données par le corps médical de tous
les pays. Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion,
grâce à l’aide d’un petit groupe "d’experts indépendants" et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et
fonctionne toujours admirablement. C’est à tel point qu’aucune mesure sérieuse
n’est prise contre le réchauffement climatique. Pour une fois que le principe
de précaution servirait à quelque chose !…
vendredi 16 mai 2014
Vanitas vantatis et omnia vanitas
Vanité des vanités tout n’est que vanité disait JBB (Jacques Bénigne Bossuet) en citant de l’Ecclésiaste. Il
commença ainsi son oraison funèbre à Henriette d’Angleterre. Arrivé à un
certain âge les évènements bons ou mauvais, vous forgent-ils une certaine
sagesse en vous faisant relativiser les choses ? Pas si sûr que ça ! Les Africains font plus volontiers confiance
aux vieux qui, pensent-ils, ont acquis la sérénité et la sagesse. Leurs
conseils sont alors théoriquement empreints de discernement. Est-ce toujours
vrai ? Brassens avait pour cela une théorie bien ancrée : « Quand on est con, on est con. De jeune con,
on devient vieux con et l’âge ne fait rien à l’affaire ». Alors qui croire
? Les jeunes qui, pour certains, rejettent en bloc tout ce qui vient du
passé ? J’aurais plutôt tendance, pour ma part, à croire Tonton Georges.
Si l’on perd certaines vanités avec l’âge, le fond en est-il meilleur ?
Bien-sûr la vanité peut dévorer entièrement un homme ou une femme. Les
dictateurs sont toujours des monstres de vanité. Je vous laisse méditer là-dessus et je
ramasse les copies samedi prochain. En attendant : Carpe diem quam minimum credula postero…
vendredi 9 mai 2014
Best seller
Je viens
d’écrire le mot FIN sur mon "tapuscrit", j’appelle mon
éditeur pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui dire que je passerai dans la
matinée du lendemain lui déposer en main propre mon plus beau roman LA PIERRE DE SANG. Malgré
quelques angoisses de dernières minutes, l’original est corrigé, le bon à tirer
approuvé et le livre tant attendu est enfin dans les librairies pour la rentrée
littéraire… enfin l’une d’elles. J’attaque alors mon parcours de promo :
Canal+, France 2, TF1, France Inter, Paris Première. Je donne des interviews
pour le Parisien, le Monde et Libé me fait une critique dithyrambique, le
Figaro est un peu moins flatteur, mais ce n’est pas si grave. Résultat un an
plus tard 500 000 ex vendus, mon éditeur heureux m’invite à la Tour d’Argent,
moi qui suis son auteur préféré, pour la remise de mon chèque de droits
d’auteur de 350 000 €. C’est à ce moment précis que je me réveille, les doigts
encore crispés sur le vide !
La réalité de
95% des auteurs (dont la mienne) est toute autre. La promotion c’est à l’auteur
de se la tricoter en allant de librairies en supermarchés et en salons du livre,
pour se faire connaître ou reconnaître. C’est de cette façon que
progressivement on acquiert une toute petite notoriété, mais ne nous faisons
pas d’illusion il faut avoir un appétit de moineau pour en vivre. Certes c’est
un petit métier, mais c’est un métier…
vendredi 2 mai 2014
Coca ou Pepsi ?
