Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

vendredi 30 août 2013

C'est la rentrée !!!

Ah ! On le saura. Quelle imagination dans les média depuis 15 jours ! Long travelling sur des rayons de cartables, cahiers, crayons, interviews de mères éplorées par le coût des fournitures, gros plan sur l’écran de caisse indiquant le lourd tribut des familles. (Oui, c’est une phrase sans verbe, et alors ?)
De plus cela passe en ouverture de JT ! La semaine prochaine, nous verrons les larmes de bambins tirant la main de leur mère dans le sens opposé de celui de l’école. Nous les comprenons, car si nous avions l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde, de réformes en réformettes, la France est tombée bien bas ! Le pire étant la motivation des enseignants, ballottés, déconsidérés, insultés par les parents à la sortie. Vouloir enseigner est devenu simplement un refuge contre le chômage, mais à quel prix !

Une fois la rentrée scolaire effectuée tant bien que mal, ce sera la rentrée littéraire avec son cortège de "nouveaux auteurs" Nathalie Nothomb, Marc Lévy, Musso, et Jean Passe ! J’entends les mauvaises langues qui me disent « Mais tu es jaloux ! » OUI, je suis jaloux, na ! Tout va toujours aux mêmes pendant que les soutiers de la littérature transpirent à fond de cale, de salons en librairies pour essayer de se faire connaître… Encore GRRRR

jeudi 22 août 2013

Fotes, houps ! Pardon, fautes...

 Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur.
Alors si c’est Paul Claudel qui le dit !…
Lire un livre c’est passionnant, écrire un livre c’est prenant, corriger son livres c’est ch**t.

Rien de plus fastidieux que de relire environ 20 fois son propre manuscrit pour arriver à éliminer les incohérences, fautes de ponctuation, accords du participe passé aléatoires, encore heureusement que l'on est aidé. La volonté de tout éditeur qui se respecte, le mien en premier, est de publier, par respect pour le lecteur, un produit sans coquille. Pour être certain (à 99 %) qu’il ne reste aucune faute, il faut que 4 correcteurs (trices) différents relisent 4 fois le même manuscrit  et, malgré tout, il en restera toujours trois ou quatre. Travail de fourmi, fastidieux, souvent oublié du grand public. Je tiens à leur rendre hommage ici et avec moi, elles ont du boulot ! Pour avoir rencontré deux de chez Corsaire éditions, elles font un travail difficile et toujours en accord avec l’auteur. « Ne pensez-vous pas que cette tournure de phrase est un peu lourde ? Vous pourriez peut-être écrire…» Elles ont presque toujours raison ! Ce sont des pros de notre langue que j’admire. En lisant un livre, pensez à elles (eux)…
Vous pouvez vérifier leur travail sur :
Sans tête


lundi 12 août 2013

Grrrrrr

On récompense des écrivains parfois pour leur œuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais??
Citation de Jules Romains


Quand j’apprends par Dédé que Madame « Allô, quoi, allô » publie un livre et qu’elle risque d’en vendre par centaines de mille, cela me donne des boutons. D’une part les dits boutons me défigurent, mais surtout cette (choisir le qualificatif vous-même...) va se retrouver en tête de gondole dans toutes les épiceries, pardon, supermarchés. Il y a quelque chose de déglingué dans notre société, non ? Penser que Claude Lévy-Strauss, n’avait pas de  quoi se payer une secrétaire pour taper à la machine ses livres et que quelques admirateurs furent obligés de mettre la main à la poche pour que ce génie soit publié. Qu’un Éditeur publie cette bimbo siliconée me donne envie de « balancer des mandales dans la tronche à tout c’qui remue » selon l’expression de Jean Yanne.  Bonne fin de vacances quand même !  

jeudi 1 août 2013

Livre ou télé ??

