Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

vendredi 6 mars 2015

Violences et monothéismes

Contrairement à une croyance populaire, il n’y a pas que le coran qui prêche la violence, la bible par exemple dans le livre de Josué (8.24), nous dit ceci :
«  Lorsque Israël eut achevé de tuer tous les habitants d’Aï dans la campagne, dans le désert où ils l’avaient poursuivi et que tous furent entièrement passés par le fil de l’épée, tout Israël revint vers Aï et la frappa du tranchant de l’épée », comportements d’une grande douceur, non ?
L’évangile selon Luc (19 : 27) ne donne pas non plus dans la dentelle :
« (…). Au reste amenez ici mes ennemis qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux et égorgez-les en ma présence ». Ah amour du prochain quand tu nous tiens !
On fait donc bien dire ce que l’on veut à des parcelles d’écritures vieilles de plusieurs milliers d’années. Textes sortis de leurs contextes, traduits, retraduits des centaines de fois à partir de langues archaïques disparues et dont les évènements relatés sont plus mythiques qu’historiques. En ne retenant que ce qui convient au discours politique du moment, on peut toujours justifier toutes les barbaries. Le fameux « Tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens » de Arnaud Amaury, lors de la prise de Béziers en 1209, n’est pas si loin. Plus proche de nous, le massacre de la St Barthélémy le 24 août 1572, qui fit 3 000 morts rien qu’à Paris et entre 5 000 et 10 000 dans toute la France est d’une épouvantable réalité. Et là point n’est besoin des musulmans, les chrétiens savent très bien se massacrer entre eux !

Pourtant, il suffirait pour vivre en paix, simplement de ne garder des trois livres, que le message spirituel. Message qui pour moi est le seul important. Le mariage du fait religieux avec la politique est aussi explosif que le mélange de l’acide nitrique avec la glycérine d’où l’impérieuse nécessité de la LAÏCITE. Au fait, la spiritualité a-t-elle besoin d’un dieu pour nous guider dans l’obscurantisme ? 

samedi 28 février 2015

Une étoile de plus

Depuis vendredi 27 à 3 h du matin, il y a une étoile de plus au firmament, notre fille Sophie, nous regarde avec sa grâce habituelle, ses deux garçons et nous sommes inconsolables...  

vendredi 27 février 2015

BILLET D’HUMEUR…MAUVAISE !


Un vieux proverbe yiddish dit : « Heureux comme un juif en France ». Pourquoi les Français juifs partiraient-ils de leur pays qu’est la France ? Partir, c’est donner raison à quelques crétins déculturés qui se déplacent dans la vie avec 500 mots. La présence de juifs en France remonte à l'antiquité. Des commerçants juifs fréquentèrent le port de Marseille dès l'époque de la colonisation romaine, ils furent à l'origine des communautés de Provence. Quand les musulmans, les juifs et les chrétiens vivaient en paix, cela donna une civilisation très éclairée, tels les Mozarabes d’Espagne. Si tant de juifs Allemands se sont réfugiés en France après 1935, c’est qu’ils pensaient y trouver un abri contre la barbarie. Nous n’avons pas tout fait pour les protéger. Aujourd’hui nous savons les défendre, au nom de quoi partiraient-ils ? Si les pratiquants de chaque religion devaient faire leur ″Alyah″, où devraient aller les bouddhistes ? Quant aux protestants faut-ils qu’ils émigrent tous en Allemagne, sous prétexte que Martin Luther était Allemand, ou en Suisse où est mort Calvin ? Et j’éviterai de parler des musulmans, divisés entre sunnites et shiites, difficile de trouver un pays. À ce compte, moi qui suis athée, devrais-je émigrer sur la Lune ? La Laïcité c’est aussi la LibertÉ de pratiquer ou non une religion, sans qu’elle intervienne dans la vie civile. Décidément Roland Dumas est un vieux con qui alimente l’idée du complot et remet de l’essence sur le feu. Lui aussi est sous influence : celle des abrutis !

vendredi 20 février 2015

UN PEU D’HUMOUR GRINÇANT

À ne pas dire à un auteur qui vous offre son livre :
- Merci c’est gentil mais je n’aime pas lire, je vais l’offrir à ma belle-mère. (Tu peux t’accrocher pour le prochain, Ducon)
- Alors c’est votre dernier roman ? (dire plutôt : c’est votre nouveau… ? Pas superstitieux, ça porte malheur)
- Moi aussi j’ai commencé un bouquin depuis cinq ans, je vais m’y remettre. (Ne te gêne pas pour moi !)
- Ça vous rapporte combien ? (Énormément et je planque tout en Suisse chez HSBC)
- Vous en vendez combien ? (Un peu plus que Marc Lévy, un peu moins que le catalogue IKEA)
À ne pas dire dans une librairie à un auteur qui vient dédicacer :
- Je ne vous connais pas, je préfère les auteurs connus. (Casse-toi pauv’ c…)
- Je n’aime pas les polars (vous n’avez pas lu les bons, comme les miens)
- Pourquoi écrivez-vous ? (Pour mon chien, il dévore mes livres !)
- Ça parle de quoi ? (Tout est sur la 4e de couv’ taka lire, Dugland !)  
- Trop cher, je vais attendre qu’il soit en ″poche″ (Tu peux attendre longtemps, Dugenoux !)
Comme mes petits-fils :
- Chic ! Papi écrit des livres, on va être riches !  (Tu peux attendre longtemps, mon chéri…)