![]() |
| Warren Buffet |
Il semblerait
que le vœu de Warren Buffet se réalise, quand il dit en substance :
« Les politiques ne savent pas
diriger un pays, nous, chefs d’entreprises, savons mieux le faire qu’eux,
qu’ils nous laissent la place » Que pèse donc un état comme la France,
quand on sait que plusieurs entreprises, de notre pays, ont un chiffre d’affaire supérieur à
celui du budget de l’État ? Ce pauvre Montebourg peut toujours s’insurger
de ne pas être informé des stratégies de rachats de certains groupes, ce n’est
pas un oubli, c’est que cela ne le regarde pas. Comme disait cet humoriste de
Staline : « Montebourg combien
de divisions ? » ou Audiard : « Quand les mecs d’un mètre quatre-vingt parlent, ceux d’un mètre
soixante les écoutent » Que peuvent les politiques face à cela ? Même
Obama doit coucher les oreilles face au complexe militaro-industriel, qui
depuis la guerre, a mis en place tous les présidents en finançant les campagnes
de tous les candidats. Cet autre comique de Poutine l’a tellement bien compris
que pour diriger la Russie il s’est doté lui-même de la première fortune du
pays et toutes les têtes qui dépassent tombent…
vendredi 25 avril 2014
La catastrophe est imminente !
À écouter ou
lire les média TOUT VA PÉTER ! Rien ne va plus : le chômage, la
dette, l’indice de Perlinpinpin explosent, la sécu est au bord de la
déflagration, les caisses de retraites sont vides, c’est un désastre ! Que
ça aille mal, nous finissons tous par le savoir ! D’autres journalistes viennent
nous dire avec l’air surpris : « Comme
c’est étrange, le moral des Français est en berne !». Ainsi que la
langue d’Esope, la presse est la meilleure et la pire des choses. Hier soir en
rentrant, j’ai regardé une redif’ de C dans l’air vers 23 heures. À écouter un économiste,
la dette n’était plus en réalité de 50
milliards mais de 150 et peut-être même plus... rien que ça ! Les emprunts
toxiques dans le monde représentent 1 170 milliards répartis sur 3 banques
dont une française ! Mais que cherche-t-on à faire ? Si c’est à nous
démoraliser, c’est fait depuis longtemps ! Je ne crois pas que les discours
catastrophistes ou complexistes soient le meilleur moyen de nous mettre au
travail, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite. Ne
chercherait-on pas à nous décourager ? Quel intérêt à le faire ? Les politiques de droites ne savent que tirer
sur la gauche, qui à son tour renvoie la balle en disant que : « c’est
çui qu’il dit qu’y est ! ». La salle des colonnes de l’assemblée nationale ressemble de plus en plus à une cour de récré…
vendredi 18 avril 2014
Suis-je toujours Européen ?
Je ne le sais
plus ! Les Étasuniens et l’Europe en sont cours de négociations du plus
gros contrat de libre échange, jusque-là tout va bien ! Cependant dans le
plus grand secret ! Pourquoi ? Nous ne sommes pas concernés ?
Qui signe à notre place ? Quel contenu ? Va-ton avaler des poulets
lavés à l’eau de Javel, du bœuf aux hormones, du pain à la farine transgénique ?
On vous dit que C’EST SECRET ! Les seuls élus de ce "machin" sont des lavettes néolibérales comme Barroso ou le président au nom
imprononçable. Cette Europe-là n’a plus aucune défense immunitaire, les Barroso
et consorts ont eu une fonction de virus en abattant toute immunité. Quel
pouvoir a réellement le parlement ? S’il faut trouver l’unanimité de 27
politicards dont tous les pays se débarrassent pour leur incompétence, on est
loin des bonnes décisions. Et pendant ce temps-là à Moscou le si sympathique Poutine
fait ce qu’il veut. Il a lu Mein Kampf et comme Hitler en 1939 avec les
minorités germanophones des pays Baltes, il annexe. Cette fois-ci ce n’est pas
la Tchécoslovaquie, quoi que. Pour Adolf ce fût dans l’impunité la plus totale,
puis vint la Pologne, la France et l’on connaît la suite…
Regardez :samedi 12 avril 2014
Enfin en librairie…ou presque !
Depuis ce matin
12 avril, il est enfin livrable dans toutes les bonnes et même les mauvaises
librairies de France et de Belgique. Vous pourrez même le commander directement ICI.
Son titre ?