Dans l’un des commentaires de l’article précédent, Hélène nous dit : « Je lis environ 3 livres par semaine, en occultant purement et simplement la télévision... » Bien-sûr que la téloche est tellement plus facile à avaler qu’un livre, même bon ! Oui la lecture demande un investissement personnel, un effort intellectuel, mais au bout du compte la mémoire est plus riche de nos lectures que des minauderies imbéciles des « Non mais allô, quoi allô ! ». Comment faire comprendre à nos chères têtes blondes que la vie ce n’est pas cela ? Ces programmes amènent  les ados à penser que la finalité est d’être célèbre et pour le devenir, il est suffisant de passer à la télé, "c’est cool" ! J’enrage parfois d’entendre commenter ces programmes imbéciles qui ne promeuvent aucun talent artistique, si ce n’est une plastique irréprochable de préférence tatouée et refaite. Cerise sur le gâteau, ce dont parle le mieux la télé, c’est de la télé, alors on fait des programmes à bas coût en recyclant de vieilles émissions débiles comme des chefs-d’œuvre d'antan… 

samedi 27 juillet 2013

Lire à la plage ?

Mon chez-moi-d’été est à St Cyr-sur-mer, jolie petite station varoise entre La Ciotat et Bandol. Ses 3kms de plage attirent tous les étés des touristes du monde entier. L’année dernière j’ai compté le nombre de livres ouverts après le 14 Juillet, vers 16h sur ces 3 Kms, le nombre est ahurissant : quatre !  Soit un peu plus d’un livre par kilomètre, lectorat exclusivement féminin ! La plage était pourtant bondée, vous me direz que pour un statisticien ces occurrences n’ont de valeur qu’en observations instantanées. Peut-être qu’une heure plus tard ?... Cela dit, on lit de moins en moins de livres. Cependant, au fil de mes promenades bloggeuses, je constate qu’une minorité d’irréductibles lectrices dévorent 4 à 5 livres par semaine ! Heureusement qu’elles existent ! Toutefois quand dorment-elles ? Quand mangent-elles ?  Quand câlinent-elles leurs Chéris ?

En attendant 2014, année de la parution de mon prochain bébé, vous pouvez toujours lire sur vos tablettes : Étranges Nouvelles   pour 1.6 €

mercredi 17 juillet 2013

L’obscénité est sans frontière…

Le Maroc a aussi son émission « Star académy », comme chez-nous les candidats à une gloire éphémère ne manquent pas.  Cependant les producteurs marocains ont ajouté une dimension cynique et d’une absolue cruauté. Ils sélectionnent dans un premier "abattage" (selon l’expression des producteurs eux-mêmes), pour le premier tour 40 candidats sur plus de 1000 prétendants ; jusque-là rien d’anormal c’est aussi débile que chez nous ! Là où les choses diffèrent, c’est que sur les 40 premiers sélectionnés, 10 d’entre eux, les plus ringards, sont choisis secrètement pour le bêtisier, diffusé après l’émission. Bien sûr ils n’avertissent pas les malheureux élus ! Finalement les pauvres gamins ne se rendant compte de rien, pensent avoir décroché le gros lot et sont en fait la risée de tout le pays, qui en redemande. C’est le dîner de cons, made in Maroc. Ne nous en moquons pas, nous n’en sommes pas loin. Les bimbos siliconées, choisies pour leur QI de moule cuite, ne sont pas autre chose et finiront de dépressions en tentatives de suicide, par écrire, faire écrire un livre, puis retourneront aussi cruellement au néant médiatique…
Vous pouvez me retrouver sur Face book

lundi 8 juillet 2013

« Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu... »

… comme le disait ce bon vieux Jules Renard, sauf peut-être par le manque d’inspiration. La difficulté de parler seul étant de rester cohérent avec sa propre pensée, mais surtout avec l’action que l’on relate. Écrire des polars, c’est vouloir raconter des histoires à des adultes, moins naïfs que nos chères têtes blondes, en apparence. Il faut donc être précis. Si l’on décrit un lieu, mieux vaut le connaître ! Dans le roman "blanc" il est toujours possible de faire passer certaines imprécisions sur le compte de la "licence poétique ou littéraire". En revanche le "noir" laisse beaucoup moins de liberté, même si la quasi-totalité des lecteurs n’iront pas vérifier si la pharmacie de la rue de la-poupée-qui-tousse à Guili-sur-le-Bidon est bien en face du numéro trente-trois. Ceux qui lisent le livre et habitent le quartier, se disent : « Il se paye notre tête ! », si ce n’est pas vrai. Il en va de même avec l’Histoire et les anachronismes. Alors si l’on n’est jamais interrompu en écrivant, mieux vaut dire la vérité et la vérifier, puisque chacun sait que le diable se cache dans les détails...