Toutes ces questions et observations sont vécues et absolument authentiques, en revanche les réponses furent pensées très fort, sur le moment. Décidément la promotion est une école d’humilité…

vendredi 13 février 2015

Strip-Tyque de Denys Treffet

Mon ami Denys renoue avec le théâtre érotique, cette grande tradition de la littérature érotique.
Ce théâtre remonte aux Grecs et à la comédie antique (en particulier Aristophane avec notamment Lysistrata) mais on peut trouver dans Le Banquet de Xénophon (la scène IX) qui le clôt, présentant un jeune homme et une jeune femme (Dionysos et Ariane) qui, se caressant de façon de plus en plus réaliste, font fuir tous les convives pressés de rentrer chez eux auprès de leurs femmes « Pour en jouir », en démentant par leurs sens tous leurs discours philosophiques conformes à celui de Socrate qui refuse tout contact corporel et reste seul ou presque, plutôt que de rejoindre sa compagne Xantippe, certes de trente ans plus jeune mais célèbre pour sa laideur et son caractère acariâtre.

Aujourd’hui, la pièce (habillée) est défendue par deux acteurs et un joueur de bandonéon : l’atmosphère évoque la Pena, cabaret de tango. Le 1er acte a été créé, il y a quelques années, par Anne de Broca à l’occasion de l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Cette pièce a été conçue par Denys Treffet  comme un hymne aux femmes : Strip-tyque qui commence par les apparences de l’esclavage se révèle une initiation à la liberté, ou plutôt aux libertés. Il essaye, avec bonheur, d’être fidèle à la définition du ″scabreux″ par Breton : « ce qui côtoie tout au long le précipice, l’évitant de justesse, pour en entretenir le vertige »

Théâtre Essaïons 6 rue Pierre du Lard 75 004 Paris 01 42 78 45 42 

vendredi 6 février 2015

MACHINE À REMONTER LE TEMPS ?

Depuis toujours quelques nostalgiques refusant le modernisme pensent que « c’était mieux avant », les intégristes de tous poils fonctionnent sur ce principe. C’est leur dialectique « Revenons aux vraies valeurs, aux sources de notre religion, dans son intégralité », enfin de ce qui les arrangent dans ces ″sources″. Jamais au travers de l’histoire de l’Humanité une société entière n’est revenue en arrière, au pire, elle reste figée dans un immobilisme qui la décale par rapport à l’ensemble de la planète. L’antiquité nous a montré que des civilisations naissent, se développent et meurent, sous les coups d’une autre plus avancée, mais jamais n’enclenchent la marche arrière. Il en va de même pour les religions, les fantasmes de quelques décérébrés criminels ne peuvent être institués en modèle de société. Jean-Louis Bianco, président de l'observatoire de la Laïcité, l'homme, qui souhaite qu'on tire des leçons pour « qu'on puisse mieux vivre ensemble » a été clair avec les enfants, lors d’une intervention en milieu scolaire: « C'est du terrorisme pur qui s'est habillé d'une question religieuse. Les terroristes sont des fous, ce sont des gens endoctrinés, isolés. Ils se fabriquent un monde qui n'existe pas, sauf dans leurs têtes ». C’est à nous, adultes, de relayer ce message… 

vendredi 30 janvier 2015

Combien de futurs prix Nobel dans ces cargos rouillés ?

Une nouvelle façon d’émigrer : Des ″affairistes″ achètent à bas prix un vieux cargo, entassent, comme du bétail des candidats à l’émigration, majoritairement Syriens, filent vers les côtes italiennes et abandonnent leur cargaison humaine à quelques miles des côtes européennes. Charge au pays de destination de s’en occuper. Chaque passager paye environ 6 000 € ce qui fait pour 400 personnes, 2 400 000 € de revenu. Il suffit de renouveler l’opération trois ou quatre fois pour s’assurer des jours heureux. Les poubelles flottantes à vil prix ne manquent pas dans ces pays. Un vieux cargo  pour quelques milliers d’Euros ne grèvera pas beaucoup le budget. De plus le risque en se faisant prendre est minime, que peut-on leur reprocher ? Cependant ce ne sont pas des populations incultes qui fuient la guerre, mais des médecins, des ingénieurs, des avocats se trouvent parmi eux. Les Allemands, moins timorés que nous, savent combien sont précieux ces compétences et ne font que peu de difficulté pour les assimiler. Et nous qu’attendons-nous ? Nous étions 742 millions d'Européens en 2013, ne peut-on accueillir 2 à 3000 émigrants par an ?

vendredi 23 janvier 2015

Ordo ab chaos

Mon amie Bricogirl montre sur son blog le bureau magnifiquement ordonné de son époux. Il n’y a pas de raison que je ne vous montre pas le mien, certes infiniment plus bordélique, mais c’est le mien ! Un proverbe latin bien connu dit « Ordo ab chaos » l’ordre sort du chaos. C’est peut-être de là que sortira mon prochain polar, toujours en panne au chapitre 20 depuis octobre. Je sais où je veux conduire le lecteur, je sais comment le faire, mais je n’arrive plus à aligner 3 phrases. Je connais déjà cette contrariété après 4 livres, ce n’est que la 5e panne, classique de mi-parcours. Mais cela m’énerve et plus je m’énerve moins cela vient. On peut comparer ça à la classique panne sexuelle chez les hommes. Comme dit Tonton Georges dans une de ses chansons : « La bandaisons Papa, ça ne se commande pas ! ». À quand le Viagra littéraire ? Une petite pilule bleue et hop, ç’est reparti ! Quelques amis lecteurs me demandent : « Où vas-tu chercher tout ça ? » La réponse est simplissime : « Je n’en sais rien et si je le savais, les choses seraient plus faciles, j’irais y chercher la suite ! » mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas et pour le moment ça ne veut pas ! 

jeudi 15 janvier 2015

Après le 11 janvier ?