LA PIERRE DE SANG. Chez Corsaire éditions dans sa collection "Pavillon noir" qui publie également les deux précédents : Affaires étranges au quai des Orfèvres et Sans Tête
C'est aussi un polar
ésotérique qui débute dans un petit musée parisien que je connais très
bien ! Puis il vous propulsera dans l’espace-temps sur la route de Paris à
Nantes en 1792.
Vous y
croiserez même quelques personnages historiques qui ne le sont pas encore. Le chemin
vers la Vérité sera long et semé d’embûches et de fil en aiguille il se terminera
là où il avait commencé, de nos jours avec l’éradication d’une secte satanique,
élimination définitive ? C’est Fabienne Quinot mon héroïne préférée qui
mène une fois de plus l’enquête.
vendredi 4 avril 2014
Premier parti de France
« Désormais nous sommes le premier parti de
France » entends-je dire par certains triomphalistes à la mauvaise foi
étincelante. Je crois qu’ils oublient l’autre parti, le plus important, celui
qui en réalité remporte les élections, celui des abstentionnistes
(36.3%). C’est lui le premier parti de France et tous les ans il gagne des non-voix !
Depuis mes 21 ans je vote (oui je sais ça donne mon âge) et je n’ai loupé
aucune élection qu’elle soit municipale, législative ou présidentielle. Même si
l’on a la conscience politique d’une moule cuite, on vote ! Au premier
râleur politique que j’entends, je lui demanderai :
-
Au fait, pour qui as-tu voté ?
-
…
-
Ah tu n’as pas voté ! cela te retire le droit
à la récrimination, tu as simplement le droit de subir en te taisant, comme en
Corée du Nord. Voilà un pays où l’on n’est pas emmerdé par les "votations" ou la pléthore de candidats !
Quand je pense
que nous avons fait quatre révolutions (1789-1830-1848-1871) pour ce droit et
que bon nombre de Français ont donné leur vie pour ça, j’ai honte !
Que l’on vote
blanc pour dire que l’on ne trouve pas son bonheur parmi les candidats, je le
comprendrais, mais là je suis triste de cet affligeant record…
lundi 31 mars 2014
L'écriture est comme la marche à pied: moins on y pense, meilleur c'est ! (Madeleine Chapsal)
Pour faire du
pain, il faut pétrir la pâte longtemps, très longtemps, puis la laisser reposer pour
qu’elle finisse par lèver. L’écriture, pour ma pomme, ressemble au pain. J’admire les écrivains
qui vous disent : « Moi je
m’oblige à écrire au moins un chapitre par jour de cinq heures du matin à dix
heures. Puis je déjeune et m’en vais me promener ». Houah c’est
peut-être ça le talent ! Mais pour moi ça ne marche pas comme ça du
tout. Pour commencer, tant que je n’ai pas accouché, autrement dit, tant que le
précédent livre n’est pas dans les librairies, je ne peux pas remettre "la petite graine dans mon gros ventre". Mais il est vrai que je suis
un "jeune" auteur encore peu expérimenté, enfin disons
plutôt débutant, car jeune... L’écriture me vient par jets saccadés, comme un
vieux monsieur dont la prostate lui joue des tours. Puis au final après un an
ou plus cela commence à ressembler à un
livre. Au milieu de mon "Décidément je n’y arriverai jamais" je me dis qu’après en avoir publié quatre, j’arriverai bien à en
écrire encore un…
mardi 25 mars 2014
Salon du livre de Paris
Heureusement
que l’on ne va pas au salon du livre que pour vendre sa production. Malgré une
foule compacte qui vient regarder in vivo
les vedettes de la littérature ou les peoples qui publient leurs mémoires, le
résultat est décevant. En sortant vers 18 heures je ne voyais pas beaucoup de
livres dans les sacs, crise ou manque d’intérêt pour la lecture ? Alors
que viennent-ils tous faire au salon ? Se promener au chaud ?