En attendant, lisez  vos polars de l’été : Sans Tête ou : Affaires étranges... ou encore : Étranges nouvelles

vendredi 28 juin 2013

L'écriture une évasion?

L’écriture procède du même processus d’évasion du quotidien que la lecture. Si l’auteur entraîne avec lui tous ses lecteurs, c’est donc une évasion collective comme dans le film de John Sturges, n’est-ce pas un peu étrange ? Le choix d’un livre dans une librairie résulte souvent du conseil avisé du libraire ; mais peut également être le fruit du hasard. Alors le lecteur entre dans le rêve et l’imaginaire de l’auteur, qui de son côté cherche à savoir si sa vision est partagée de la même façon. Pourtant jamais nous ne voyons les mêmes images fictives. En revanche le cinéma, lui, laisse beaucoup moins de place à la vision mentale. Cependant certains personnages, paysages ou situations sont tellement bien décrits par l’auteur que le cinéma traduit facilement l’évocation qu’en a le lecteur. Je pense à la série  Millenium  où je voyais, en lisant les 3 livres, Lisbeth Salender exactement telle que le film l’a montré.

J’attends avec impatience le verdict de mon éditeur pour le prochain polar qui, je l’espère, vous entraînera aussi dans mes divagations, comme pour :  SANS TÊTE ou :  Affaires étranges...

samedi 15 juin 2013

Le polar un genre mineur ?

Par le passé on a beaucoup méprisé le roman policier. « C’est un genre facile ! » me disait-on, ben voyons ! Mais facile pour qui ? Si c’est facile à lire tant mieux ! Moi je ne cherche pas à déplaire à ceux qui achètent mes livres, bien au contraire. Vous avez même été 469 sur les 8 derniers mois de 2012 à lire «SANS TÊTE». Facile à écrire ? Que ceux qui méprisent le genre essayent ! J’avais cette opinion à 16 ans, depuis que je m’y suis essayé, j’ai bien changé d’avis. Mon prochain livre qui est à la lecture chez mon éditeur "Corsaire Éditions" m’a demandé 2 ans d’encre, de doutes et de sueurs, parfois froides. Il est vrai que ce n’est pas mon unique métier.

Dans le roman policier ou le thriller, la mort est un ressort dramatique omniprésent, c’est parfois ce qui gêne certains lecteurs. Je pense que le talent de certains auteurs de romans "noirs" (Simenon pour ne pas le nommer) égale largement beaucoup de "blancs". Et tant mieux si c’est le genre qui se vend, c’est aussi la raison pour laquelle ceux qui n’ont jamais réussis à placer un "blanc" chez un éditeur, se lancent dans le "noir"… 

mercredi 12 juin 2013

Mourir pour des idées...

… oui, mais de mort lente, disait Tonton Georges. Les idées violentes doivent-elles être combattues avec la même violence ?  Nous revoilà devant ce fameux dilemme philosophique ! Nous savons bien que la démocratie porte en elle sa propre eschatologie. Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir. Si tous les Européens et particulièrement les Français de 1935 avaient lu son livre, ils auraient vite compris qui était ce gnome à la moustache ridicule ! Moi je l’ai lu, enfin pas entièrement car c’est très ch…, j’ai sauté quelques pages, mais suffisamment pour comprendre son effroyable projet. Il y décrit en détail la stratégie qu’il compte mettre en place une fois au pouvoir. Il n’y a pas une page sans vomissure sur le juifs, les Français, les ploutocrates Anglais, etc. Mais les Français ne lisaient pas plus hier qu'aujourd’hui ! L’écrit était et restera longtemps le moyen de faire passer des idées, même dans les polars !