À humilier un peuple, une ethnie, une nation on récolte toujours la barbarie. Le nazisme a poussé sur le substrat de l’humiliation du traité de Versailles. Pourquoi les otages occidentaux, décapités par des tarés, avaient les mêmes combinaisons orange que les prisonniers de Guantanamo ? Ce ne sont pas quelques caricatures joyeusement iconoclastes qui sont en cause, mais les ″buscheries″ irresponsables du complexe militaro-industriel étasunien. La réaction de notre cerveau reptilien après la tuerie sauvage de Charlie hebdo est la vengeance aveugle sur tout ce qui porte un voile ou une barbe. Vengeance n’est pas justice et fort heureusement les Français ont pacifiquement  réagi et de façon humaniste. Depuis le 11 janvier nous savons mieux qui nous sommes et notre estime de nous-même est probablement un peu remontée. Cependant je me pose une question: Que feront les politiques de cet immense élan d’espoir ? Comprendront-ils enfin que si nos concitoyens se détournent des urnes, pour autant ils ne sont pas indifférents à la chose publique, au ″Politis″ ? Cependant ils sont outrés par la corruption des élites et encore plus par leur morgue arrogante à notre égard. Les Cahuzac et consorts détournent plus d’électeurs que la lassitude d’un jeu démocratique ronronnant. Toutefois les millions de citoyens descendus dans les rues pour réaffirmer leur attachement à la Liberté et à la démocratie sont capables de beaucoup de choses ! Aujourd’hui je retrouve l’espoir dans mon pays… 

samedi 10 janvier 2015

Vous avez dit droit de blasphème ?

Ce droit est un des acquis de la révolution de 1789, certains l’ont même payé de leur sang.
Au XVIIIe siècle pourtant qualifié de siècle des Lumières, le Chevalier de la Barre fût torturé et exécuté pour blasphème. Il fut supplicié à Abbeville, le 1er juillet 1766. Après avoir été soumis le matin à la question ordinaire, ses jambes furent enserrées entre des planches, puis l'on enfonça des fers entre ces planches et les genoux pour briser les os. La Barre perdit connaissance, on le ranima et il déclara ne pas avoir de complice. On lui épargna la question extraordinaire pour qu'il eût assez de force pour monter sur l'échafaud. Il fut conduit sur le lieu de l'exécution, en charrette, en chemise, la corde au cou. Il portait dans le dos une pancarte sur laquelle était inscrit « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». Le courage du condamné fut tel qu'on renonça à lui arracher la langue. Le bourreau le décapita d'un coup de hache. Son corps fut ensuite jeté au bûcher ainsi qu'un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire cloué sur le torse. Il n’était âgé que de 20 ans. Le trouble suscité par cette exécution fut tel qu'on renonça à poursuivre les autres accusés. O tempora, O mores ?
Nos idéaux humanistes, laïques et républicains ont toujours été des cibles privilégiées des fanatismes et des obscurantismes. N’oublions jamais que si le droit s’acquiert quelques-fois de haute lutte, il faut continuellement se battre pour le conserver…


jeudi 8 janvier 2015

"Dieu a fait l'homme à son image...et l'homme le lui a bien rendu." Voltaire

Inutile d’en rajouter, tout a été dit ou sera dit sur cette tentative d’assassinat de la République, de la démocratie et de la Liberté de pensée. Je dis bien TENTATIVE, car nous restons debout et unis plus que jamais autour des valeurs de l’Humanisme. Cependant le danger est de vouloir crier vengeance et de nous diviser. Or c’est précisément ce que cherchent ces crétins congénitaux, ils n’attendent que le moment où les musulmans seront sous une telle pression qu’ils finiront par se soulever contre ceux qui les stigmatisent. Ne laissons pas l’extrême droite récupérer ce drame. La démocratie est fragile et dans ces moments terribles, elle est d’un exercice difficile. Montrons qui nous sommes et n’ajoutons pas la haine à la haine. Finalement encore une fois, seule la Laïcité est le garant de la Démocratie… 

jeudi 1 janvier 2015

Torture

Pour répondre à l’auteure d’un commentaire qui m'interpellait voici quelques semaines (Laura Fassone), je peux m’exprimer sur les faits de torture imputés à la CIA. C’est malheureusement une constante de l’Humanité pour deux raisons principales : Obtenir des aveux ou par plaisir de la souffrance imposée à autrui. Je passerai sous silence la seconde qui relève de la pathologie.

