Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

vendredi 30 mai 2014

République bananière…

Après les 30 glorieuses, nous eûmes les 30 piteuses, depuis nous sommes dans les 10 merdeuses. Bon je sais, ce n’est pas bien de tirer sur les ambulances. Je ne dis pas que moralement ce soit irréprochable, mais ça soulage ! Que les quais des gares soient trop étroits pour les nouveaux trains, nous passons pour des rigolos aux yeux du monde, pas très grave, nous en avons l’habitude. Mais que nos dirigeants pratiquent la prévarication et l’arnaque pour s’accrocher à un pouvoir qui leur échappe, on en constate le résultat ! Ah nous les voyons tous sur les marchés à la veille d’élections, mais après pfuittt, plus personne, envolés nos chers élus. Alors se lèvent les improbables, les "purs-et-sans-tâche", les "vrais-Français", les "ceux-qu’on-a-jamais-essayé" et les politologues du café du commerce se disent qu’ils ont raison de vouloir redonner le travail des étrangers aux Français. Pensent-ils donner un bon coup de balai en votant pour l’aventure ? C’est pourtant une chanson que nous devrions connaitre, c’est celle des années trente. Terrible retour en arrière qui déboucha sur la plus épouvantable catastrophe que notre planète ait connue. Nous le savons mais pourquoi y aller quand-même ?…

vendredi 23 mai 2014

Les marchands de doute

Si le doute est une bonne attitude dans la vie et en particulier dans le domaine scientifique, il en va tout autrement depuis quelques années. Les "vendeurs de doute" ont une vision très mercantile de cette attitude intellectuelle. Certains "conseillers" se sont fait une spécialité en disant : « Notre produit, c’est le doute. » Les lobbys industriels (industrie du tabac, de l’énergie, du pétrole, OGM…) ont, à coup de milliards de dollars, élaboré une stratégie destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale pouvant nuire à leurs intérêts économiques. Du coup cette remise en cause systématique des vérités acquises, indispensable à l’évolution de la science et au progrès de l’Humanité  est détournée, corrompue, déformée, vidée de son sens. C’est une stratégie toute simple, qui consiste à nier en bloc les preuves scientifiques de la dangerosité du tabac, du diesel, du DDT, de la réalité du trou de la couche d’ozone, des atteintes environnementales des pluies acides etc. Par exemple, le Canada, producteur d’amiante continue à vanter ce produit comme inoffensif en arguant que  les preuves de sa dangerosité ne sont pas certaines, malgré les preuves évidentes données par le corps médical de tous les pays. Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion, grâce à l’aide d’un petit groupe "d’experts indépendants" et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours admirablement. C’est à tel point qu’aucune mesure sérieuse n’est prise contre le réchauffement climatique. Pour une fois que le principe de précaution servirait à quelque chose !…

vendredi 16 mai 2014

Vanitas vantatis et omnia vanitas

Vanité des vanités tout n’est que vanité disait JBB (Jacques Bénigne Bossuet) en citant de l’Ecclésiaste. Il commença ainsi son oraison funèbre à Henriette d’Angleterre. Arrivé à un certain âge les évènements bons ou mauvais, vous forgent-ils une certaine sagesse en vous faisant relativiser les choses ? Pas si sûr que ça !  Les Africains font plus volontiers confiance aux vieux qui, pensent-ils, ont acquis la sérénité et la sagesse. Leurs conseils sont alors théoriquement empreints de discernement. Est-ce toujours vrai ? Brassens avait pour cela une théorie bien ancrée : « Quand on est con, on est con. De jeune con, on devient vieux con et l’âge ne fait rien à l’affaire ». Alors qui croire ? Les jeunes qui, pour certains, rejettent en bloc tout ce qui vient du passé ? J’aurais plutôt tendance, pour ma part, à croire Tonton Georges. Si l’on perd certaines vanités avec l’âge, le fond en est-il meilleur ? Bien-sûr la vanité peut dévorer entièrement un homme ou une femme. Les dictateurs sont toujours des monstres de vanité.  Je vous laisse méditer là-dessus et je ramasse les copies samedi prochain. En attendant : Carpe diem quam minimum credula postero… 

vendredi 9 mai 2014

Best seller

Je viens d’écrire le mot FIN sur mon "tapuscrit", j’appelle mon éditeur pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui dire que je passerai dans la matinée du lendemain lui déposer en main propre mon plus beau roman LA PIERRE DE SANG. Malgré quelques angoisses de dernières minutes, l’original est corrigé, le bon à tirer approuvé et le livre tant attendu est enfin dans les librairies pour la rentrée littéraire… enfin l’une d’elles. J’attaque alors mon parcours de promo : Canal+, France 2, TF1, France Inter, Paris Première. Je donne des interviews pour le Parisien, le Monde et Libé me fait une critique dithyrambique, le Figaro est un peu moins flatteur, mais ce n’est pas si grave. Résultat un an plus tard 500 000 ex vendus, mon éditeur heureux m’invite à la Tour d’Argent, moi qui suis son auteur préféré, pour la remise de mon chèque de droits d’auteur de 350 000 €. C’est à ce moment précis que je me réveille, les doigts encore crispés sur le vide !