mardi 4 juin 2013

Les mauvaises odeurs reviennent

La crise exacerbe les haines, les rancœurs, les jalousies et les intolérances.  Je commence à recevoir des commentaires insultants sur ce blog. Je n’y cache ni mes engagements, ni mes opinions, encore moins mes appartenances. Or cela ne convient pas à tout le monde. La liberté de parole est remise en question par une minorité se référant aux idéaux des années 30. Les partisans de la "vraie France" qui, depuis 1945 essayaient de se faire oublier, relèvent la tête. Mais qu’ils sachent qu’en informatique tout est possible et qu’il est facile de les tracer. J’ai donc déposé une main courante au commissariat  de mon quartier contre un certain "M", qui se reconnaîtra. En effet ceux qui jouent à ce petit jeu tombent sous le coup de l’article 225-1 et s. et 432-7  du code pénal. Alors si vous n’êtes pas en accord avec ce que j’écris, passez votre chemin, votre odeur nauséabonde importune les amis qui me font l’honneur de déposer des commentaires aimables.

mardi 28 mai 2013

Disparition des éditeurs…

La disparition des points de vente de second niveau, celle des diffuseurs régionaux, la politique discriminatoire de la Fnac de ne plus vouloir travailler qu’avec des fournisseurs pouvant établir des factures EDI, c’est à dire dématérialisée font que le chiffre d’affaires a chuté en 2012 de 25 % pour certains petits éditeurs. Ils devront faire face à la disparition des libraires de quartier ou de chef-lieu de canton et même de certaines grandes librairies. Les impayés se multiplient. Certains éditeurs, comme le mien, n’ont plus que des bénévoles pour continuer, vaille que vaille, à publier des auteurs inconnus du grand public. Mais me direz-vous Amazon commence à éditer. Da Vinci code n’aura aucun problème pour trouver à se faire publier par les ″amazoniens″. Qui osera publier un inconnu demain ? L’un de vos commentaires disait : « De plus en plus de gens écrivent, de moins en moins de gens lisent » alors à quoi bon continuer ?

vendredi 10 mai 2013

Vous disiez 300 pages ?


« Le talent, ce n'est pas d'écrire une page, c'est d'en écrire trois cents ».  Jules Renard

Il avait tout compris le père Jules ! Là réside toute la difficulté, même pour trois cents mauvaises pages !
Combien de personnes me disent : 
Moi aussi j’ai commencé un livre, il faudrait que je m’y remette.
Et tu as commencé quand ?
Il y a dix ans.
-  Tu as écrit combien de pages ?
Oh, au moins une bonne cinquantaine…
Le vrai plaisir de l’auteur, après plus d’un an de labeur, de doutes et ces p*** de b*** de trois cents pages de m***, c’est d'écrire le mot "FIN". Comme pour le vélo, c’est au moment où l’on sort de la douche que c’est bon ! Mais après il faut vendre, non pas pour gagner de l’argent, mais pour espérer que l’éditeur n’en perde pas…

vendredi 3 mai 2013

Non je ne crache pas dans la soupe !...


Les auteurs n’ont pas le choix des réseaux de distribution de leur travail (moi le premier). La vente des livres numériques n’est pas en question, là les libraires sont encore démunis. En revanche, le comportement des cybermarchands comme Amazon, champion mondial du cynisme fiscal, ravage les libraires, les diffuseurs, les distributeurs, et pourquoi pas demain les éditeurs ? Non seulement ils vendent des livres numériques mais surtout des livres papier. Ils sont favorisés par les collectivités locales qui voient d’un œil bienveillant leur implantation sur leurs territoires. Ces mêmes collectivités locales ne s’imaginent pas les dégâts que fera ce géant mondial dans des secteurs déjà très précarisés. La création d’emplois si elle est au prix de la destruction d’autres ne présente aucun intérêt. Pourquoi mes livres vendus en librairies 14 €, sont-ils proposés chez eux à 13.30 € ?...