Le vieux débat existe toujours sur la justification de la torture en cas d’imminence d’un attentat, comme celles pratiquées par la France en Algérie. Sont traités de terroristes alternativement ceux qui, par la violence, essayent d’imposer leur vision du monde, mais également à l’inverse ceux qui tentent de desserrer le carcan serré par les premiers. Plus largement on en arrive au débat sur le bien et le mal en qualifiant de terroristes, ceux qui font le mal et de résistants ceux qui font le bien. Bien-sûr pour moi, humaniste, si la violence peut se justifier pour combattre la négation de la personne humaine ; la torture, elle, ne se justifie JAMAIS. Pour en revenir à la CIA, c’est d’autant plus inadmissible qu’elle vient d’une démocratie. Mais la démocratie américaine est-elle toujours une démocratie ? Au regard des pressions du complexe militaro-industriel on peut se poser la question. La première guerre d’Irak en est le parfait exemple, on cherche toujours les armes de destruction massives qui, soi-disant, menaçaient l’Humanité toute entière. Les vrais bénéficiaires des guerres sont toujours les fabricants de canons et eux personne ne les torture jamais… Pour sacrifier à la tradition : BONNE ANNÉE 2015 à tous.

vendredi 26 décembre 2014

Vous avez dit ridicule ?

Pour prendre le contre-pied de l’article de vendredi dernier, je voudrais vous expliquer tout l’amour que je porte à ces merveilleux véhicules, je veux parler de ceux à quatre roues motrices. Dans les rues de Paris comment s’en dispenser? Le risque de s’ensabler ou de s’enliser serait bien trop grand ! Voilà des véhicules pratiques et écologiques, ils consomment presque plus qu’un char Leclerc et polluent autant. Mais surtout ils signent (à crédit) le statut social de façade de ceux qui justement n’en n’ont pas et voudraient faire croire que…  Et allez donc essayer de les garer ! S’ils y parviennent, ils occupent la place de deux Fiat 500. Combien de fois ais-je entendu leurs propriétaires tenter de se déculpabiliser par cette phrase : « Oh, c’est surtout pour ma sécurité et celle de mes enfants », ben voyons ! Pauvre petite Twingo écrabouillée entre deux monstrueux 4x4 sur l’autoroute. Les enfants de la petite Renault n’ont pas eu, eux, la chance d’avoir un papa qui protège sa progéniture dans un rutilant blindé, tant pis ! Si le besoin crée l’organe, le véhicule crée aussi la mentalité du conducteur. Il en est même qui achètent une bombe de boue( Oui ça se vend ici !) pour maculer la carrosserie le lundi matin, faisant ainsi croire à un week-end follement aventureux. Ceux qui conduisent ces machines à consommer du gasoil, sont tellement imbus de leur supériorité, qu’ils toisent d’un air arrogant les sales pauvres les entourant. La connerie humaine est définitivement la chose la mieux partagée dans le monde !

vendredi 19 décembre 2014

J’aime l’écologie, mais…

Les écologistes parisiens ont fait une découverte lors de leur arrivée aux ″affaires″ à Paris : La circulation automobile est beaucoup trop fluide dans la capitale. Pour y remédier ils ont rêvé un plan de circulation prodigieusement chaotique pour décourager l’utilisation des voitures particulières. Ce délire fou s’est parfaitement réalisé du point de vue du chaos ! Cependant avec quelques effets pervers totalement inattendus (par eux, pas par nous !). 1) Multiplication par 15 de l’utilisation des deux-roues motorisées. Sachant qu’un scooter pollue plus qu’une voiture équipée de pot catalytique, concluez vous-même… 2) Paris est devenus la 3e ville la plus embouteillée au monde. Or un embouteillage produit beaucoup plus de CO² et de particules imbrûlées qu’une circulation fluide. 3) Multiplication par 10 de la circulation des vélos, d’où corrélativement une augmentation spectaculaire de la fréquentation de la gent pédaleuse aux urgences. Jamais nos braves écolos ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez. La solution ? Instaurer un péage urbain comme à Londres ? Interdire les véhicules diésels ? Multiplication des transports en commun ? N’autoriser que les véhicules électriques ? Circulation alternée tous les jours ? Déménager Paris à la campagne ? Malheureusement nous avalerons encore beaucoup de délicieuses vapeurs en traversant Paris et d’autres grandes villes, même et surtout à pied. Mais peut-être avez-vous une autre solution ?...



vendredi 12 décembre 2014

Le paradis sur terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.

Si ce proverbe Arabe pouvait être vérifié nous verrions s’envoler les ventes de livres même après Noël ! Cependant chaque année les auteurs sont plus nombreux et les lecteurs plus rares. Nous connaissons tous nos concurrents : télé, cinéma, jeux vidéo, DVD, etc. Pourtant le livre est le seul film dont nous faisons nous-même le casting. Comme tous les ans je serai chez CULTURA à Gennevilliers le 20 décembre de 10 à 19h pour dédicacer mes livres.
Comme tous les ans les acheteurs viendront se faire dédicacer un livre pour offrir à quelqu’un qui ne le lira probablement pas.
Comme tous les ans se sera le Goncourt qui sera en tête des ventes.
Offrir un livre semble le cadeau le plus facile à faire. Cependant il faut bien connaître celui à qui on l'offre pour être sûr que le livre choisi fera plaisir.

En attendant vous avez le choix, d’un seul clic pour vos cadeaux de fin d’année entre :
Attention ce dernier titre n’est que téléchargeable, la version papier est épuisée, mais vous pouvez l’offrir à votre tablette  …

vendredi 5 décembre 2014

Démission des élites ?