La réalité de 95% des auteurs (dont la mienne) est toute autre. La promotion c’est à l’auteur de se la tricoter en allant de librairies en supermarchés et en salons du livre, pour se faire connaître ou reconnaître. C’est de cette façon que progressivement on acquiert une toute petite notoriété, mais ne nous faisons pas d’illusion il faut avoir un appétit de moineau pour en vivre. Certes c’est un petit métier, mais c’est un métier…

vendredi 2 mai 2014

Coca ou Pepsi ?

Warren Buffet
Il semblerait que le vœu de Warren Buffet se réalise, quand il dit en substance : « Les politiques ne savent pas diriger un pays, nous, chefs d’entreprises, savons mieux le faire qu’eux, qu’ils nous laissent la place » Que pèse donc un état comme la France, quand on sait que plusieurs entreprises, de notre pays, ont un chiffre d’affaire supérieur à celui du budget de l’État ? Ce pauvre Montebourg peut toujours s’insurger de ne pas être informé des stratégies de rachats de certains groupes, ce n’est pas un oubli, c’est que cela ne le regarde pas. Comme disait cet humoriste de Staline : « Montebourg combien de divisions ? » ou Audiard : « Quand les mecs d’un mètre quatre-vingt parlent, ceux d’un mètre soixante les écoutent » Que peuvent les politiques face à cela ? Même Obama doit coucher les oreilles face au complexe militaro-industriel, qui depuis la guerre, a mis en place tous les présidents en finançant les campagnes de tous les candidats. Cet autre comique de Poutine l’a tellement bien compris que pour diriger la Russie il s’est doté lui-même de la première fortune du pays et toutes les têtes qui dépassent tombent… 

vendredi 25 avril 2014

La catastrophe est imminente !

À écouter ou lire les média TOUT VA PÉTER ! Rien ne va plus : le chômage, la dette, l’indice de Perlinpinpin explosent, la sécu est au bord de la déflagration, les caisses de retraites sont vides, c’est un désastre ! Que ça aille mal, nous finissons tous par le savoir ! D’autres journalistes viennent nous dire avec l’air surpris : « Comme c’est étrange, le moral des Français est en berne !». Ainsi que la langue d’Esope, la presse est la meilleure et la pire des choses. Hier soir en rentrant, j’ai regardé une redif’ de C dans l’air vers 23 heures. À écouter un économiste, la dette n’était plus en réalité  de 50 milliards mais de 150 et peut-être même plus... rien que ça ! Les emprunts toxiques dans le monde représentent 1 170 milliards répartis sur 3 banques dont une française ! Mais que cherche-t-on à faire ? Si c’est à nous démoraliser, c’est fait depuis longtemps ! Je ne crois pas que les discours catastrophistes ou complexistes soient le meilleur moyen de nous mettre au travail, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite. Ne chercherait-on pas à nous décourager ? Quel intérêt à le faire ?  Les politiques de droites ne savent que tirer sur la gauche, qui à son tour renvoie la balle en disant que : « c’est çui qu’il dit qu’y est ! ». La salle des colonnes de l’assemblée nationale ressemble de plus en plus à une cour de récré…

vendredi 18 avril 2014

Suis-je toujours Européen ?

Je ne le sais plus ! Les Étasuniens et l’Europe en sont cours de négociations du plus gros contrat de libre échange, jusque-là tout va bien ! Cependant dans le plus grand secret ! Pourquoi ? Nous ne sommes pas concernés ? Qui signe à notre place ? Quel contenu ? Va-ton avaler des poulets lavés à l’eau de Javel, du bœuf aux hormones, du pain à la farine transgénique ? On vous dit que C’EST SECRET ! Les seuls élus de ce "machin" sont des lavettes néolibérales comme Barroso ou le président au nom imprononçable. Cette Europe-là n’a plus aucune défense immunitaire, les Barroso et consorts ont eu une fonction de virus en abattant toute immunité. Quel pouvoir a réellement le parlement ? S’il faut trouver l’unanimité de 27 politicards dont tous les pays se débarrassent pour leur incompétence, on est loin des bonnes décisions. Et pendant ce temps-là à Moscou le si sympathique Poutine fait ce qu’il veut. Il a lu Mein Kampf et comme Hitler en 1939 avec les minorités germanophones des pays Baltes, il annexe. Cette fois-ci ce n’est pas la Tchécoslovaquie, quoi que. Pour Adolf ce fût dans l’impunité la plus totale, puis vint la Pologne, la France et l’on connaît la suite…
Regardez :

samedi 12 avril 2014

Enfin en librairie…ou presque !