Mes livres papier : Sans Tête  Affaires étranges...
Mon livre numérique : Étranches Nouvelles

vendredi 26 avril 2013

Écrivain un métier ?


Certes mais un petit métier… « Si j'avais dit à mon père, sévère ingénieur, que je voulais écrire, il m'aurait demandé : à qui ? »
Je pourrais reprendre exactement à mon compte cette citation de Maurice Donnay mort 8 jours avant ma naissance. S’il y a bien un métier qui n’en n’est pas un, c’est bien celui-là ! Cependant il faut le faire comme si notre avenir en dépendait, faute de quoi on est vite écarté du circuit. Écrire est donc pour 99% des auteurs un jeu qui devient progressivement un besoin et finalement un métier, cependant beaucoup moins rémunéré qu’une "technicienne de surface". Il y en a même qui payent des indélicats pour être publié…
Mes bébés : SANS TÊTE   AFFAIRES ÉTRANGES...    ÉTRANGES NOUVELLES

dimanche 14 avril 2013

Mystères de l’écriture...

Pour l'inspiration chacun son truc ! Je pense qu’il n’y a pas deux auteurs qui ont les mêmes recettes pour s’ouvrir l’imaginaire. Ne le répétez pas mais moi c’est Mozart ! C’est sur ses musiques que les idées me viennent, sa musique met en pulsation les quelques neurones qui me restent. Si certains considèrent que le silence est fécond, Mozart pour moi m’aide à trouver le mot juste, la tournure de phrase plus précise, plus légère. J’en arrive même à devenir jaloux de MON Mozart, je devrais être le seul à l’écouter ! Il y a d’autres bons compositeurs, mais moi je préfère la Musique 
Écoutez-le ICI
Ma production :  ou encore Là aussi

vendredi 5 avril 2013

Salon du livre de Paris, le mois dernier

 Je suis assis fatigué de dédicacer (LOL) 

J’étais chez mon éditeur corsaire éditions le dimanche 24 Mars après-midi au salon du livre de Paris. Beaucoup plus de monde que l’année dernière, beaucoup moins d’acheteurs. Les gens passent voient les livres sans les regarder. Ceux qui s’arrêtent et prennent un livre en main sont rares. La crise serait-elle aussi passé par là ? La grande discussion avec les professionnels porte sur le livre électronique. Quel système de lecture ? Quel support, sachant que la technique change tous les 6 mois ? Tous pensent que le papier a encore de beaux jours…
Vous pouvez lire une interview à propos de mon premier livre ICI et les autres 
J'ai enfin terminé le prochain, mais chut ! c'est une surprise...

vendredi 22 mars 2013

TOUTE PREMIÈRE FOIS...


Les premiers livres "distrayants" que j’ai lus sont les aventures de Bob Morane. J’avais 12 ans et j’étais en pension. La discipline y était en acier trempé. En dehors de versions latines, les loisirs étaient inexistants. Le soir, sous les couvertures, avec une petite lampe de poche, je m’évadais à l’autre bout du monde avec ces petits livres d’aventures. Nous nous les repassions entre nous avec gourmandise. J’ai découvert à ce moment-là la lecture-passion et je n’ai jamais plus arrêté depuis. Sauf quand je suis dans une phase d’écriture, comme en ce moment. Lire et écrire pour moi sont deux activités incompatibles. Je termine mon 4e livre et toutes mes pensées lui sont consacrées. Comme je partage mon temps avec deux autres activités professionnelles, ma P.A.L. (Pile À Lire) augmente !

Bel article sur : Face book 

mardi 12 mars 2013

Sexe et violence ?