Il ne suffit pas que les constats soient justes pour que les analyses qui les accompagnent soient pertinentes. Les vitupérations incantatoires et érudites ne suffisent pas à modifier les causes. Depuis quelques années nous voyons monter, sous couvert de ″reconnaissance des diversités culturelles″, un rejet des valeurs humanistes et républicaines, seules garantes de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Les revendications communautaires finiront par aboutir à une société fractionnée, divisée et désagrégée. Chaque communauté se bloque dans sa culture. Quelquefois méprisées, elles cherchent à se protéger par l’enfermement. Se développeront alors des monstruosités dont nous commençons déjà à découvrir l’horreur. Une fois ces déviations enkystées dans notre société, il est trop tard pour faire demi-tour. Si nous continuons de cette façon, nous verrons bientôt des drapeaux berrichons agités lors de certains mariages dans les mairies. L’étude de solutions efficaces s’impose donc à nous tous, nous devons rechercher, puis offrir à nos élites (journalistes, auteurs, élus, etc.) des propositions, plutôt que des revendications. Les communautés doivent aussi comprendre de leur côté que la seule voie émancipatrice est l’intégration…

vendredi 28 novembre 2014

Vous dites que ça va mal ?

Cette semaine pas d’étrangeté, pas de grrrr, que du normal, enfin presque ! Tout va bien, tout va même très bien...…pour les ultra-riches et les multinationales !

Ce professeur a parfaitement raison, écoutez-le bien et dites-moi s’il a tort ICI

vendredi 21 novembre 2014

La propriété c'est le vol...

…disait ce brave Proudhon ! Inversons le propos, le vol est-il pour autant la propriété ? Le "propriétaire" de ce chariot, chapardé dans un supermarché, semble le croire. Il n’est pas question qu’on lui dérobe, aussi a-t-il attaché solidement sa nouvelle acquisition avec un antivol à la grille cette station de métro parisienne. Vous excuserez la piètre qualité de la photo, mais j’étais arrêté à un feu rouge et le temps m’était compté. Finalement pratique un téléphone-photo.
Je rêve quelques fois au phantasme anarcho-syndicaliste des années 1870 où, contrairement à ce que l’on croit, l’anarchie n’est pas le chaos, mais l’ordre sans l’État. Bien-sûr c’est une utopie ! Et une utopie est toujours dangereuse quand elle se coupe de l’humanisme.
Pour en revenir au chariot, cette photo est bien l’illustration de l’impossibilité de la mise en commun de la propriété. Bakounine, Proudhon ou Paul Lafargue auraient bien dû y penser ! Devant l’échec de sa vision d’un monde idéal Paul Lafargue, l’inventeur du socialisme, s’est suicidé avec sa compagne qui était la fille de Karl Marx.

Cependant il écrivit un petit ouvrage en 1883, que je vous offre : LE DROIT À LA PARESSE vous verrez comme il est actuel…

vendredi 14 novembre 2014

Une pensée triste

Depuis que l’homme découvrit un jour que la pierre qu’il tenait dans sa main était plus résistante que le crâne de celui qui était en face de lui, il ne pense qu’à la guerre et elles se sont succédées avec une cadence métronomique. Curieusement nous honorons, ces jours-ci, nos morts de la « Grande Guerre » ou de la « Drôle de guerre ». Mais dans la mort le temps n’existe plus, mourir à Azincourt en 1215, à Marignan 300 ans plus tard, dans la boue des tranchées de 1917 ou sur les plages de Normandie en 1944, pour ceux qui se sont fait trouer la paillasse, c’est le même tabac ! Ils ne le méritaient certainement pas et s’ils avaient eu le choix… Notre souvenir doit tous les accompagner. Et que dire des "sales guerres" d’Indochine et d’Algérie ? Celles-là notre mémoire les occulte car politiquement incorrectes et pourtant le résultat est le même. Alors ayons une pensée triste pour tous ceux qui n’ont pas demandé à jouer les Rambo. Sur les 400 000 hommes partis à pied vers Moscou, derrière le premier grand assassin de l’histoire, seulement 12 000 sont revenus, que sont devenus les autres ? Ils jalonnent de leurs os blanchis toute la route du retour. Pour avoir joué les kékés en kaki pendant 16 mois en Allemagne, outre le plaisir de déguster plus de bières que de raison, cela ne m’a rien apporté et c’était heureusement dans une période de paix. Alors je pense à ceux qui n’ont même pas eu droit à un autre genre de bière pour les enterrer… Écoutez la La chanson de Craone en pensant à eux…