Depuis ce matin 12 avril, il est enfin livrable dans toutes les bonnes et même les mauvaises librairies de France et de Belgique. Vous pourrez même le commander directement ICI.
Son titre ? LA PIERRE DE SANG. Chez Corsaire éditions dans sa collection "Pavillon noir" qui publie également les deux précédents : Affaires étranges au quai des Orfèvres et Sans Tête
C'est aussi un polar ésotérique qui débute dans un petit musée parisien que je connais très bien ! Puis il vous propulsera dans l’espace-temps sur la route de Paris à Nantes en 1792.

Vous y croiserez même quelques personnages historiques qui ne le sont pas encore. Le chemin vers la Vérité sera long et semé d’embûches et de fil en aiguille il se terminera là où il avait commencé, de nos jours avec l’éradication d’une secte satanique, élimination définitive ? C’est Fabienne Quinot mon héroïne préférée qui mène une fois de plus l’enquête. 

vendredi 4 avril 2014

Premier parti de France

« Désormais nous sommes le premier parti de France » entends-je dire par certains triomphalistes à la mauvaise foi étincelante. Je crois qu’ils oublient l’autre parti, le plus important, celui qui en réalité remporte les élections,  celui des abstentionnistes (36.3%). C’est lui le premier parti de France et tous les ans il gagne des non-voix ! Depuis mes 21 ans je vote (oui je sais ça donne mon âge) et je n’ai loupé aucune élection qu’elle soit municipale, législative ou présidentielle. Même si l’on a la conscience politique d’une moule cuite, on vote ! Au premier râleur politique que j’entends, je lui demanderai :
-           Au fait, pour qui as-tu voté ?
-          
-           Ah tu n’as pas voté ! cela te retire le droit à la récrimination, tu as simplement le droit de subir en te taisant, comme en Corée du Nord. Voilà un pays où l’on n’est pas emmerdé par les "votations" ou la pléthore de candidats !
Quand je pense que nous avons fait quatre révolutions (1789-1830-1848-1871) pour ce droit et que bon nombre de Français ont donné leur vie pour ça, j’ai honte !
Que l’on vote blanc pour dire que l’on ne trouve pas son bonheur parmi les candidats, je le comprendrais, mais là je suis triste de cet affligeant record…


lundi 31 mars 2014

L'écriture est comme la marche à pied: moins on y pense, meilleur c'est ! (Madeleine Chapsal)

Pour faire du pain, il faut pétrir la pâte longtemps, très longtemps, puis la laisser reposer pour qu’elle finisse par lèver. L’écriture, pour ma pomme, ressemble au pain. J’admire les écrivains qui vous disent : « Moi je m’oblige à écrire au moins un chapitre par jour de cinq heures du matin à dix heures. Puis je déjeune et m’en vais me promener ». Houah c’est peut-être ça le talent ! Mais pour moi ça ne marche pas comme ça du tout. Pour commencer, tant que je n’ai pas accouché, autrement dit, tant que le précédent livre n’est pas dans les librairies, je ne peux pas remettre "la petite graine dans mon gros ventre".  Mais il est vrai que je suis un "jeune" auteur encore peu expérimenté, enfin disons plutôt débutant, car jeune... L’écriture me vient par jets saccadés, comme un vieux monsieur dont la prostate lui joue des tours. Puis au final après un an ou plus cela commence à ressembler à un livre. Au milieu de mon "Décidément je n’y arriverai jamais" je me dis qu’après en avoir publié quatre, j’arriverai bien à en écrire encore un…

mardi 25 mars 2014

Salon du livre de Paris

Heureusement que l’on ne va pas au salon du livre que pour vendre sa production. Malgré une foule compacte qui vient regarder in vivo les vedettes de la littérature ou les peoples qui publient leurs mémoires, le résultat est décevant. En sortant vers 18 heures je ne voyais pas beaucoup de livres dans les sacs, crise ou manque d’intérêt pour la lecture ? Alors que viennent-ils tous faire au salon ? Se promener au chaud ? Toutefois la partie la plus intéressante se trouve dans les rencontres avec les collègues, les éditeurs et prendre les grandes tendances du marché du livre. Bien-sûr il ne faut pas tenir compte des chiffres annoncés par les "chers collègues" ou alors en retirer 30 %. Les écrivains sont un peu comme les pêcheurs, ils embellissent les prises. Si j’additionne tous les chiffres entendus samedi dernier, ce sont des millions de livres vendus toutes les semaines, mais après tout cela ne fait de mal à personne…


mercredi 19 mars 2014

Après les 3 vagues de corrections, les demandes de modification de la 1e de couverture, puis de la 4e, mon quatrième livre va paraître début avril. La publication d’un roman, fût-il policier, est une aventure. Écrire pour être lu est d’une grande vanité. Comment pourrait-il en être autrement ? Le simple fait de penser que ce que l’on écrit puisse intéresser autrui est présomptueux, mais tant-pis j’assume ! Un livre est comme un enfant qui vient au monde, ses parents se demandent toujours quelle sera sa vie, longue ou courte, riche ou misérable. Même si la plupart du temps le livre est monoparental, son "père-mère" se pose aussi les mêmes questions et c’est vous, lecteurs, qui avez les réponses…
Je serai au salon du livre de Paris sur le stand de mon éditeur "Corsaire éditions"  (A 43) samedi 22 de 14 à 19 h

Si vous voulez vous faire une idée de mes bébés :

samedi 15 mars 2014

France terre de paradoxes...