Sexe et violence ingrédients de certains polars, sont-ils nécessaires et suffisants ? Un spécialiste du genre, vendu dans les gares, allèche le passant avec une pulpeuse créature siliconée en première de couverture au travers de 3 lettres, ne semble être fait que de ça ! Ses 100 millions d'exemplaires vendus dans le monde auraient tendance à prouver que c’est nécessaire. Pour Agata Christie, en revanche jamais de sexe et très peu de violence. Longtemps après sa mort ses romans sont toujours dans les librairies, ses adaptations ciné ou théâtre sont innombrables. Je me pose donc la question et vous votre avis ?
Je serai au salon du livre de Paris (stand H2 Corsaire éditions) dimanche 24 de 14 à 18h

jeudi 28 février 2013

Rire et faire rire ?


« Si ce que tu écris ne te fait pas rire, si ce que tu écris ne te fait pas pleurer, c’est que c’est mauvais » me disait mon ami Pascal. Autrement dit il faut être partie prenante de l’histoire que l’on raconte. Écrire c’est mentir peut-être, mais surtou SE mentir sûrement. J’en reviens à un précédent article sur la schizophrénie de l’auteur, il doit se dédoubler, comme l’acteur de sa propre histoire, même si elle est écrite à la troisième personne. Comme disait Flaubert : « Madame Bovary, c’est moi ! », que l’on veuille ou non, il y a du "MOI" de l’auteur dans chaque livre, à vous de le deviner…

Scoop : Mon premier livre « Étranges Nouvelles » est enfin réédité uniquement en téléchargement : En cliquant ici

jeudi 21 février 2013

Entre Désir et Plaisir

Pour vous faire envie: là où j'écris

Tout commence par le désir, désir de se raconter des histoires pour s’envoler vers une autre réalité, une réalité décalée. Puis ce désir devient tel que n’y tenant plus on passe à l’acte et l’on pénètre dans le plaisir. Celui de déposer des mots pour faire surgir une image ou une pensée. Plaisir de chercher l’adjectif juste, le verbe insolite, la phrase élégante qui touchera le lecteur. Plaisir de le surprendre avec un coup de théâtre. Le plaisir va croissant jusqu’à l’orgasme du mot FIN. Vient alors la "petite mort", le moment où tout s’arrête où les sens trouvent le repos. On est comme vidé, on s’assoupit pendant des semaines… puis tout doucement renaît de nouveau le désir. Écrire c’est comme aimer, c’est se sentir vivre…

Le fruit de mes folles amours sont Sans Tête et Affaires étranges


vendredi 8 février 2013

JOUER À L'ÉCRIVAIN...


Être à la fois homme et femme, belle et laid, policier et criminel, gentil et cruel. Remonter en quelques secondes quatre-cents ans et tuer Henry IV pour rien, comme ça ! pour faire la nique à Ravaillac. Manger les mets les plus chers à l’autre bout de monde, dans les restaurants les plus chics, c’est tout cela écrire ! Certains diront que c’est pour projeter nos fantasmes, d’autres penseront que nous jouons comme des enfants, d’autres encore nous considéreront comme des schizophrènes. En effet nous sommes tout cela à la fois, successivement ou en même temps. L’un de mes petits-fils, Paul m’a dit sous le sceau du secret : « Tu sais, j’ai lu une partie de ton premier livre… ». C’est aussi pour ça que j’écris, pour être lu en cachette !…

Vous trouverez un partie de ma production ici

jeudi 31 janvier 2013

PIRANHAS DU LIVRE…


« Si on appelle écrivain un homme qui écrit, on appelle aujourd'hui jeune écrivain un homme qui a  l'intention d'écrire ».
J’adore cet aphorisme d’Alfred CAPUS (1857 – 1922), toujours d’une actualité "mordante". Autour de moi tout le monde écrit, en revanche peu ont la moindre idée des embûches de la publication. J’exagère à peine une conversation de la semaine dernière.
- Je viens de terminer mon livre, je vais trouver Flammarion, Hachette, et peut-être Gallimard pour leur proposer mon manuscrit et je signerai un contrat avec le premier qui me dira oui. Puis il pense sans oser le dire : J’achèterai une chemise bleue pour passer chez Denisot et je suis prêt pour les longues files de lecteurs au salon du livre de Paris…
- Désolé de te décevoir, l’ami, mais cela ne se passera pas tout-à-fait comme ça !
- Mais tu n’as pas encore lu mon manuscrit, mon entourage me dit que mon livre est excellent.
- Bon essaye toujours, tu verras bien !
«  L’expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui n’éclaire que le chemin parcouru », disait Confucius. Découvrira-t-il par lui-même qu’il n’est pas attendu comme le nouveau Marcel Proust ? Peut-être même sera-t-il dévoré tout cru par les piranhas de cet étrange petit monde ? Ou pourquoi pas le succès …
Pour vos liseuses ou tablettes c'est ici :Affaire étranges...
Pour le papier c'est là :Sans Tête
                                                         