vendredi 7 novembre 2014

Ce n'est pas écrit dans le ciel

On crée sa réalité avec des mots. À force de répéter inlassablement : « tout va mal, c’est le bordel ! », tout finit par aller mal. Je ne cherche pas à exonérer nos gouvernants successifs de leurs incuries qui sont réelles et quelquefois monstrueuses, mais à force de nous auto-flageller on finit par se blesser. Je sais que c’est dans notre caractère profond de Français, quand nous sommes à l’étranger si un autochtone dit du mal de la France, nous montons sur notre cheval blanc et, sus à l’infidèle ! En revanche quand nous sommes, chez nous, face à un étranger, alors le pauvre repart avec une idée de notre pays complètement délabrée : gouvernants incapables, institutions désuètes, services publiques inexistants, économie exsangue, mort annoncée, etc. Même entre nous, les mêmes arguments ressortent, dans les dîners en ville, cela devient lassant ! Qui est responsable de ce défaitisme assommant ? Pour une bonne partie les media. Pour eux  un chien qui a mordu une vieille dame est un écho, mais une vieille dame qui a mordu un chien, ça c’est une vraie information ! Et ce n’est pas avec la "Narine-au-milieu-du-front" que les choses changeront. Le : « On ne risque rien à l’essayer, là où l’on est tombé… », est une stupidité sans nom. Peut-on prendre le risque de retrouver l’État français de Pétain, le remède serait alors bien d’être pire que le mal…

vendredi 31 octobre 2014

HUMEUR (mauvaise)

Les séances de dédicaces sont pour un auteur le moment où il rencontre son lectorat, c’est donc un temps précieux. C’est aussi une école d’humilité. Entre les : « Je ne vous connais pas, je préfère les auteurs connus » et les «  Vous ne vivez que de ça ? », il faut toujours faire bonne figure. En principe entre le libraire qui nous accueille et l’auteur ce devrait être un jeu "gagnant-gagnant", sachant que le libraire, lui, touche entre 30 à 40% du prix du livre, pendant que l’auteur ne gagne qu’entre 5 et 8%. Pourtant certains libraires sont d’une arrogance incompréhensible vis-à-vis des pauvres auteurs peu connus. Ah sûr que si j’avais été Amélie Nothomb le sourire du brillant-jeune homme de la librairie LES EXTRAITS à Rueil-Malmaison aurait été plus large et son arrogance méprisante moins visible. En tant qu’être humain je devrais avoir au moins la même considération que le client lambda. Ce monsieur qui se dit "associé" devrait enrichir son vocabulaire en ajoutant quelques autres mots à « c’est super ! ». Cependant, pour être tout à fait juste, il ne représente que l’exception qui confirme la règle de la bonne entente auteur-libraire et là, je veux rendre hommages aux deux librairies d’Asnières sur Seine. En attendant vous pouvez acheter directement La Pierre de Sang ici. Les uns ont toujours besoin des autres…

vendredi 24 octobre 2014

GRRR ECOTAXE GRRR


Je ne décolère pas à chaque fois que je passe sous un portique "écotaxe". Cela fait résonner en moi des envies de meurtre ou, à tout le  moins, de distribuer des baffes. Le coût total de cette fantaisie écolo-catastrophique sera de 3 milliards d’Euros, certains disent même un peu plus, une  paille ! Et l’on cherche des économies dans tous les domaines ? Voilà le cas typique où une peau de banane glissée à l’adversaire politique se transforme en cataclysme national pour tous. De penser que le contrat avec le concessionnaire fût signé entre le 1er et le second tour des élections présidentielles me fait sortir de mes gonds. Ajoutons à cela les bonnets rouges, les agriculteurs, les antis GPA, PMA, les routiers qui à la simple annonce d’une manif font se déculotter le gouvernement, j’enrage ! Maintenant les lobbies, les minorités gueulardes ont raison de la loi, le parlement devient inutile dans ces conditions, de plus il coûte cher. Pourquoi élire des représentants alors que les minorités refuseront d’appliquer les aspirations de la majorité ? La France a toujours été difficile à gouverner, mais là c’est le pompon. Quand on pense à ce gaspillage on finit par comprendre les antiparlementaristes. Et que vont devenir les 600 salariés embauchés pour ce programme ? Quand les petits futés du précédent gouvernement se sont rendus compte que les sondages les donnaient perdants, ils se sont précipités pour signer un contrat léonin à une société privée qui oblige à 1 milliard de dédit en cas d’annulation. Le mot d’ordre fût alors : « Refilons la patate chaude aux suivants on va rigoler en les regardant se dépêtrer avec le  mistigri ». Excellent calcul politique, mais qui va payer cette imbécilité de très mauvais goût ? Ne cherchez pas : vous et moi ! Ah les cons ! GRRRRRRRRRR

vendredi 17 octobre 2014

CAVE CANEM


"Prends garde au chien", disaient les Latins. Pour ne rien vous cacher j’étais, il y a quelques jours, sur la plage de mon autre "chez moi", dans le Var. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire voir cette photo, certes d’une qualité technique médiocre, mais d’une réalité divertissante. Ce brave chien devait avoir oublié ses lunettes ou ses lentilles de contact pour ignorer le panneau. Vint alors à passer par là un garde champêtre, que l’on nomme aujourd’hui "POLICIER MUNICIPAL"  et dont le niveau intellectuel est resté proche de celui de ses glorieux prédécesseurs, battant tambour en criant : « Avissss à la population… ». Ce digne représentant de l’ordre "plagistique"  me regarda, et me demanda sur un ton péremptoire:
-           Il est à vous ce chien ?
-           Absolument pas
-           Alors il est à qui ? (la forme interrogative n’est pas encore arrivée jusqu’à lui…)
-           Pourquoi me le demander à moi ?
-           Pace’ que vous êtes là !
 