Si, en Europe, nous sommes le pays le plus révolutionnaire, en réalité nous sommes des "révolutionnaires-conservateurs". C’est une race très spéciale et probablement unique au monde. Quand nous nous faisons peur avec 1789, nous nous précipitons dans les bras d’un empereur en 1804, puis de nouveau dans ceux de deux autres rois. Marre du roi ? Qu’à cela ne tienne, nous refaisons une révolution pour réinstaurer la République qui se transforme, quatre ans plus tard, en nouvel empire…  Aujourd’hui avons-nous vraiment changé ? Après avoir élu un roi-président de gauche, nous faisons tout pour faire revenir le petit roi de droite proscrit. "Reviens chéri tout est pardonné, je te re-aime" enfin presque… Les apôtres de l’ex roi, eux ne sont pas tous du même avis. N’oublions pas que les amis de l’ex roi voudraient bien être roi à la place de l’ex roi ! Alors on déterre une Affaire, toutefois à suivre l’Affaire, puis l’Affaire dans l’Affaire, puis l’Affaire dans l’affaire de l’Affaire qui est dans l’Affaire, Montesquieu en perdrait son persan (pas le chat, non sa langue)! Cependant, souvenons-nous que la démocratie est le pire des régimes politiques…à l’exception de tous les autres !

samedi 8 mars 2014

Père gardez-vous à droite !

Si nous avons la gauche la plus décevante du monde, nous continuons à avoir la droite la plus bête !

Espionner ses propres amis politiques est, depuis Staline, une pratique assez courante. En revanche se faire prendre la main dans le pot de confiote est à mourir de rire. De quoi faire manger son chapeau à l’avocat chargé du rétropédalage.  Le pire dans cette vaudevillesque affaire est la posture du "Buisson ardent". Non seulement il se comporte comme un félon d’opérette, mais de plus il avoue son forfait en portant plainte pour vol de l’objet même de son forfait, ahurissant, non ? Et dire que Vatel s’est passé une épée au travers du corps pour un poisson en retard à la table de Louis XIV ! Ah si le ridicule pouvait tuer, nous serions débarrassés régulièrement d’une partie de la classe politique. Toutefois posons-nous la question : « À qui profite le crime ?... »

dimanche 2 mars 2014

Éloge de l'ennui

Le temps passe trop vite, la vie est trop courte, quoi il est déjà dix heures ?, etc. Que n’ai-je, comme vous toutes et tous, entendu ces phrases. La raison en est que nous vivons trop vite et que chaque instant de notre vie doit être comblé par une activité quelconque. Je vais vous expliquer comment rallonger vos vacances, sans pour autant que votre patron en fasse un caca nerveux.
Posez-vous la question suivante : « Qu’est ce qui passe le plus vite, une heure à faire l’amour ou une heure chez le dentiste ? » Partant du principe qu’en dehors des masochistes, tous opteront pour le temps le plus long est chez le dentiste. Pour vos prochaines vacances, voici la solution.
1)        Choisissez un endroit en France où il ne se passe jamais rien, où la météo est toujours exécrable et le paysage sans intérêt
2)         Installez-vous dans l’hôtel le plus minable de la ville, celui qui est dans la zone industrielle, près de l’incinérateur d’ordures.
3)        Prenez une chambre sans télévision, n’apportez ni radio, ni livre, ni montre.
Au bout de deux jours posez-vous la question de l’heure, vous verrez que la réponse est bien au-delà de la réalité.  Après quinze jours vous vous direz : « Nous devons être samedi ». La réponse du journal, que vous aurez eu gratuitement, sera certainement : « Mercredi ». Ainsi vous avez gagné deux jours de vacances gratos !


La morale de cette histoire : Gardez-vous toujours des moments sans rien faire et contraignez-vous à vous ennuyer, vous verrez comme c’est bon, créatif et comme le temps "ralenti son vol"…   

samedi 1 mars 2014

Vous avez dit vertige ?