jeudi 17 janvier 2013

Deux rentrées littéraires pour quoi faire ?


Pour "rentrer" il faut déjà être sorti, or on ne m’a jamais parlé de "sortie littéraire". Deux "rentrées littéraires" par an, n’est-ce pas insuffisant ? Moi je propose d’en faire une pour chaque vacance scolaire et pourquoi pas une toutes les semaines ? De toute façon ce seront toujours les mêmes Beigbeder, Nothomb, Marc Levy et consorts qui feront la une des media. Ont-ils tous écrit le livre que tous les gogos achètent ? Quand on sait qu’un manuscrit s’achète à un nègre ~30 000 € et que l’on peut en gagner 500 000 € en vendant trois millions d’exemplaires. Comme disait la publicité des herbes de Provence (que certains fument) « pourquoi j’irai me décarcasser ? » Mais voilà je ne suis ni Frédéric, ni Valérie, ni Marc, moi c’est Jeanmi et mes 5% ne pèsent pas lourd, de plus je ne fume plus, même plus de tabac…  

mardi 8 janvier 2013

LES LIBRAIRES TIRENT LEUR ÉPINGLE DU JEU


Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les libraires indépendants semblent moins souffrir, ces derniers temps, de la crise des produits culturels que les supermarchés du livre. Nous voyons les grandes enseignes subir beaucoup plus la mutation liée à internet. Ces grandes enseignes ont manqué de vision stratégique à long terme, elles auraient dû prévoir que le marché se retournerait. En revanche le livre papier survivra toujours à côté du livre électronique à télécharger sur les fameuses tablettes et c’est dans les librairies que l’on a le conseil de lecture. Cela dit mon éditeur "Pavillon Noir" prépare l’évolution de l'ensemble de son catalogue en numérique. Pour nous auteurs les droits sont misérablement les mêmes, mais écrit-on pour s’enrichir ?

samedi 29 décembre 2012

AUTEUR / ÉDITEUR UN MARIAGE QUI FERA DES ENFANTS ?


DERNIER BILLET 2012. BONNE ANNÉE 2013 à TOUS !

Pour un auteur, trouver un éditeur est un long chemin semé d’embûches, j’en ai déjà parlé ici. À l’inverse, pour un éditeur décider de publier un auteur inconnu c’est un peu jouer à la roulette. En effet c’est lui qui prend le risque industriel. De temps en temps il tire le bon numéro et c’est le Jackpot qui rapportera de quoi publier pendant plusieurs années des livres qui ne paieront pas leur picotin. Sans les auteurs l’éditeur n’existe pas et sans ce dernier, les auteurs ne sont lus que par les amis et la famille. Malheureusement le monde des affaires ignore les sentiments. Pourtant s’il existe un jeu gagnant-gagnant, c’est bien celui-là ! le mariage éditeur-auteur, sans pour autant être un mariage d’amour (il ne faut rien exagérer !), l’union des deux dépasse le mariage de raison, c’est un mariage de confiance qui peut produire des petits … 
Nos petits avec "Pavillon noir" : Sans Tête  Affaire étranges au quai des Orfèvres