Toutefois la partie la plus intéressante se trouve dans les rencontres avec les
collègues, les éditeurs et prendre les grandes tendances du marché du livre.
Bien-sûr il ne faut pas tenir compte des chiffres annoncés par les "chers collègues" ou alors en retirer 30 %. Les écrivains sont un peu comme les
pêcheurs, ils embellissent les prises. Si j’additionne tous les chiffres
entendus samedi dernier, ce sont des millions de livres vendus toutes les semaines,
mais après tout cela ne fait de mal à personne…
mercredi 19 mars 2014
Après les 3
vagues de corrections, les demandes de modification de la 1e de
couverture, puis de la 4e, mon quatrième livre va paraître début
avril. La publication d’un roman, fût-il policier, est une aventure. Écrire
pour être lu est d’une grande vanité. Comment pourrait-il en être autrement ?
Le simple fait de penser que ce que l’on écrit puisse intéresser autrui est présomptueux,
mais tant-pis j’assume ! Un livre est comme un enfant qui vient au monde,
ses parents se demandent toujours quelle sera sa vie, longue ou courte, riche
ou misérable. Même si la plupart du temps le livre est monoparental, son "père-mère" se pose aussi les mêmes questions et c’est vous, lecteurs, qui avez
les réponses…
Je serai au
salon du livre de Paris sur le stand de mon éditeur "Corsaire éditions" (A 43) samedi 22
de 14 à 19 h
Si vous voulez
vous faire une idée de mes bébés :
samedi 15 mars 2014
France terre de paradoxes...
Si, en Europe,
nous sommes le pays le plus révolutionnaire, en réalité nous sommes des "révolutionnaires-conservateurs". C’est une race très spéciale et probablement
unique au monde. Quand nous nous faisons peur avec 1789, nous nous précipitons
dans les bras d’un empereur en 1804, puis de nouveau dans ceux de deux autres
rois. Marre du roi ? Qu’à cela ne tienne, nous refaisons une révolution pour
réinstaurer la République qui se transforme, quatre ans plus tard, en nouvel empire…
Aujourd’hui avons-nous vraiment changé ?
Après avoir élu un roi-président de gauche, nous faisons tout pour faire revenir
le petit roi de droite proscrit. "Reviens chéri tout est pardonné,
je te re-aime" enfin presque…
Les apôtres de l’ex roi, eux ne sont pas tous du même avis. N’oublions pas que
les amis de l’ex roi voudraient bien être roi à la place de l’ex roi ! Alors
on déterre une Affaire, toutefois à suivre l’Affaire, puis l’Affaire dans l’Affaire,
puis l’Affaire dans l’affaire de l’Affaire qui est dans l’Affaire, Montesquieu
en perdrait son persan (pas le chat, non sa langue)! Cependant, souvenons-nous
que la démocratie est le pire des régimes politiques…à l’exception de tous les
autres !
samedi 8 mars 2014
Père gardez-vous à droite !
Si nous avons
la gauche la plus décevante du monde, nous continuons à avoir la droite la plus
bête !
Espionner ses
propres amis politiques est, depuis Staline, une pratique assez courante. En
revanche se faire prendre la main dans le pot de confiote est à mourir de rire.
De quoi faire manger son chapeau à l’avocat chargé du rétropédalage. Le pire dans cette vaudevillesque affaire est
la posture du "Buisson ardent". Non seulement il se comporte comme un félon
d’opérette, mais de plus il avoue son forfait en portant plainte pour vol de
l’objet même de son forfait, ahurissant, non ? Et dire que Vatel s’est
passé une épée au travers du corps pour un poisson en retard à la table de
Louis XIV ! Ah si le ridicule pouvait tuer, nous serions débarrassés
régulièrement d’une partie de la classe politique. Toutefois posons-nous la
question : « À qui profite le crime ?... »
dimanche 2 mars 2014
Éloge de l'ennui
Le temps passe
trop vite, la vie est trop courte, quoi il est déjà dix heures ?, etc. Que
n’ai-je, comme vous toutes et tous, entendu ces phrases. La raison en est que
nous vivons trop vite et que chaque instant de notre vie doit être comblé par une
activité quelconque. Je vais vous expliquer comment rallonger vos vacances,
sans pour autant que votre patron en fasse un caca nerveux.