Regardez les deux personnages, le premier tout en haut et l'autre sur la flèche, brrrr...

vendredi 21 février 2014

Grrrreu, Zeux jolimpiques poutiniens

Les journalistes sportifs me donnent "envie de balancer des mandales dans la tronche à tout c’qui r’mue" comme le disait ce cher Jean Yanne dans "le permis de conduire". Le pompon en revient à Nelson Montfort que talonnent de près Gérard Holtz et Philippe Candeloro. Nullité abyssale des commentaires, vulgarité du propos, français approximatif, tout y était pour ces J.O. poutinesques. Même si quelques épreuves attiraient ma curiosité, je coupais le son pour éviter les tonnes de platitudes et d’imbécilités débitées par ces nullités patentées. Et puis la semaine dernière, comme nous étions encore dans les tréfonds du classement, ce qui personnellement ne me faisait ni chaud ni froid, tout à coup, MIRACLE ! V’la t’y pas que l’on décroche la timbale mondiale du saut à la perche. Rien à voir avec la poutinerie de Sotchi, mais là les journaleux tenaient enfin du sérieux à commenter, du lourd, du record, du vrai, du mondial en or. Alors fini Sotchi, Renaud Lavillenie remplaçait avantageusement les : « pourtant-il-s’était-bien-entraîné-depuis-quatre-ans-mais-la-neige-n’était-pas-bonne ! ». Même Boubka n’en revenait pas, enfin un Français avait sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue ! Il aurait dû sauter à Sotchi ce garçon ! Et maintenant voilà que BHL s’emmêle, oups pardon, s’en mêle. manque de chance on a raflé plein de médailles depuis, cela fait oublier la pauvre Ukraine mortellement empoutinée…

Pour vous mettre l’eau à la bouche, mon prochain livre La Pierre de Sang sortie prévue fin mars.

dimanche 16 février 2014

Il y a des chefs-d'œuvre si fastidieux qu'on admire qu'il se soit trouvé quelqu'un pour les écrire. Jean Rostand

Cela me fait penser à tout ce que nous avons dû ingurgiter dans notre jeunesse comme littérature rasoir. Heureusement les goûts finissent par changer et progressivement ce que nous trouvions prodigieusement chiant, nous apparaît un beau jour comme un chef-d’œuvre. Inversement je me souviens avoir dévoré, à 25 ans, les  sept piliers de la sagesse  de T. E. Lawrence, le fameux "Lawrence d'Arabie", j’ai voulu remettre le nez dedans il y a quelques années, impossible ! Là aussi mes goûts avaient changé. Ce que j’avais trouvé passionnant était devenu long, long et sans intérêt. Il en va des livres comme des humains, on accroche à un livre comme on accroche en amitié ou en amour, sans raison objective. De plus l’humeur du moment peut faire changer l’envie de lire, hier Proust, aujourd’hui Stieg Larsson  . Bonne lecture à vous…

vendredi 7 février 2014

PROMOTION...

Le mois dernier j’ai perçu mes droits d’auteur pour «Étranges nouvelles » mon premier livre, réédité en ligne chez Le Gaulois nomade. En un an j’ai vendu 21 unités pour un résultat net de 9.06 €, la fortune ! Alors quand on me dit que l’édition en ligne se porte bien (oups !?). À cela une seule raison : Pas de promotion. Il ne suffit pas de mettre en ligne un livre, comme un fil de pêche dans le courant de la rivière, encore faut-il le promouvoir. Ce que je fais avec Corsaire éditions, mon autre éditeur, pour mes livres papier "Affaires étranges" ou "Sans Tête" et prochainement "La Pierre de Sang" à savoir : tournées de libraires, séances de dédicaces, salons du livre, etc. Toutes ces actions finissent à la longue par me maintenir dans la moyenne des ventes françaises (entre 500 et 800/an). Cependant, je ne peux le faire avec des "e-books". De plus les éditeurs en ligne manquent d’imagination. Ils pensent qu’il suffit d’avoir un "e-catalogue" et que les ventes se feront automatiquement. ILS SE TROMPENT ! Le livre papier a donc encore de beaux jours devant lui, il manque pour les livres électroniques une vraie post-production.  Cependant il ne suffit pas d’avoir un nom pour vendre du papier, exemples de gamelles pour l’année 2011 :
-          Noël Mamère, La Malédiction des justes, 362 ventes.
-          Christine Boutin & René Frydman, Les Nouvelles Familles , 261 ventes.

Je sais que ce n’est pas gentil de se moquer de ses petits camarades, mais ça fait un bien fou, niark, niark !...

lundi 3 février 2014

On n’y peut rien c’est l’Europe !