lundi 17 décembre 2012

ATTENTION AUTEUR FAIGNANT


Lors de ma dernière dédicace, un homme prend mon livre en main, regarde longuement la quatrième de couverture, le repose et me demande :
-          Vous êtes flic ?
-          Absolument pas.
-          Que faites-vous alors dans la vie ?
-          Je suis conférencier, consultant et enfin auteur de polars
Il me regarde d’un air méprisant et ajoute :
-          En quelques sortes, que des métiers de faignant !
-          Et vous que faites-vous ?
-          Je cherche du travail.
Il s’éloigne sans pour autant acheter le livre.
Debout à cinq heures pour écrire, couché après minuit, métier de faignant ? Être invité par un libraire impose une retenue vis-à-vis de la clientèle, mais l’envie de lui balancer mon livre à travers la figure (je pense à un autre mot s'appliquant à un animal) m’habite encore… 
Achetez des livres pour les offrir 

dimanche 9 décembre 2012

Auteurs, éditeurs, libraires même combat !


La ministre de la Culture a fait part de son désir de mettre en place à compter du premier semestre 2013 un plan en faveur des librairies. C'est dans ce cadre que le Syndicat de la librairie française a pris part à de multiples groupes de travail, avec plusieurs pistes de réflexion. Les auteurs doivent-ils être solidaires du combat des libraires ?  Bien sûr ! nos intérêts sont liés, si les libraires disparaissent qui vendront nos livres ?.
Allez donc demander à Amaztruc ou à Pricemachin un conseil de lecture ! Allez leur demander ce qu’ils pensent de tel ou tel auteur ! Or si nous ne nous sentons pas concernés par leur combat économique, les libraires mourront et nous auteurs, serons livrés comme de la lessive par les grandes centrales d’achat. Je suis choqué de recevoir des publicités par courrier électronique pour mes propres livres bradés à 13.30 € (livraison comprise) au lieu des 14 € en librairie, pourtant cela ne change pas mes droits d’auteur ICI
Allez plutôt directement chez mon éditeur, vous serez aussi bien servi: 

samedi 24 novembre 2012

C’est facile d’écrire…


L’un de mes "amis" disait de moi et indirectement bien-sûr : « Oh c’est facile, il écrit à partir de ce qu’il a vécu » Ben voyons ! Écrit-on jamais autre chose que notre vécu ? L’acte d’écrire fait appel à l’imaginaire et d’où cela vient-il si ce n’est de notre cerveau ? Alors oui j’écris à partir de ma propre vie, de ma propre expérience des évènements qui l’ont traversée, même pour les histoires les plus rocambolesques, c’est directement ou indirectement mon existence que je raconte, certains prétendent même qu’écrire équivaut à une psychanalyse, c’est peut-être aller un peu loin, quoi que… Si ces fâcheux sont persuadés de ce qu’ils allèguent, qu’ils essayent donc, je leur souhaite bon courage ! Croyez-moi cela ne vient pas tout seul, loin de là. Mais au fond, n’y aurait-il pas une pointe de jalousie dans ces propos ? 

Prochaine dédicace de "Sans Tête" Samedi 08 Décembre : CULTURA Gennevilliers de 10 à 18h
Avenue du Gl De Gaulle 92 230 Gennevilliers, mais vous pouvez acheter directement en cliquant sur : 

mardi 13 novembre 2012

C'est quoi un polar maçonnique ?


C’est un polar où les valeurs républicaines de Liberté d’Égalité et de Fraternité sont omniprésentes. C’est un polar où certains personnages sont Francs-maçons, où les "soi-disant secrets Maçonniques" sont démystifiés, (mais pas tous, faut pas charrier). Outre une intrigue policière qui se veut captivante, le fond de sauce est cuisiné à partir de faits historiques, sociétaux ou moraux réels, mais aussi avec les meilleurs produits naturels du terroir, bref c’est un polar bio, sans colorant, ni conservateur. Plus sérieusement, il est toujours possible dans un roman policier, genre léger et distrayant, de faire passer des idées de fond plus graves sur notre société et ses travers. Le but de la Franc-maçonnerie n’est-il pas d’améliorer l’Homme et la société en lui proposant des pistes de réflexion ? Le genre "polar" peut y participer en relayant les valeurs humanistes de ce mouvement de pensées qui fêtera ses 300 ans en 2018.  
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