Posez-vous la
question suivante : « Qu’est ce qui passe le plus vite, une
heure à faire l’amour ou une heure chez le dentiste ? » Partant du
principe qu’en dehors des masochistes, tous opteront pour le temps le plus long
est chez le dentiste. Pour vos prochaines vacances, voici la solution.
1)
Choisissez un endroit en France où il ne se passe
jamais rien, où la météo est toujours exécrable et le paysage sans intérêt
2)
Installez-vous
dans l’hôtel le plus minable de la ville, celui qui est dans la zone industrielle,
près de l’incinérateur d’ordures.
3)
Prenez une chambre sans télévision, n’apportez ni
radio, ni livre, ni montre.
Au bout de deux
jours posez-vous la question de l’heure, vous verrez que la réponse est bien au-delà de la réalité. Après quinze jours vous
vous direz : « Nous devons être samedi ». La réponse du journal, que vous aurez eu gratuitement, sera
certainement : « Mercredi ». Ainsi vous avez gagné deux jours de
vacances gratos !
La morale de
cette histoire : Gardez-vous toujours des moments sans rien faire et contraignez-vous
à vous ennuyer, vous verrez
comme c’est bon, créatif et comme le temps "ralenti son vol"…
samedi 1 mars 2014
vendredi 21 février 2014
Grrrreu, Zeux jolimpiques poutiniens
Les
journalistes sportifs me donnent "envie de balancer des
mandales dans la tronche à tout c’qui r’mue" comme le disait ce cher Jean Yanne dans "le permis de conduire". Le pompon en revient à Nelson Montfort que talonnent de près Gérard
Holtz et Philippe Candeloro. Nullité abyssale des commentaires, vulgarité du
propos, français approximatif, tout y était pour ces J.O. poutinesques. Même si
quelques épreuves attiraient ma curiosité, je coupais le son pour éviter les
tonnes de platitudes et d’imbécilités débitées par ces nullités patentées. Et
puis la semaine dernière, comme nous étions encore dans les tréfonds du
classement, ce qui personnellement ne me faisait ni chaud ni froid, tout à coup,
MIRACLE ! V’la t’y pas que l’on décroche la timbale mondiale du saut à la perche.
Rien à voir avec la poutinerie de Sotchi, mais là les journaleux tenaient enfin
du sérieux à commenter, du lourd, du record, du vrai, du mondial en or. Alors fini
Sotchi, Renaud Lavillenie remplaçait avantageusement les : « pourtant-il-s’était-bien-entraîné-depuis-quatre-ans-mais-la-neige-n’était-pas-bonne ! ».
Même Boubka n’en revenait pas, enfin un Français avait sucé la Tour Eiffel pour
la rendre pointue ! Il aurait dû sauter à Sotchi ce garçon ! Et
maintenant voilà que BHL s’emmêle, oups pardon, s’en mêle. manque de chance on a raflé plein de médailles
depuis, cela fait oublier la pauvre Ukraine mortellement empoutinée…
dimanche 16 février 2014
Il y a des chefs-d'œuvre si fastidieux qu'on admire qu'il se soit trouvé quelqu'un pour les écrire. Jean Rostand
Cela me fait
penser à tout ce que nous avons dû ingurgiter dans notre jeunesse comme
littérature rasoir. Heureusement les goûts finissent par changer et progressivement
ce que nous trouvions prodigieusement chiant, nous apparaît un beau jour comme
un chef-d’œuvre. Inversement je me souviens avoir dévoré, à 25 ans, les sept piliers de la sagesse de T. E. Lawrence, le fameux "Lawrence d'Arabie", j’ai voulu remettre le nez dedans il y a quelques années,
impossible ! Là aussi mes goûts avaient changé. Ce que j’avais trouvé
passionnant était devenu long, long et sans intérêt. Il en va des livres comme
des humains, on accroche à un livre comme on accroche en amitié ou en amour,
sans raison objective. De plus l’humeur du moment peut faire changer l’envie de
lire, hier Proust, aujourd’hui Stieg Larsson . Bonne lecture à vous…
vendredi 7 février 2014
PROMOTION...