Je sentis brusquement que la conversation pouvait déraper, j’ai préféré alors rompre un dialogue que je flairais devenir kafkaïen, me levais et tournais les talons, laissant le policier municipal verbaliser directement le chien…

 



vendredi 10 octobre 2014

Encore et toujours la Laïcité !

Cette pauvre République est menacée de toutes parts. Sa colonne vertébrale qu’est la Laïcité est la cible privilégiée des intégristes. Oh ils n’ont pas tous une barbe et une ceinture d’explosifs autour du ventre. Non ! Certains ont le visage respectable et propret des "Sorties de messes versaillaises" BMVB (bleu marine et vert bouteille), ils tentent de jouer "retour vers les racines chrétiennes de la France", avec ce bon vieux concordat encore en application en Alsace et en Moselle. Bien-sûr dans ces régions, seuls les catholiques, protestants et juifs sont sous l’aile concordataire. Les musulmans, les bouddhistes ? Walou qu’ils se débrouillent ! La pire menace vient peut-être de ceux qui la défendent pour de mauvaises raisons, suivez mon regard vers la droite extrême. Se servir de la Laïcité à des fins racistes, c’est l’étouffer de baisers pour la réduire au silence. Or tuer la loi de 1905, c’est rompre le pacte républicain et revenir au bon vieil "État Français", Travail, Famille, Patrie, maréchal nous voilà ! Et voilà-t-y-pas qu’un prof d’université stigmatise une étudiante voilée, alors le scandale ébranle toute la société. Nous savons bien que les intégristes sont tous de mauvaise foi. Ils provoquent pour hurler à la persécution raciste et ainsi tentent d’infléchir les gouvernements de droite comme de gauche. Hypocritement, les niais qui nous gouvernent se débarrassent du problème en prêchant une concertation modérée. Les intégristes sont-ils des modérés ? Demandez donc à DAECH ! Mais alors quelles sont les bonnes réponses ?

« Certains hommes croient en un dieu. D’autres en plusieurs. D’autres se tiennent pour agnostiques et refusent de se prononcer. D’autres enfin sont athées. Tous ont à vivre ensemble. Et cette vie commune, depuis la première Déclaration des droits de l’homme de 1789, doit assurer à tous à la fois la liberté de conscience et l’égalité de droits. »

vendredi 3 octobre 2014

Ah l'automne !...

Revoici venu le temps des feuilles mortes de la pluie, du vent et, corollairement, le retour dans nos parcs et jardins de cet appareil merveilleux,  je veux parler du souffleur de feuilles. Sa douce mélodie va enfin revenir chatouiller nos oreilles délicates et le doux parfum de son échappement libre, emplir nos poumons avides de ses fragrances délectables. Autrefois balais et râteaux, instruments de la préhistoire, étaient stupidement silencieux, il fallait donc bien inventer cet engin ! « Le bruit c’est la vie » disait Adolphe Ducon, l’inventeur de cet appareil crétin. L’utilisateur lui est puni, il n’a pas le droit à la musique, il porte un casque anti-bruit, en revanche nous les spectateurs, les mélomanes avons gratuitement accès à cette harmonieuse musique. La peine de mort devrait être ré-instituée pour les auteurs de ce genre d’invention. Au 21e siècle où les voitures commencent à rouler à l’électricité, le cantonnier, lui souffle encore les feuilles à l’essence ! Non seulement il pollue l’air, contribuant ainsi à l’effet de serre, mais déchire mes oreilles par la même occasion. Je ne sais pas vous mais moi je crois que le prochain appareil laissé sans surveillance aura droit à un morceau de sucre dans son réservoir (m’en fout j’ai du diabète, ça ne me manquera pas)…

vendredi 26 septembre 2014

Vieux con !

Progressivement, sans même m’en rendre compte, je suis devenu un vieux con. La vie de ce début de 21e siècle me parait d’une accablante laideur et comme tout le monde s’en arrange, c’est moi qui ne suis plus à ma place. Le communautarisme enferme chacun de nous dans une bulle, de plus ces bulles deviennent d’une étanchéité totale à ce qui est extérieur. Chacune de ces bulles est composée des microbulles de nous-même. Allez donc parler de Mozart dans les "quartiers! : « Oh, eh ziva bolos ton Zarmo, j’nike sa mère! » Nous voyons se développer des cultures qui engendrent des monstruosité rivalisant de perversité et de cruauté. Posons-nous la question des origines du mal. Qu’est-ce qui pousse un Kévin Dupont de 16 ans à s’embarquer pour le djihad ? La réponse est dramatiquement simple : Il n’a pas trouvé dans notre société une voie qui l’enflamme, alors il se tourne vers le romantisme frelaté du terrorisme. Il pensera y retrouver des frères d’arme, il y trouvera une mort pitoyable et anonyme. Qui en est responsables ? Nous les vieux cons qui n’ont pas su ou pas voulu créer un monde meilleur. Au mieux, avec un bac+5, les jeunes seront réduits aux caisses de supermarchés ou à livrer des pizzas. Alors gagner 2000 Euros par jour pour dealer pourquoi pas ? Faire le coup-de-feu en Syrie, pourquoi pas ? Toutefois, il ne faut pas dire que la société ne fait rien ! Si elle soigne les symptômes, elle ne guérit pas la maladie. La voix la plus radicale dans ce domaine nous dit : « Ce sont les étrangers qui précipitent la France vers l’abîme ». Voilà le raisonnement typique des dictatures, trouver un bouc émissaire et instiller insidieusement la peur dans la population, peur qui se transforme vite en haine. On sait où cela se termine, dans les chambres à gaz pour certains et dans les ruines fumantes pour tous. Gardons la tête froide…


vendredi 19 septembre 2014

L'aventure...

