Pourquoi ce blog ?

Ce blog, non subventionné par le Qatar, cependant pas moins niais qu'un autre, est destiné à promouvoir les idées républicaines mais aussi à évoquer l'aspect étrange de notre société et puis, enfin faire un peu de bruit autour de mes livres...

vendredi 21 juillet 2017

Club des dictateurs (suite)

Continuons notre petit tour du monde des gentils organisateurs de dictatures. Au Venezuela, la tyrannie du camp Maduro (Il ressemble à Saddam Hussein, non ?) à une opposition qui réclame des élections libres anticipées, le régime répond par une répression brutale et féroce. Une médiation des pays voisins et le retrait du clan au pouvoir deviennent urgents. Combien de temps la tragédie vénézuélienne peut-elle encore durer ? Héritier du « chavisme », autant dire d’un désastre économique et social de proportions historiques, le président Nicolas Maduro s’accroche au pouvoir, dans une fuite en avant où la violence d’Etat est le lot quotidien des citoyens. Toutes les dictatures du monde depuis l’aube de l’Humanité, c’est-à-dire depuis qu’un homme a compris que la pierre qu’il tenait dans sa main était plus résistante que le crane de son copain ; toutes les dictatures donc, appliquent la même stratégie aveugle pour se maintenir au pouvoir. Cette stratégie est celle de la cocotte-minute sans clapet de sécurité. Quand la pression monte et que des fuites de vapeur s’échappent, on donne un bon tour de vis à la fermeture, dans un premier temps les fuites diminuent, mais la pression augmente. A chaque nouvelle fuite… Vous imaginez la suite… BOUM !  Et le dictateur finit pendu par les cojones. Ah les cons ! 

Encore un bon démocrate !

En Turquie, les journalistes sont des criminels. Ce farceur d’Erdogan attente chaque jour un peu plus à la liberté de la presse, comme en témoignent la situation de quatre journalistes persécutés par le régime. En Turquie, aujourd’hui, il vaut mieux être pour le régime que contre ! On risque sa vie pour un délit d’opinion. Kadri Gürsel, 56 ans, éditorialiste au quotidien Cumhuriyet (opposition kémaliste) a été arrêté à Istanbul le 31 octobre 2016 avec douze autres salariés du journal. Placé le 5 novembre en préventive à la prison de Silivri, Kadri Gürsel est accusé de collusion avec les séparatistes kurdes et le réseau de l’imam Fethullah Gülen, du putsch raté du 15 juillet 2016, putsch fort opportun pour renforcer une répression féroce contre l’opposition. Cerveau présumé, selon le gouvernement. Il ne serait pas le premier à fomenter un semblant de coup d’état pour justifier l’éradication de toute opposition. « La prison, pour les journalistes, c’est plus dur », explique Nazire Gürsel, son épouse. Kadri Gürsel risque jusqu’à quarante-trois ans de prison pour « incitation au terrorisme », une accusation peu crédible quand on connaît l’indépendance farouche de cet homme de convictions, raffiné et polyglotte. Procès le 24 juillet, à suivre ! Pour couronner le tout notre doux Erdogan déclare : « Nous arracherons la tête de ces traîtres », et la peine de mort est abolie en Turquie dans l’espoir d’intégrer l’Europe pour laquelle elle est candidate ! Vivre sans tête est une gageure… Nous avons déjà la Hongrie avec Viktor Orbán, évitons un dictateur de plus ! Ainsi tourne la vie politique dans ce pays. ah les cons ! 

vendredi 14 juillet 2017

Fumer rapporte et tue ?

Chacun voit midi à sa porte, dit-on. Le plan social de la Seita, dernière usine de cigarettes en France continentale, s’achève lundi. Sa fermeture inquiète les tabaculteurs, qui redoutent de disparaître. En revanche pour le corps médical combattant le cancer : «Fumer tue !». L’Etat est donc schizophrène, d’un côté pour le désir légitime de santé publique et de l’autre il est captivé par l’apport financier des taxes sur les clopes. Que faire ? Pris entre les cancérologues pour qui le tabac est cancérigène et les buralistes en colère voyant leurs ventes s’effondrer, notre Macron-qui-marche-sur-l’eau a trouvé la solution ! : « Le paquet à 10 € ! » On gagne sur les deux tableaux : 1) L’État engrange plus de taxes par paquet vendu. 2) On incite les clopeurs à diminuer leur consommation, l’un compensant le second, l’apport financier reste le même. Comme disent les énarques : « On est à iso-coût ». Au final tout le monde est content ! Vachement fort notre Macron-qui-a-sucé-la-tour-Eiffel-pour-la-rendre-pointue ! Il faut que tout change pour que rien ne change. Sauf que les trafiquants, eux, se frottent les mains, leur marché va s’ouvrir en grand, avec un risque pénal beaucoup moins important que pour les autres drogues. Souhaitons que pour le code du travail notre Macron-qui-guérit-les-écrouelles invente une formule aussi magique, mais ceci est une autre histoire, ah les cons ! 

vendredi 7 juillet 2017

Rodrigo Duterte…

…un ami de la démocratie. Vous connaissez ? Non ? Ah vous perdez beaucoup, regardez sa photo, comme il a un beau visage de démocrate ! Que voilà un charmant garçon ! Il me fait penser à Noriega (Ex président du Panama) qui vient de mourir. Notre Rodrigo est Gai, sympathique, taquin, un peu comme Kim Il Sung, Poutine et dans une moindre mesure Trump. Depuis son élection aux Philippines, les exécutions extrajudiciaires se sont multipliées. Pourtant sa guerre contre la drogue serait soutenue par une majorité de Philippins. Il encourage, non seulement la délation, mais aussi le meurtre de trafiquants, sans autre forme de procès. Des milliers de morts, des prisons pleines à craquer, une figure de l’opposition derrière les barreaux, des chefs d’Etat insultés… Un an après l’installation de Rodrigo Duterte au pouvoir à Manille, le vendredi 30 juillet 2016, Human Rights Watch a dénoncé la « calamité » de sa présidence. Et pourtant, l’action du chef de l’Etat est soutenue par 78 % des citoyens, selon un récent sondage. C’est l’illustration même du populisme : « Flatter le peuple dans ses instincts les plus bas ». Voilà le secret d’une réélection rapide et pérenne. Le « punisseur » comme a titré Time Magazine à son sujet, n’avait pas bluffé. Au premier semestre de sa présidence, on dénombrait environ mille morts par mois. Les deux tiers ont été abattus par de mystérieux tueurs à moto opérant la nuit et laissant sur leurs victimes des messages tels que « Je suis un dealer », un mode opératoire bien connu des escadrons de la mort. Il se considère lui-même comme l’Hitler des trafiquants de drogue. Il y a 6 millions de toxicos aux Philippines. Il veut, tout comme Tonton Adolphe, les exterminer. Une fois ça fait à qui va-t-il s’en prendre ? Ah le con !