Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

vendredi 4 mai 2018

Révolutions ?

Une révolution est un tour complet sur soi-même. Ainsi donc beaucoup de pratiques ou de comportements ayant évolués, reviennent au point de départ. après la méthode globale, puis la méthode semi-globale revient-on à la bonne vieille méthode syllabique pour apprendre à lire. B+A font de nouveau ″BA″, voilà la grande redécouverte ! Combien aura-t-il fallu démolir d’enfants pour en revenir au point de départ ? C’est un peu la parabole de notre civilisation. Après les folies productivistes des années 70 à 2000, nous redécouvrons l’émerveillement devant une tomate de saison, cultivée sans pesticide et produite près de chez nous, goût incomparable avec ces trucs durs et rouges, transportés par avion du Sénégal. C’est vrai que les voitures produites aujourd’hui sont moins dangereuses, mais pourquoi leur vitesse ne cesse-t-elle de croître, sachant que la vitesse sur les routes diminue tous les dix ans ? Dans cet esprit, aujourd’hui devrait-on glorifier PAUL LAFARGUE qui écrivit en 1880 LE DROIT A LA PARESSE, il dit : « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. » Ce petit ouvrage stigmatisant la surproduction de biens de consommation, devrait être le livre de chevet de nos gouvernants. En réaction le ″bon″ monsieur Tiers, dit de son côté :« Je veux rendre toute puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme : "Jouis". » Pour Lafargue, ce sont donc les prêtres, les économistes, les moralistes à l'origine de cet amour absurde du travail. « Paressons en toute chose, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant. » (Citation de Lessing, reprise par Paul Lafargue). Même la Chine, si stakhanoviste il y a encore dix ans, découvre progressivement que trop de travail tue le travail. Les communistes devraient remplacer la faucille et le marteau par l’oreiller et la marguerite, nouveaux symboles d’une société, plus juste et mieux éclairée. Travailler oui ! ″ma non troppo″ ! Résistons à ceux qui veulent nous faire travailler plus pour gagner plus ! Ah les cons !  

3 commentaires:

  1. Révolution ou évolution? Le monde est en perpétuelle compétition et la lutte pour toujours être le meilleur entraine tous les débordements, ne serait il pas plus sage de se contenter d'être tout simplement?
    Amicalement
    Claude

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  2. Saint Paul (Lafargue), priez pour nous, pauvres pêcheurs à la ligne !
    Té, je retourne au lit, peuchère !!!

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  3. Ah. Que de vérités dans ce texte, mêlées à nos propres contradictions qui sont parfois si nombreuses que c'en est gênant.

    « Trop de travail tue le travail… » Au fond, tout est là, tout repose sur cette absurde exagération. Je ne sais pas si c'est l'âge, mais je ne suis plus aussi pressé de me bousculer pour ainsi dire. D'autre part, je tiens à mon confort… mais pas à n'importe quel prix, surtout pas au prix de la planète !

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Sans haine, sans intolérance.