« Le récit n'est plus l'écriture d'une aventure, mais l'aventure d'une écriture », comme le dit Jean Ricardou.

Pour une certaine journaliste, pardon, scribouillasse, l’écriture n’est que l’instrument fétide d’une vengeance de femme aigrie.  Sait-elle qu’elle discrédite la République toute entière et notre pays aux yeux de l’étranger ? J’en doute ! Heureusement pour d’autres l’écriture est une belle aventure à double détente. Le premier effet est de s’insinuer dans le récit que l’on écrit et de le vivre de l’intérieur, au même titre que le lecteur lui-même. L’auteur devient alors acteur de sa propre histoire en se glissant dans la peau alternativement de chaque personnage. Puis une fois le livre terminé c’est une autre aventure qui commence, celle du livre lui-même. Il va vivre sa propre vie, cependant comme un enfant il a encore besoin de ses deux parents, l’auteur et l’éditeur. À eux deux ils vont lui faire faire ses premiers pas dans le grand monde des libraires. Ce n’est pas toujours la phase la plus facile. Il faut, tout honte bue, dans la librairie, vanter la "marchandise" au client de passage. C’est hélas à ce prix que l’on peut faire vivre son livre

vendredi 12 septembre 2014

Un pot ?

« Un pot, un pot, p’têtre qu’y n’pensent qu’à boire à Paris ? », comme le disait Fernand Raynaud. Eh bien non ils ne pensent pas qu’à boire à Paris, ils oublient leurs impôts et leurs loyers ! Étourderie bien compréhensible pour nos dirigeants avec tous ces soucis que la France provoque en ce moment. Ils ont une charge mentale beaucoup trop importante pour penser à tout ! Allez, on leur pardonne bien volontiers. Cependant le premier fonctionnaire de Bercy qui vient me rappeler que j’ai un retard de paiement de 24 heures, je lui explose la tronche ! Ah ça ne va pas être du gâteau pour sanctionner le contribuable moyen. Et dire que le grand Charles payait l’électricité privative de l’Élysée… 

lundi 8 septembre 2014

Rentrée littéraire

À quoi peut bien servir une "rentrée littéraire? Le mot RENTRÉE signifiant que l’on est sorti et de retour. Or je ne vois pas beaucoup d’auteurs annonçant leur "sortie littéraire" !
-           Au revoir, je vais faire un tour dehors
-           Non reste !
-           Je reviendrai pour la rentrée littéraire 
-           Pas avant ?


C’est le public qui sort les auteurs ou pire encore les éditeurs. Le mien (CORSAIRE ÉDITIONS), me dit au moins deux fois par an : « De plus en plus de livres, de moins en moins de lecteurs ». Alors que devons-nous faire, nous pauvres auteurs du marais littéraire ? Nous tirer une balle dans la tête, nous jeter dans un brasier allumé avec nos livres invendus ? Eh bien non ! Moi je ne renonce pas, je m’accroche, je continue. Je vois que ces derniers temps ce serait la vengeance et le dépit qui infeste les rayons de nos librairies d’une odeur nauséabonde, mais 2 millions d’exemplaires en une semaine ! Alors respect ! Je crois que je vais me lancer dans les souvenirs érotiques de Tante Yvonne… 

lundi 1 septembre 2014

Construire plutôt que détruire

De partout des bruits de bottes, des bombardements, des foules en exode sur les routes, jusqu'aux portes de l’Europe. Les taches solaires, les conjonctions astrales, les dieux en colère, seraient-ils responsables de toutes ces folies ? Je ne sais pas ce qui se passe mais toujours est-il qu’il semble que rien n’aille plus très droit. La presse en rajoute une louche tous les jours, comme si elle se réjouissait de la chose, dans le genre « Cette fois la catastrophe est pour demain ». Il semble bien que nous soyons à un tournant de société, c’est vrai, cependant ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi ! En France, les partis, tels que nous les connaissions explosent, plus centrés sur leurs embarras internes que sur celui des Français. L’UMP cherche 60 millions d’Euros et un leader présentable, le PS cherche une cohérence entre sa droite et sa gauche, la marine FN doit finir de tuer le père, le PC tente de sortir de sa tombe, quant aux Verts... Après s’être largement discrédités, les partis politiques ne sont plus porteurs des espoirs et des aspirations de nos concitoyens. Alors les Français, laissés seuls, commencent à tenir des propos d’un autre temps. Le racisme, la xénophobie, l’intolérance, le sexisme refont surface, sans complexe. Les religions n’échappent pas à la règle, chacune se claquemure dans un communautarisme étanche et radical. Dans ces conditions ne soyons pas étonnés que la parole se libère, on commence à entendre des propos que l’on croyait à jamais bannis. Des élus s’imaginant raccrocher quelques voix par-ci, par-là, se permettent à l’encontre d’un ministre de la République des assertions frisant le racisme. Les attaques personnelles pour remettre en cause les idées deviennent la règle. Cette rentrée n’est décidément pas très réjouissante, mon bronzage va vite disparaître…