Le mois dernier
j’ai perçu mes droits d’auteur pour «Étranges nouvelles » mon
premier livre, réédité en ligne chez Le Gaulois nomade. En un an j’ai
vendu 21 unités pour un résultat net de 9.06 €, la fortune ! Alors quand
on me dit que l’édition en ligne se porte bien (oups !?). À cela une seule
raison : Pas de promotion. Il ne suffit pas de mettre en ligne un
livre, comme un fil de pêche dans le courant de la rivière, encore faut-il
le promouvoir. Ce que je fais avec Corsaire éditions, mon autre éditeur,
pour mes livres papier "Affaires étranges" ou "Sans Tête" et prochainement "La Pierre de Sang" à savoir :
tournées de libraires, séances de
dédicaces, salons du livre, etc. Toutes ces actions finissent à la longue par
me maintenir dans la moyenne des ventes françaises (entre 500 et 800/an). Cependant,
je ne peux le faire avec des "e-books". De plus les
éditeurs en ligne manquent d’imagination. Ils pensent qu’il suffit d’avoir un "e-catalogue" et que les ventes se feront automatiquement. ILS SE TROMPENT ! Le
livre papier a donc encore de beaux jours devant lui, il manque pour les livres
électroniques une vraie post-production.
Cependant il ne suffit pas d’avoir un nom pour vendre du papier,
exemples de gamelles pour l’année 2011 :
-
Noël Mamère, La Malédiction des justes, 362 ventes.
-
Christine Boutin & René Frydman, Les Nouvelles Familles , 261 ventes.
Je sais que ce n’est pas gentil de se moquer de
ses petits camarades, mais ça fait un bien fou, niark, niark !...
lundi 3 février 2014
On n’y peut rien c’est l’Europe !
C’est un peu
comme dans l’administration où pour une demande de renseignements ou de
modifications d’un dossier, la réponse de la préposée est invariablement
la même : « Ah mais monsieur
je n’y peux rien, maintenant tout passe par l’informatique, il faut attendre un
mois ! ». L’outil a dévoré son créateur. Nous subissons l’Europe plus
que nous la vivons. Pourtant cela semblait, sur le papier, un projet magnifiquement
romantique. Au bout du compte nous nous retrouvons avec une association de comptables
qui alignent par le bas les règlements les plus stupides. De la taille des bananes
aux rejets des gaz d’échappement tout passe par l’Europe et ses scribouillards
bornés QUE
PERSONNE N’A ÉLU ! Mettez un fonctionnaire seul au milieu du Sahara,
deux mois plus tard il importe du sable. Bien-sûr les droits d’auteurs ne concernent
que très peu de monde en France, mais ne nous y trompons pas, progressivement
le monstre réglementariste dévore tout sur son passage. La seule chose que sait
faire l’Union, c’est l’Europe des ronds-de-cuir qui s’autoalimentent en normes,
règles et codes. Mais à quand l’Europe des femmes, des hommes et des nations ?
samedi 1 février 2014
Appel à la mobilisation pour défendre le droit d’auteur au niveau européen
Fin mars, le Collège des Commissaires Européens tiendra un débat afin de décider si le droit d’auteur doit faire l’objet d’une révision ou non. En mai, juste avant les élections européennes, se tiendra un Conseil Compétitivité qui devrait être décisif sur ce dossier.