C’est un peu comme dans l’administration où pour une demande de renseignements ou de modifications d’un dossier, la réponse de la préposée est invariablement la même : «  Ah mais monsieur je n’y peux rien, maintenant tout passe par l’informatique, il faut attendre un mois ! ». L’outil a dévoré son créateur. Nous subissons l’Europe plus que nous la vivons. Pourtant cela semblait, sur le papier, un projet magnifiquement romantique. Au bout du compte nous nous retrouvons avec une association de comptables qui alignent par le bas les règlements les plus stupides. De la taille des bananes aux rejets des gaz d’échappement tout passe par l’Europe et ses scribouillards bornés QUE PERSONNE N’A ÉLU ! Mettez un fonctionnaire seul au milieu du Sahara, deux mois plus tard il importe du sable. Bien-sûr les droits d’auteurs ne concernent que très peu de monde en France, mais ne nous y trompons pas, progressivement le monstre réglementariste dévore tout sur son passage. La seule chose que sait faire l’Union, c’est l’Europe des ronds-de-cuir qui s’autoalimentent en normes, règles et codes. Mais à quand l’Europe des femmes, des hommes et des nations ?

samedi 1 février 2014

Appel à la mobilisation pour défendre le droit d’auteur au niveau européen

Le droit d’auteur est menacé au niveau européen. La Commission Européenne a lancé le 4 décembre une large consultation sur le droit d’auteur dont les propositions reviennent à affaiblir ce principe à travers : de nouvelles exceptions, la possibilité de revendre les œuvres numériques, le « fair use » ou encore une durée réduite de la protection. Les opposants au droit d’auteur ont déjà envoyé 2000 réponses allant dans le sens de cette remise en question.


Fin mars, le Collège des Commissaires Européens tiendra un débat afin de décider si le droit d’auteur doit faire l’objet d’une révision ou non. En mai, juste avant les élections européennes, se tiendra un Conseil Compétitivité qui devrait être décisif sur ce dossier.

Le SNE et la FEE vont bien entendu envoyer leur contribution, y compris en se coordonnant avec les autres industries culturelles. Face aux enjeux majeurs de remise en question du modèle économique de l’édition et à la mobilisation massive des opposants au droit d’auteur, il est important et urgent que vous répondiez personnellement à cette consultation ouverte jusqu’au 5 février.
Nous vous invitons à compléter le premier paragraphe de ce courrier-type (en anglais pour faciliter la prise en compte de nos positions lors du dépouillement du questionnaire) afin de vous identifier et de souligner le poids économique de votre maison et à le renvoyer à la Commission Européenne (sous format Word, odf ou pdf) à l’adresse markt-copyright-consultation@ec.europa.eu.
Chaque réponse étant comptabilisée individuellement, nous appelons non seulement chaque groupe et chaque maison, mais aussi chaque responsable de département ou de collection au sein d’une même maison à répondre et à faire suivre autour de vous cet appel à la mobilisation.


Enfin, nous vous encourageons à vous joindre à la signature de la pétition de défense du droit d’auteur lancée par les compositeurs à l’adresse : http://www.creatorsforeurope.eu/en/

Les résultats de cette consultation compléteront les résultats de la plateforme Licences pour l’Europe, à laquelle ont participé le SNE et la FEE et les études commanditées par la Commission et qui commencent àêtre publiées.
Michel Barnier, commissaire européen en charge du droit d'auteur, sera l’invité exceptionnel du Salon du livre le lundi 24 mars à 14h30.

mardi 28 janvier 2014

Lit de roses

Le passage obligé par un établissement hospitalier est un grand moment de bonheur ! Accortes infirmières, médecins expliquant avec forces détails clairs ce que vous avez, vous n'avez plus qu'à vous laisser glisser en vous adonnant à des mains expertes.
Puis vient le moment du réveil. Vous êtes arrivé sur vos deux jambes en pleine sante et deux jours plus tard vous déplacez avec le déambulateur que vous n'attendiez que pour votre 90e anniversaire
Si j'étais une outre avec tous les trous que l'on me pratique tous les jours je ressemblera à un arrosoir
Et comme dit mon petit fils : "Tu vas marcher avec ça ? ,

samedi 18 janvier 2014

Chirurgien affûte ton bistouri !

Collection personnelle 
J’espère que le chirurgien (à gauche) et l’anesthésiste (à droite) qui vont s’occuper de moi le 21 janvier seront aussi efficaces que les deux de cette photo. Ma tête de fémur arrivant à son maximum d’usure, il m’a fallu songer à son remplacement par un joli morceau de titane.  Je serai donc absent pendant quelque temps. Cependant mes doigts n’étant pas concernés j’essaierai de valider vos commentaires et d’avancer mon 5e livre qui sera également un polar, comme les deux actuellement en vente: Affaires étranges et Sans Tête ou les 17 nouvelles de : Étranges nouvelles. Le troisième polar arrivera à maturité chez vos libraires au mois de Mars .  À bien vite de vos nouvelles...
PS: les pubs qui apparaissent ici sont des spams que je dénonce fermement.

dimanche 12 janvier 2014

Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !

C’est ce que dit Le Clézio et voilà exactement ce que je pense. Comment arriver à décrire une idée, un paysage, une action dans une phrase ou deux ? Sans pour autant faire lâcher prise au lecteur. La réalisation est toujours imparfaite. On a beau reprendre la phrase, en changer les mots, le temps des verbes, ce n’est jamais exactement ce que l’on pense. Il faut en prendre son parti et poursuivre. Comme déjà dit dans un article précédent, le lecteur fera sa propre image avec les mots proposés. Cette image sera différente d’un lecteur à l’autre, c’est comme ça, tant-pis ! D’où, pour les auteurs classiques, dans les collèges et lycées des exégèses sans fin sur ce que cachent leurs mots. Si Hugo, Proust ou Mallarmé avaient pensé aux tortures mentales qu’ils infligeraient à nous chères têtes blondes…

samedi 4 janvier 2014

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ?

Demande récurrente des lecteurs qui viennent solliciter une dédicace. Pour faire court, je leur explique que c’est un fait divers qui me met sur une piste afin de trouver l’assassin à ma façon. Et c’est la vérité pour mon 3e livre SANS TÊTE. En fait, pour les autres je n’en sais rien ! Mais il faut bien donner une réponse qui soit un peu originale. La réalité est moins évidente. Un après-midi d’été, lassé de la plage, je me suis installé sur ma terrasse et j’ai tapé sur ma "boite-à-écrire" une phrase que j’avais en tête, une autre s’est enchaînée, puis un scénario m’est venu seulement après avoir commencé. C’est seulement au quatrième paragraphe que je me suis dit : « Il faudrait bien faire un plan ! ». Alors, Je me suis aperçu que la vraie difficulté d’écrire n’était pas de commencer un livre, mais de le terminer. Entre les deux, c’est relativement facile, on se laisse porter par l’histoire et les personnages. Bien qu’en théorie les nouvelles soient plus difficiles à construire en raison de leurs brièvetés, ainsi sont nées mes ÉTRANGES NOUVELLES sans grande idée de méthode. La seule vertu des salons, outre le fait de rencontrer quelques lecteurs, est de confronter, entre collègues, nos méthodes d’écriture. Bien-sûr chacun a la sienne, cependant avec le temps ma propre méthode change, s’affine et surtout après quatre ouvrages l’angoisse de me dire : « Je n’y arriverai jamais » s’estompe.

Comme c’est la saison BONNE ET HEUREUSE ANNÉE à toutes et tous…
Boycottez...

samedi 28 décembre 2013

Une bonne année 2014 ???

Bientôt le début d’une nouvelle année. De gauche, comme de droite, voir des deux extrêmes, les discours sont à peu près les mêmes : « Il faut changer pour retrouver notre place dans le concert des nations ». Pas un seul gouvernant ou candidat, que ce soit : la Walkyrie blonde, Narcozy-le-retour, le "Valseur" ou "L’autre pays du fromage", n’oserait avoir le discours de W. Churchill, pourtant conservateur et réactionnaire : « Je vous promets du sang et des larmes, mais je vous promets la victoire ». Quelle femme ou homme politique pourrait se faire élire en disant : « Nous ne retrouverons jamais les 30 glorieuses, le monde a changé malgré nous, il nous faut nous préparer à régresser, organisons-nous pour le faire dans la solidarité et la fraternité ». Pas politiquement correcte ! Pourtant seul discours à ne pas utiliser la langue en chêne massif. À votre avis combien de fortunes faut-il pour égaler les 500 premières ? Ne cherchez pas, il en faut simplement 4 milliards, dont la 501e et la vôtre ! Triste réalité, le déséquilibre riches-pauvres s’accentue tous les jours. Pendant ce temps la télé-bidet, propose à des jeunes un peu perdus, des modèles improbables. Gourdasses décervelées qui bâtissent des fortunes sur une plastique siliconée en prononçant des paroles devenues sacrées « à l’eau, quoi… à l’eau ! ».
Écrire des polars c’est aussi, pour moi, une façon de dénoncer les dysfonctionnements d’une société livrée sans retenue aux marchands et aux gourous.

Souhaitons-nous donc une année 2014 un peu moins débile que les précédentes, tout simplement…

dimanche 22 décembre 2013

Petite digression sur l’utopie.

