Contrairement à une croyance populaire, il n’y a pas que le coran qui
prêche la violence, la bible par exemple dans le livre de Josué (8.24), nous
dit ceci :
« Lorsque Israël eut achevé
de tuer tous les habitants d’Aï dans la campagne, dans le désert où ils
l’avaient poursuivi et que tous furent entièrement passés par le fil de l’épée,
tout Israël revint vers Aï et la frappa du tranchant de l’épée », comportements
d’une grande douceur, non ?
L’évangile selon Luc (19 : 27) ne donne pas non plus dans la
dentelle :
« (…). Au reste amenez ici
mes ennemis qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux et égorgez-les en ma
présence ». Ah amour du prochain quand tu nous tiens !
On fait donc bien dire ce que l’on veut à des parcelles d’écritures vieilles
de plusieurs milliers d’années. Textes sortis de leurs contextes, traduits,
retraduits des centaines de fois à partir de langues archaïques disparues et
dont les évènements relatés sont plus mythiques qu’historiques. En ne retenant que ce qui convient au discours
politique du moment, on peut toujours justifier toutes les barbaries. Le fameux
« Tuez-les tous, dieu reconnaîtra
les siens » de Arnaud Amaury, lors de la prise de Béziers en 1209,
n’est pas si loin. Plus proche de nous, le massacre de la St Barthélémy le 24
août 1572, qui fit 3 000 morts rien qu’à Paris et entre 5 000 et
10 000 dans toute la France est d’une épouvantable réalité. Et là point
n’est besoin des musulmans, les chrétiens savent très bien se massacrer entre
eux !
Pourtant, il suffirait pour vivre en paix, simplement de ne garder des
trois livres, que le message spirituel. Message qui pour moi est le seul important.
Le mariage du fait religieux avec la politique est aussi explosif que le
mélange de l’acide nitrique avec la glycérine d’où l’impérieuse nécessité de la
LAÏCITE. Au fait, la spiritualité a-t-elle besoin d’un dieu pour nous guider
dans l’obscurantisme ?



