Le SNE et la FEE vont bien entendu envoyer leur contribution, y compris en se coordonnant avec les autres industries culturelles. Face aux enjeux majeurs de remise en question du modèle économique de l’édition et à la mobilisation massive des opposants au droit d’auteur, il est important et urgent que vous répondiez personnellement à cette consultation ouverte jusqu’au 5 février.
Nous vous invitons à compléter le premier paragraphe de ce courrier-type (en anglais pour faciliter la prise en compte de nos positions lors du dépouillement du questionnaire) afin de vous identifier et de souligner le poids économique de votre maison et à le renvoyer à la Commission Européenne (sous format Word, odf ou pdf) à l’adresse markt-copyright-consultation@ec.europa.eu.
Chaque réponse étant comptabilisée individuellement, nous appelons non seulement chaque groupe et chaque maison, mais aussi chaque responsable de département ou de collection au sein d’une même maison à répondre et à faire suivre autour de vous cet appel à la mobilisation.
Enfin, nous vous encourageons à vous joindre à la signature de la pétition de défense du droit d’auteur lancée par les compositeurs à l’adresse : http://www.creatorsforeurope.eu/en/
Les résultats de cette consultation compléteront les résultats de la plateforme Licences pour l’Europe, à laquelle ont participé le SNE et la FEE et les études commanditées par la Commission et qui commencent àêtre publiées.
Michel Barnier, commissaire européen en charge du droit d'auteur, sera l’invité exceptionnel du Salon du livre le lundi 24 mars à 14h30.
mardi 28 janvier 2014
Lit de roses
Le passage obligé par un établissement hospitalier est un grand moment de bonheur ! Accortes infirmières, médecins expliquant avec forces détails clairs ce que vous avez, vous n'avez plus qu'à vous laisser glisser en vous adonnant à des mains expertes.
Puis vient le moment du réveil. Vous êtes arrivé sur vos deux jambes en pleine sante et deux jours plus tard vous déplacez avec le déambulateur que vous n'attendiez que pour votre 90e anniversaire
Si j'étais une outre avec tous les trous que l'on me pratique tous les jours je ressemblera à un arrosoir
Et comme dit mon petit fils : "Tu vas marcher avec ça ? ,
Puis vient le moment du réveil. Vous êtes arrivé sur vos deux jambes en pleine sante et deux jours plus tard vous déplacez avec le déambulateur que vous n'attendiez que pour votre 90e anniversaire
Si j'étais une outre avec tous les trous que l'on me pratique tous les jours je ressemblera à un arrosoir
samedi 18 janvier 2014
Chirurgien affûte ton bistouri !
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| Collection personnelle |
J’espère que le chirurgien (à gauche) et l’anesthésiste (à droite) qui
vont s’occuper de moi le 21 janvier seront aussi efficaces que les deux de cette
photo. Ma tête de fémur arrivant à son maximum d’usure, il m’a fallu songer à
son remplacement par un joli morceau de titane.
Je serai donc absent pendant quelque temps. Cependant mes doigts n’étant
pas concernés j’essaierai de valider vos commentaires et d’avancer mon 5e
livre qui sera également un polar, comme les deux actuellement en vente: Affaires étranges et Sans Tête ou les 17 nouvelles de : Étranges nouvelles. Le troisième polar arrivera à maturité chez vos libraires au mois de Mars . À bien vite de vos nouvelles...
PS: les pubs qui apparaissent ici sont des spams que je dénonce fermement.
PS: les pubs qui apparaissent ici sont des spams que je dénonce fermement.
dimanche 12 janvier 2014
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
C’est ce que
dit Le Clézio et voilà exactement ce que je pense. Comment arriver à décrire
une idée, un paysage, une action dans une phrase ou deux ? Sans pour
autant faire lâcher prise au lecteur. La réalisation est toujours imparfaite.