Sans utopie le monde serait bien triste, entends-je souvent dire. Méfions-nous toutefois de l’utopie, cette quête d’une société idéale provoqua dans le passé quelques monstrueuses catastrophes. Le nazisme fût originellement une utopie et si l’humanisme ne vient pas sous-tendre l’utopie cette dernière dérive fatalement vers des rivages inattendus. Certes les utopistes du 19e siècle conduisirent au progrès social, en revanche ils apportèrent indirectement l’édification des goulags. Par exemple Charles Fourrier inspira Marx puis, de fils en aiguilles, c’est Staline qui enferma cette belle idée de l'école sociétaire dans les geôles du Kremlin. Les dérives se produisent souvent lors de la prise du pouvoir par les théoriciens. Les peuples opprimés ou désabusés ont tendance, par désespoir ou lassitude, à se jeter dans les bras de ceux qui leur parlent de matins qui chantent et d’Homme nouveau. Même si leurs intentions sont nobles, par inexpérience du pouvoir, l’utopie se transforme vite en idéologie, puis en dictature afin de garder "pure" cette idée d’une herbe plus verte. Depuis quelques temps des odeurs nauséabondes, aux relents d’anciennes idéologies utopiques remontent des égouts de l’Histoire. De plus en plus la parole se libère et ce qu’on lit sur la toile est souvent immonde. Que les Maurras, Brasillach, Drieu-La-Rochelle ne reviennent jamais… Joyeux Noël quand-même !

samedi 14 décembre 2013

« Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens. » Fernand Ouellette

J’en suis là ! Mon prochain bébé doit "sortir" au mois de Mars. Tout est terminé, relectures, corrections, modifications et approbation de la couverture. Le thème général du suivant est encore très flou dans ma tête et je recule le moment où je dois jeter la première phrase sur le papier. Procrastination, paresse ou peur de me jeter dans l’eau froide ? Probablement un peu tout cela en même temps. Pourtant une fois démarrée une histoire est comme une voiture, il suffit que le réservoir d’imaginaire soit bien rempli pour qu’elle me conduise. Là s’arrête la comparaison car souvent ce véhicule, un peu spécial, ne me conduit pas à la destination prévue. De chemins de traverse en routes secondaires, je me retrouve où je n’étais pas sensé aller. C’est de cette façon qu’à la moitié du livre en me relisant je pulvérise cinq ou six chapitres. Avec toutes ces lignes tuées dans l’œuf, il y aurait de quoi écrire au moins deux livres. Écouter son imagination c’est bien, suivre un itinéraire c’est mieux, toutefois encore faut-il lancer le moteur…
Je serai en dédicaces samedi 21 12 chez CULTURA Gennevilliers de 10 h à 19 h

vendredi 6 décembre 2013

L'auteur et son œuvre

Oui c'est moi avec mon auteure
Je vais avoir la fatuité de me citer moi-même ! Dans mon précédent billet je finissais par : « Toutefois il faut toujours garder un voile de mystère entre mensonge et réalité, entre le créateur et sa création » Louis Ferdinand Céline était un parfait salaud raciste et antisémite, pourtant il est l’auteur du "voyage au bout de la nuit", l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française. Karl Orff, compositeur préféré de tonton Adolphe a composé "Carmina Burana". Salvador Dali, peintre de génie était un admirateur de Franco et l’on pourrait aller encore plus loin. Certes si Hitler avait eu du talent, il aurait été admis aux beaux-arts de Vienne, malheureusement pour l’Humanité il était un peintre médiocre, mais un excellent dictateur. Si Napoléon avait été meilleur en cosmologie, il aurait été reçu au concours de sélection pour la croisière de La Pérouse sur L’Astrolabe. Ainsi aurait-il été dévoré par des sauvages, comme le chef de son expédition. De cette façon le massacre de la moitié de l’Europe aurait été évité. Mais voilà ni Hitler, ni Napoléon ne furent des artistes ou plutôt furent-ils les tristes artisans de massacres de masse. Cela dit, on peut être un homme d’honneur, un humaniste et aussi un écrivain de talent. Cependant, même pour les auteurs les plus connus et pour des raisons de marketing, l’auteur doit fusionner son image avec celle de sa création au moment de la promotion de son livre, nécessité fait loi !...

lundi 25 novembre 2013

Écrire c’est presque toujours mentir (Jules Renard)

Ce bon vieux Jules, dont je me sers allègrement pour mes thèmes de billets, a bien raison. Les auteurs sont tous des menteurs ! Cependant il ne dit pas le plus jouissif de l’affaire. Au milieu de cet océan de mensonges, qu’est un roman, c’est d’y placer une île de vérité, ou plutôt un îlot, voir un simple récif. Bien sûr, cela passera inaperçu aux yeux de la majorité des lecteurs, mais quelques initiés souriront. Soit l’auteur leur est si familier qu’ils le reconnaissent, soit le lecteur en est lui-même l’île. De plus, tout bon menteur sait qu’il faut toujours appuyer un mensonge sur une assise de vérité. Les auteurs de polars ne sont pas tous des tueurs psychopathes et alcooliques ou de supers policiers à l’intelligence einsteinienne. C’est l’imagination qui les guide et l’imagination est déjà un mensonge en soi, mensonge que l’on se fait à soi-même. Comme les enfants, l’auteur dit : « On dirait que je serais un tueur de vieilles dames » et hop il étrangle sa belle-mère, pardon Simone mais c’est trop bon !  Toutefois il faut toujours garder un voile de mystère entre mensonge et réalité, entre le créateur et sa création…