On a beau reprendre la phrase, en changer les mots, le temps des verbes, ce
n’est jamais exactement ce que l’on pense. Il faut en prendre son parti et
poursuivre. Comme déjà dit dans un article précédent, le lecteur fera sa propre
image avec les mots proposés. Cette image sera différente d’un lecteur à
l’autre, c’est comme ça, tant-pis ! D’où, pour les auteurs classiques, dans
les collèges et lycées des exégèses sans fin sur ce que cachent leurs mots. Si
Hugo, Proust ou Mallarmé avaient pensé aux tortures mentales qu’ils infligeraient à nous chères têtes blondes…
samedi 4 janvier 2014
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ?
Demande récurrente des lecteurs
qui viennent solliciter une dédicace. Pour faire court, je leur explique que
c’est un fait divers qui me met sur une piste afin de trouver l’assassin à ma
façon. Et c’est la vérité pour mon 3e livre SANS TÊTE. En fait, pour
les autres je n’en sais rien ! Mais il faut bien donner une réponse qui soit un
peu originale. La réalité est moins évidente. Un après-midi d’été, lassé de la
plage, je me suis installé sur ma terrasse et j’ai tapé sur ma
"boite-à-écrire" une phrase que j’avais en tête, une autre s’est
enchaînée, puis un scénario m’est venu seulement après avoir commencé. C’est
seulement au quatrième paragraphe que je me suis dit : « Il faudrait bien faire
un plan ! ». Alors, Je me suis aperçu que la vraie difficulté d’écrire n’était
pas de commencer un livre, mais de le terminer. Entre les deux, c’est
relativement facile, on se laisse porter par l’histoire et les personnages.
Bien qu’en théorie les nouvelles soient plus difficiles à construire en raison
de leurs brièvetés, ainsi sont nées mes ÉTRANGES NOUVELLES sans grande idée de
méthode. La seule vertu des salons, outre le fait de rencontrer quelques
lecteurs, est de confronter, entre collègues, nos méthodes d’écriture. Bien-sûr
chacun a la sienne, cependant avec le temps ma propre méthode change, s’affine
et surtout après quatre ouvrages l’angoisse de me dire : « Je n’y arriverai
jamais » s’estompe.
samedi 28 décembre 2013
Une bonne année 2014 ???
Bientôt le
début d’une nouvelle année. De gauche, comme de droite, voir des deux extrêmes,
les discours sont à peu près les mêmes : « Il faut changer pour retrouver notre place dans le concert des
nations ». Pas un seul gouvernant ou candidat, que ce soit : la
Walkyrie blonde, Narcozy-le-retour, le "Valseur" ou "L’autre pays du
fromage", n’oserait
avoir le discours de W. Churchill, pourtant conservateur et réactionnaire : « Je vous promets du sang et des larmes,
mais je vous promets la victoire ». Quelle femme ou homme politique
pourrait se faire élire en disant : « Nous
ne retrouverons jamais les 30 glorieuses, le monde a changé malgré nous, il
nous faut nous préparer à régresser, organisons-nous pour le faire dans la solidarité
et la fraternité ». Pas politiquement correcte ! Pourtant seul
discours à ne pas utiliser la langue en chêne massif. À votre avis combien de
fortunes faut-il pour égaler les 500 premières ? Ne cherchez pas, il en
faut simplement 4 milliards, dont la 501e et la vôtre ! Triste
réalité, le déséquilibre riches-pauvres s’accentue tous les jours. Pendant ce
temps la télé-bidet, propose à des jeunes un peu perdus, des modèles
improbables. Gourdasses décervelées qui bâtissent des fortunes sur une
plastique siliconée en prononçant des paroles devenues sacrées « à l’eau,
quoi… à l’eau ! ».
Écrire des
polars c’est aussi, pour moi, une façon de dénoncer les dysfonctionnements d’une société
livrée sans retenue aux marchands et aux gourous.
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